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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

     Chapitre V

    La jeune fille bondit hors de sa cachette jusque dans la cour où sa marraine venait de s’arrêter, tout près de l’antique bassin desséché.

    Qu’y a-t-il, Adélie ?

    Mr de Rubens vous demande, ma chère enfant.

    Les fins sourcils d’Isabelle se froncèrent et ses yeux, tout à l’heure si sereins, s’assombrirent.

    Que me veut-il, encore ?

    Je n’en sais pas plus, malheureusement. Il vous attend dans le petit salon. Isabelle dit ironiquement :

    Je vois... ma belle-mère sera là et l’on va me juger sur ma conduite, comme d’habitude... Tout cela, parce que je n’ai pu supporter plus longtemps cette comédie…

    Adélaïde regarda avec effarement la jeune Isabelle.

    Une comédie ? Quelle comédie ?

    Mais Isabelle éludant la question, se dirigea vers le salon où on l’attendait. Elle était déjà loin du petit bassin aux anges et se souciait peu de ce que sa marraine essayait de lui recommander en élevant un peu la voix :

    Recoiffez-vous un peu avant de paraître devant eux, et prenez le temps, au moins, de mettre des chaussures convenables !

    Mais Isabelle n’entendait plus rien. Près du grand salon se trouvait un salon décorée de glaces en pieds où trônait un fauteuil Louis XVI. Cette pièce donnait sur un bureau d’où Édith d’Argenson régentait le domaine. De forts beaux meubles anciens bien entretenus, étaient ornés se somptueux vases garnis chaque jour de fleurs nouvelles. Édith d’Argenson en avait fait son domaine favori. 

    Après avoir fait un examen complet de ce qui entourait sa marâtre, Isabelle entra dans le grand salon. La comtesse, vêtue d’une vaporeuse robe d’un bleu nattier, se trouvait enfoncée dans un profond fauteuil bergère. Elle conversait avec son mari debout près d’une porte fenêtre donnant sur la terrasse.

    Elle enveloppa sa belle-fille d’un rapide coup d’œil qui s’attarda sur ses sandales usées et sur ses bas rapiécés à multiples reprises.

    Toujours aussi mal vêtue, Isabelle ? Vous me faites l’effet d’une pauvresse pour une de Rubens. Vous avez pourtant quelques robes moins affligeantes que celle-ci ? Mais quel plaisir avez-vous, lorsque vous vous présentez à votre père et moi-même, à vous affubler de la sorte ? Vous êtes incorrigible, vraiment !

    Isabelle ne se démonta pas et répliqua :

    Je suis à mon aise pour faire ce qu’une sauvageonne a, à faire, hors de votre présence. De plus, en m’affublant de la sorte, comme vous dites, je ne fais qu’économiser votre argent, Mme. La fortune déclinante de monsieur votre mari servant à entretenir uniquement le château... il ne peut guère supporter les frais de mon entretient qui devrait pourtant être à sa charge...

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  • Commentaires

    1
    Samedi 22 Février à 10:47

    Bonjour

    mon petit tour du samedi pour lire le roman de cette famille dechirée

    cela continue de plus belle, heureusement la jeune fille ne doit subir que quelques mois d'été les réunions impossibles pour elle, mais elle tient bon

     

     

    bon weekend avec soleil et beau temps revenu un peu

    depuis hier un debut de grippe, je tousse, tousse, tousse

    des medicaments et ce matin cela se calme un peu,

    j'ai pris a temps le mal et je n'ai que de petites toux maintenant, enfin

    j'espere sortir me balader au soleil et meme si je tousse encore LOL

      • Samedi 22 Février à 12:01

        Bonjour Philippe,

        Fais attention à toi de ne pas attraper le Corona Virus en croisant des grippés,

        Merci pour ta gentille visite sur l'étang-aux-Ormes.

        Amitié, Ghis.

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