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    Si, si : je vous rembourserai tout depuis que vous vous occupez de moi ! Mon père n’a pas l’air de se soucier de comment et de quoi je vis ! Quant à Édith la sorcière... moins ses deniers sont mis à contribution, mieux je me porte !

    Adélaïde considérait avec mélancolie la jeune petite comtesse au visage résolu. Elle savait, de par son expérience, que ce ne se passerait pas comme Isabelle se l’imaginait avec l’innocence de sa jeunesse encore si loin du fonctionnement de ce monde matérialiste. Pourtant, il allait bien falloir que son père se décide à contribuer à son entretient…

    Adélaïde devait vraiment avoir une discutions avec cet homme qui ne semblait pas ou ne voulait pas se rendre compte des besoins de sa fille. Certes, elle continuerait de dépenser pour Isabelle les revenus provenant de son héritage qui lui permettait tout juste d’être indépendante. Cet héritage ne pouvait indéfiniment subvenir à l’entretien de la jeune fille. L’intelligence et l’instinct d’Isabelle lui avait permis de découvrir, les fourberies de sa belle-mère, elle connaissait fort bien le mauvaise esprit de Ludivine. Elle n’était pas étrangère non plus à ce qu’était le gouffre financier que représentait le château à entretenir. Ce château était la principale raison pour laquelle son père se souciait si peu, de son devenir. Peu lui importait de laisser sa fille à la surveillance d’Adélaïde. L’inquiétude saisissait Adélie à la pensée de l’avenir incertain qui semblait attendre cette enfant sensible et fière dont certains côtés de sa nature lui étaient encore inconnus.

    Le son d’un violon, à cet instant, arriva par la fenêtre ouverte. Surprise, Adélaïde eu un léger sursaut et murmura :

    Le jour de l’enterrement de sa mère, elle aurait quand même pu, il me semble que...

    L’oreille tendue vers le son plaintif de l’instrument, Isabelle écoutait. Ce n’était pas comme à l’ordinaire. La plainte musicale s’élevait, puis un chant grave s’en suivait, laissant percevoir une peine profonde. Isabelle dit pensivement :

    C’est, peut-être, sa façon à elle de prier pour sa mère ?

    Le violon gémissait, exhalait une pathétique angoisse. Isabelle, les nerfs à vifs, leva son beau visage pâli par cette douleur de vivre, comme pour mieux en recueillir la poignante signification que dispensait l’archet de Victoria. Mais, soudainement, elle se raidit, figée dans une stupéfaction presque horrifiée : une sorte de ricanement s’élevait, un chant diabolique sur un rythme de danse macabre. Puis, brusquement, l’archet grinça, et plus rien.

    Isabelle eut un long soupir d’angoisse en s’écartant de la fenêtre et détourna les yeux pour qu’Adélaïde ne puisse pas voir la détresse qui s’y reflétait.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 25 Janvier à 10:54

    Bonjour

    le petit passage du samedi pour lire un chapitre de ta saga mysterieuse et captivante

    passionnante et intriguante

     

    bon weekend

    2
    Samedi 25 Janvier à 14:31

    Merci Philippe pour ton petit passage hebdomadaire.

    Je suis très contente que cette histoire te plaise toujours autant.

    Passes un très bon week-end !

    Amitié, N.GHIS.

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