• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -72-

      Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Rudolph, allez-vous la laisser me traiter de cette manière ?

    Le comte, ulcéré du manque de déférence à sa femme, par sa propre fille, adhéra à sa supplique :

    Isabelle ! Ce que tu dis est injuste ! Tu dois le respect à ta mère !

    Dois-je vous redire que je n’ai plus de mère depuis mes six ans ? Mme est votre seconde femme Je ne lui dois absolument rien ! Dieu m’en garde ! Je n’ai aucun compte à lui rendre, sauf à vous, Mr le comte et ce, jusqu’à mes vingt et un ans, puisque je ne puis faire autrement...

    Le comte, outré, haussa le ton :

    Je suis ton père ! Il suffit ! De tes insolences, tu vas être puni ! Avant-hier, tu as agi avec la plus grande inconvenance en quittant la chapelle au lieu de demeurer près de nous où se trouvait ta place pour recevoir les condoléances des assistants.

    Isabelle, en serrant les dents, persifla :

    Je n’aime pas les hypocrisies et les apparences trompeuses qui me prêtent une place que je n’ai guère auprès de vous devant les gens, et encore moins dans vos vies courante ou je suis complètement absente. Pour le peu de considération que vous m’accordez depuis que vous êtes remarié avec Mme votre femme, j’ai jugé que ma présence n’était pas nécessaire et que je pouvais m’éclipser sans que les personnes présentes aient à y redire. Je suis une inconnue pour la plupart d’entre eux, et une fille indisciplinée pour votre nouvelle famille. Je suis une petite sauvageonne, comme dit Mme…

    Édith d’Argenson, que la jeune comtesse de Rubens se plaisait à humilier en ne lui accordant aucun droit sur le titre de noblesse de sa mère, feint d'être outrée par cette insolence innée chez l’adolescente qui, depuis longtemps, lui avait fait comprendre que sa place n’était pas à côté de son père en lui lançant à la figure que le rang qu’elle devrait tenir, en tant que vraie de Rubens, ne serait jamais le sien, même avec les plus belles toilettes mettant en valeur sa dite noblesse aux yeux de ce monde hypocrite qu’Isabelle n’aimait pas. Comédienne jusqu’au bout des ongle, la d’Argenson fit mine de s’évanouir, remise à sa place par une jeune fille de seize ans, ce qu’elle ne pouvait souffrir. Rudolph fit chercher des sels afin que la d’Argenson revienne à elle. Aucunement affolée par cet évanouissement feint, Isabelle attendait que la comédie prenne fin, un sourire ironique sur le coin de ses lèvres et ne put s'empêcher d'argumenter en se moquant :

    Voilà une scène très réussit ! Dommage qu’elle n’ait pas continué dans ce métier de comédienne !

    Vas-tu te taire, Isabelle ! Je te défend d’insulter ma femme !

    Voyant que l'adolescent l'avait percé à jour, la d'Argenson se remit instantanément de son évanouissement spectaculaire pour se plaindre :

    Oh ! Ceci est insoutenable ! Ma petite Isabelle ! Moi qui ne veux que ton bien !

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  • Commentaires

    1
    Samedi 7 Mars à 10:52

    Bonjour

    suspens, suspens, que va t il se passer dans le bureau ?

    Isabelle va passer un bon ou mauvais moment

    la semaine suivante je lirai eh eh eh

     

     

    bon weekend avec le soleil qui revient samedi et dimanche,

    avant de nouvelles pluies hihihi

      • Samedi 7 Mars à 11:39

        Bonjour Philippe,

        Merci pour ta visite hebdomadaire.

        Tu n'es pas au bout de tes surprises ! LOL !

        Amitié, Ghis.

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