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    mais elle ne pouvait s'empêcher de penser à son départ qui se profilait bien trop vite à son goût. De plus, une question lancinante revenait hanter son esprit. Comment serait-elle acceptée par son oncle et de ses deux cousins ? Isabelle n'avait rien suivit de la messe et elle s'en voulait. Son cœur éprouvait un tel bouleversement à la perspective de ce départ, qu’elle n’arrivait pas à fixer son attention sur ce qui se passait autour d’elle. Elle se rendait bien compte qu’elle était à la merci de sa marâtre qui manipulait son père à sa guise. Par un effort de volonté, elle put se recueillir jusqu’au moment où l’abbé Forges se retourna sur les quelques fidèles pour prononcer les mots en latin qui signifiaient la fin de la messe.

    Quelles distractions, mon Dieu ! Pardonnez moi pour mon manque d’attention ! Mais mon cœur éprouve un tel bouleversement à la perspective de ce départ, que je n’arrive pas à fixer mon attention sur ce qui se passe en face de moi de moi.

    L’attention de la jeune fille s’égara quelque peu vers le banc des châtelains d’Aigue-blanche. Juliette s’arrêta quelques instants sur le visage d’Isabelle et alla jusqu’à lui sourire. Ses yeux vifs et son visage adolescent, à peine sorti de l’enfance, faisait plaisir à voir. Isabelle vit la jeune fille se pencher vers son frère, et lui chuchoter quelques mots à l’oreille. André se souleva, aidé par sa sœur, prit les béquilles qu’elle lui tendait et tous deux quittèrent le banc. Devant elle, elle aperçu William qui semblait attendre André et sa sœur. Il les avait probablement conduit en voiture et revenait les prendre après quelques courses dans les environs. Isabelle n’ayant pas le désir de les rencontrer, recula dan l'église et s’y attarda là où demeurait seule Antoinette, absorbée dans son action de grâce. Elle s'agenouilla et mit ses mains entrelacées appuyées sur son menton. Isabelle regardait l’autel et songeait que là, dans peu de temps, l’abbé Forges célébrerait la messe nuptiale pour l’union de William et de Ludivine, une blonde mariée au teint de rose pâle, aux yeux couleur d’un beau ciel d’été, serait agenouillée près du jeune comte de Rubens-Gortzinski. Ludivine et William... Dans trois semaines... Isabelle serra les doigts si fortement dans ses paumes de mains, que ses ongles entamèrent sa peau. Elle songea avec une sourde impatience contre elle-même :

    Qu’est-ce que cela peut me faire ? William n’est rien pour moi, rien qu’un cousin germain qui m'est hostile même si, une fois, il a pris ma défense devant sa fiancée… Elle courba la tête pour une dernière prière avant de se lever. Près du bénitier, elle croisa Antoinette avec son regard doux et grave ou semblait demeurer quelques mystères. Celle-ci s’inclina respectueusement et ouvrit le battant de la porte devant-elle. Isabelle gênée dit impulsivement :

    — Ma chère Antoinette ! Vous ne devriez plus m'ouvrir le battant de cette lourde porte ! Ce n'est plus de votre âge !

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Jeudi 28 Février 2019 à 15:02

    Hello Ghislaine

    Il me semble que le texte est un peu plus allégé mais je me trompe peut-être. je dois dire que j'aime bien, bravo.

    Le condor reviendra  bientôt pour voir l'évolution de la situation et la nouvelle musique des mots.

    Gros bisous

    Jo

      • Jeudi 28 Février 2019 à 15:12

        Merci Cher Jo,

        Il est vrais qu'en relisant complètement le roman, je change pas mal de phrases, de mots, de paragraphes entiers. Tu as vu juste mon ami ! Je te remercie pour ta gentille visite. Bisous, Ghis.

    2
    Vendredi 12 Juin à 09:58

    Bonjour

    mon petit passage de ce vendredi

    pour lire les suites des aventures familiales que tu composes et qui intriguent bien

     

    je te souhaite un bon weekend

    un peu de soleil je t'envoie entre ces temps de pluies si nombreuses

      • Dimanche 14 Juin à 13:59

        Bonjour Philippe,

        Je te souhaite également un très bon dimanche.

        Je te remercie pour ton passage hebdomadaire sur mon blog.

        Mon époux est bien malade

        et je m'occupe de lui jusqu'à son opération de la hanche droite

        le premier Juillet.

        C'est pour cela que je te répond en retard.

        Pardonne-moi. 

        Amicalement, Ghis.

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