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    Je vous ai dérangé dans votre travail, chère Isabelle, et je m'en excuse. Maintenant je vous laisse et je vais retrouver ma bicyclette que j’ai laissé au bas du sentier. Il s’interrompit en fronçant les sourcils. Suivant la direction de son regard, Isabelle vit le petit Thierry vêtu de blanc qui s’avançait vers le seuil de la salle.

    Que viens-tu faire ici sans ta mère ? Demanda sèchement William.

    Avant que l’enfant eût répondu, Ludivine apparaissait derrière son fils.

    — Mais il n'est pas seule ! Je suis là, ne vous déplaise cher ami !  Je voie que vous aussi, Isabelle !

    — Que venez vous faire de ce côté-ci alors que vous ne vous aventurez jamais dans les lieux que vous ne connaissez pas ? Cette partie de château vieux est mon domaine et vous n'êtes pas la bien venue ! De plus, votre fils n'y a pas sa place !

    Écartant son fils, Ludivine entra provocante, toujours en représentation, n'ayant aucunement l'intention de rebrousser chemin. Elle était vêtue d'une robe rose et blanche, avec un décolleté mettant en valeur ses épaules nues et ses cheveux savamment bouclés, retenu par un chignons laissant retomber en grappes quelques anglaises sur le devant de sa poitrine. Elle tenait dans ses bras un de ces petits chien à la mode semblable à un petit chat à la fourrure d’une blancheur neigeuse, lui aussi, qu’elle traînait partout avec elle. Son regard d’un bleu plus céleste que jamais, souriait à William et glissait malicieusement vers une Isabelle saisi par  un sentiment de colère, reprochant à cette pimbêche d'avoir découvert le lieu secret ou elle aimait se réfugier lorsque ses pensées étaient à l'orage, ce qui était le cas en ce moment. Se rendant compte de l'effet produit pas sa visite impromptue, Ludivine distilla son venin dissimulé derrière une amabilité factice :

    Je ne supposais pas que je vous trouverai dans ces ruines... tous deux... 

    Isabelle, piquée au vif, rétorqua :

    Je suis à ma place habituelle et ne vous doit aucune explication sur mes fais et gestes ! C’est vous qui n’êtes pas à votre place ! Et si William est venu me voir, je vous rappelle qu’il est mon cousin et qu’il n’y a rien de répréhensible quant à vos allusions mal venues.

    Oh ! Mais qu’allez-vous chercher là dans mes propos chère Isabelle ! Ce n’est qu’une constatation sans plus. Je cherchais mon époux que je retrouve avec vous... dans ces ruines...

    C’est une constatation de trop qui laisse supposer par votre esprit mal tourné quelques tromperies nul et injustifiées de notre part.

    Ludivine accusa le coup et fit mine de ne pas tenir compte de la réflexion acerbe de Isabelle qui avait envie de bondir sur cette peste à l’esprit tortueux. Quant à William, cette suspension légère dans la phrase suavement distillée par les lèvres de Ludivine, parut faire sur le jeune comte l’effet d’un aiguillon. Il y eut, dans ses yeux, comme un éclaire bleu acier qui passa et se fixa sur elle. Un dur mouvement de mâchoires et les dents serrées ne trompa pas Isabelle sur la colère qui grondait en lui. Il avait été surprit par cette diablesse soupçonneuse, et cela lui donnait envie de bondir sur sa femme. 

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