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    Son intransigeante jeunesse passait mal auprès de son père. Quant à sa diabolique belle-mère à laquelle elle avait plus d'une fois tenu tête, elle ne la regretterait pas. Sa fille s’était déjà prit une bonne gifles de sa part dont elle devait ne pas en avoir oublié la raison. Isabelle n’avait que faire de cette chipie et ne la craignait pas. Par contre, elle en voulait à son père d’avoir manqué à tous ses devoirs envers elle le jour où il avait présenté à la domesticité du château sa nouvelle femme accompagnée de sa fille, en omettant intentionnellement, de la présenter aux nouvelles venues comme sa propre petite fille qu’il semblait avoir oublié, ce qui en disait long sur ses attentions la concernant. A présent, elle en était sûr, il n'avait que faire de la peine qu’elle pouvait ressentir à la vue de ces intruses qui devaient remplacer, pour l'une d'elles, sa mère chère à son cœur et pour Ludivine, il n’avait pas mit longtemps à la considérer comme sienne. Pour Isabelle, il n'était pas du tout question d'accepter une étrangère et encore moins la fille de celle-ci. Son père n’avait pas eu l’air de réalisé que pour une enfant de six ans, ce transfère d’affection était impossible !

    Dix ans s’étaient écoulés depuis, mais Isabelle n’avait jamais oublié son geste. Elle ne se voyait pas quitter Monteuroux qui l’avait vu grandir et souffrir de tant de mépris et d’humiliation de la part des nouvelles locataires du château. Son propre père cautionnait leurs attitudes envers elle et cela lui était insupportable. A la veille du départ qui arrivait rapidement, sa marraine essaya bien, par tous les moyens, de compenser le manque d’affection que sa protégée ressentait par un peu d’espoir et de réconfort, mais Isabelle ne voulait rien entendre. Adélie insistait quand même afin de lui faire admettre l’intérêt de quitter Monteuroux pour six ans, étant sûr que la jeune adolescente ne changerait pas sa façon de penser pour adopter la sienne ; mais elle se devait de la convaincre du bien fondé de cet éloignement qui ne pourrait lui être que bénéfique. A bout d’arguments, elle insista une nouvelle fois sur ce qu'elle désirait faire admettre à sa protégée :

    Peut-être trouverez-vous là, les sympathies qu’il vous manquent ici, Isabelle.

    Elle avait, certes, plus d’illusions que sa jeune protégée sur ce qu’elle allait pouvoir découvrir de nouveau par rapport à Monteuroux, puisqu’elle avait déjà vécu à Green Yard, du temps où elle avait été la préceptrice et la confidente de Daphné, jeune fille. D’après Isabelle, Lord de Montaigu-Meldwin jugeait bon, par esprit de famille, de s’intéresser à elle, mais il ne faisait là, qu’accomplir un devoir, et l’on ne pouvait loyalement pas lui en demander davantage. De plus, qui sait ce que son père avait bien pu lui confier à son sujet concernant son caractère indiscipliné Adélie le décrivait comme un homme d’un abord un peu froid, ce qui ne l’empêchait pas d'être doté de bonté. Il était droit et juste pour qui le connaissait. Aurait-elle le temps de se comporter de la manière dont il était convenable pour une jeune fille de son âge avant que l’on ne prononce un jugement plus que hâtif à son égard sans chercher à la comprendre ? Isabelle en était là de ses réflexions, quand la clochette de l’enfant de chœur tinta. Isabelle joignit les mains.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 6 Juin à 09:55

    Hello

    pret pour le depart vers une autre aventure et un nouveau suspens sur ce qu'il va lui arriver eh eh eh

     

    je te souhaite un beau et bon weekend, sans trop de pluies

    mais il en faut pour notre si belle nature

     

    je te souhaite aussi une bonne fete des meres ce dimanche

      • Samedi 6 Juin à 14:28

        Oh, mon cher Philippe !

        Le suspens, tu en as jusque la fin,

        Et de plus en plus prenant.

        Merci pour tes visites, tes appréciations,

        Et je te souhaite, moi aussi, un très bon week-end !

        Pour le moment, il ne pleut pas,

        mais jeudi, nous avons eu une bonne rincée !

        Merci pour tes souhaits de fête des mères.

        Amicalement, Ghis.

         

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