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    Satisfaite de l’effet qu’elle avait produit sur les deux jeunes gens en les dérangeant sciemment, laissant exprès aller son fils devant elle pour pouvoir les surprendre dans leur petit jeu... à deux, ce qu’elle avait réussit en reconnaissant parfaitement les humeurs de son mari lorsqu’il était mécontent de sa néfaste intrusion. William serrait encore les dents en lançant vers Ludivine :

    — Il suffit maintenant avec vos sous-entendus ! Et pourquoi ne pourrais-je pas admirer le paysage ? La vue est fort belle d’ici ! Vous pouvez l’admirer si le cœur vous en dit ! Cela vous évitera de dire n’importe quoi !

    Ludivine fit quelques pas vers les abords dangereux sans trop s’en approcher. Elle souriait toujours, ingénument tout en remarquant :

    — Ne vous mettez pas dans cet état, mon ami ! Que vous ai-je fais pour mériter votre courroux ?

     La vue est très belle et c’est une raison, en effet, pour Isabelle, de venir ici se ressourcer et dessiner ; mais ce lieu manque un peu de confort. Ma chère,vous n’avez même pas un siège !

    Je n'en ai nul besoin. Le rebord de la falaise me suffit. Essayez d’en faire autant ! On y est très bien ! Heureusement qu’il n’y a pas de siège ! Cela vous évitera de vous attarder dans ces lieux où vous n’avez rien à y faire et encore moins votre fils ! Fit sèchement Isabelle.

    Négligeant la réplique cinglante de la jeune comtesse, Ludivine continua son bavardage insidieux :

    Oh ! C’est terriblement dangereux ! Vous devriez lui dire, William.

    Isabelle sait ce qu’elle fait, répliqua, agacé, le jeune comte.

    Pour clouer le bec de cette pimbêche de Ludivine et pour donner raison à son cousin, Isabelle asséna une dernière réplique :

    Gardez vos conseils à double sens pour vous ! J’ai passé l’âge de recevoir des leçon quant aux dangers que je côtoie depuis mes plus jeunes années sans mon père qui vous est tout dévoué ! Occupez-vous plutôt de votre fils qui est nullement à sa place dans cet endroit dangereux, comme vous le dites vous-même ! Pendant que vous distillez votre venin, il est déjà à plus de dix mètres de vous. Il serait judicieux de le surveiller de plus près au lieu de câliner votre chien de salon !

    La glaciale ironie de sa voix ne parut pas faire impression sur Ludivine qui, pour donner le change, précisa :

    C'est un Bichon Maltais pure race, chère Isabelle. Il est évident que vous ne me semblez pas connaître cette race.

    Sans se soucier plus que cela du bambin qui trottinait un peu partout dans les ruines, et comme une provocation muette à l’intention de la jeune comtesse, Ludivine jeta négligemment un coup d’œil vers le paysage que la baie encadrait, et dont elle n’avait que faire, puis se tourna vers Isabelle en désignant l’album que celle-ci tenait à la main.

    Vous dessiniez ? Montrez-moi, voulez-vous ?

    Isabelle, hors d’elle, répliqua sur un ton qui se voulait désinvolte :

    Croyez-vous que votre intelligence saurât capter le sens artistique de ce dessin ? Jusques où peut aller votre intérêt à ce que vous ne comprenez guère ?

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