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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Heureusement que ma marraine, avec sa rente mensuelle lui venant de l’héritage de son défunt frère, pallie au manque depuis mes six ans ! Accoutrée ainsi, je ne coûte guère avec mes déplorables vêtements plus que rapiécés et mes ballerines usées jusqu’à ne presque plus avoir de semelles. Je ne dois mon affection et mon respect qu’à une seule personne : celle qui m’a élevée et qui prend soin de moi depuis mes six ans. Ainsi, je ne mets pas en péril vos deniers, Mme !

    Quelle suavité dans cette douce voix d’où ne sortaient que des reproches pleins de sous-entendus, afin de mettre son père mal à l’aise.

    A la réplique cinglante de sa fille, Mr de Rubens la toisa d’un regard courroucé et répliqua :

    Cela devient intolérable, Isabelle ! Tu n’as aucune retenue dans tes propos ! Tu ne tiens pas compte des observations que ta mère se donne la peine de te faire pour ton bien !

    Ma mère ? Mais je n’ai plus de mère, Mr le comte ! Comme je n’ai plus de père, étant donné que ses absences m’ont presque fait oublier son visage et de quoi il a l’air actuellement !

    Vas-tu te taire ! Qui te permet ?! Fit le comte, hors de lui.

    Et pour quelle raison me tairais-je ? Vous, Mme, avez pris la place de ma mère et m’avez relégué volontairement, avec l’accord de votre troisième mari : mon père, aux oubliettes. Je vis dans un donjon. Autant dire, que les oubliettes sont d’actualité ! Pratique pour ne pas s’encombrer d’une enfant de six ans qui, en grandissant, est encore plus coûteuse à entretenir ! N’est-ce pas, Mr le comte ?

    Tu as un aplomb, ma fille ! Ce que je fais de mon argent ne regarde que moi, Isabelle !

    Oh ! Je ne le sais que trop ! Je suis si insignifiante ! N’est-ce pas, Mme ! Seule votre fille compte au point de m’avoir éliminé de l’existence du père auquel, légitimement, je croyais avoir droit ! Je suis telle que vous désirez que je sois : une laissée pour compte, et votre plaisir à détourner père de moi, vous satisfait votre égaux ! Il ne faut vous en prendre qu’à vous même si je suis une sauvageonne comme vous vous plaisez à me surnommer.

    La d’Argenson accusa le coup et fit mine d’en être peinée :

    Est-ce là, votre façon de m’exclure de votre vie, Isabelle ? Que vous ai-je fait pour mériter une telle haine, moi qui ne veux que votre bien ?

    Je ne vous hais pas : vous m’êtes complètement indifférente !

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  • Commentaires

    1
    Samedi 29 Février à 12:03

    Bonjour

    ah ces mariages arrangés parmi les nobles

    pour gagner plus en argent ou en titre ou en propriété eh eh eh

    j'espere que la jeune fille trouvera un vrai amour comme elle veut qu'un jour il soit

     

     

    bon weekend

      • Samedi 29 Février à 14:04

         

        Elle le trouvera. D'ailleurs, l'élu de son coeur ne se trouve pas bien loin ;

        mais avant, elle devra franchir tous les obstacles mis sur son chemin...

        Tu va bientôt entrer dans le vif du sujet...

         

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