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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Le surlendemain de sa dernière entrevue avec Adélie, alors que l’après-midi était déjà bien avancé, Isabelle s’en alla vers la vieille salle de l’ancien château où elle aimait travailler pendant les jours d’été. Là, elle était sûre de ne pas rencontrer son père, sa belle-mère ou Ludivine. Assise sur l’appui de la baie ogivale, elle regardait la vallée, la noble perspective des hauteurs, en partie couverte de bois et de forêts. Le ciel voilé ne donnait qu’une lumière atténuée dont la douceur détendait quelque peu les nerfs de la jeune fille. Un silence atténué par les effets de ce temps maussade, l’enveloppait. De temps à autre, elle tricotait, mais le plus souvent, elle restait songeuse, ses yeux errant devant le paysage familier. A droite, dans la vallée, un bouquet d’arbres cachait Aigue-blanche : la demeure de Mme de Rubens, veuve de Mr le baron de Beau-levant, mère de William. Elle ne s’occupait plus du tout de l’exploitation agricole. Des deux enfants qu’elle avait eu de son premier mariage, elle n’en n’avait aucun à sa charge. André, son autre fils était infirme et sa fille de quinze ans, Juliette vivait chez une de ses sœurs en Angleterre. L’adolescente ne venait chez sa mère qu’une fois par an pendant les vacances d’été. Isabelle ne les connaissait que très peu, car depuis longtemps, la baronne ne l’invitait plus à accompagner sa belle-mère et sa fille quand celles-ci lui rendaient visite. Sa réputation de jeune fille sauvage et insoumise avait vite fait de dissuader Mme de Beau-levant de s’affliger le spectacle d’une tenue dont le laisser-aller lui aurait fait honte. Il ne lui échappait pas que Mme la baronne de Beau-levant, lors de rencontres fortuites, lui témoignait une malveillance à peine déguisée. Isabelle savait l’influence que sa belle-mère exerçait sur cette femme comme sur son père et William. Ces personnes qui, autrefois, était en très bonnes relation avec sa mère, semblaient complètement l’ignorer maintenant. Isabelle ne les côtoyait presque jamais et lorsque cela se produisait, pour ne pas montrer son désarroi et sa souffrance, elle leur opposait une apparente impassibilité, en narguant leurs hypocrites manœuvres destinées à lui nuire. Elle avait conscience de les décevoir, de ne pas se comporter comme ils aimeraient qu’elle se tienne en société, mais c’était sa seule défense contre leur crédulité et la médisance de sa belle-mère à son encontre. Qu’il était dur, parfois, de maintenir cette attitude ! Avec quelle joie elle voyait, la mère et la fille, plier baguage chaque année, au début de l’automne !

    Les quelques semaines choisis dans les mois d'été ou elles séjournaient à Monteuroux, lui semblaient si austère les années ou elle vivait solitaire avec sa marraine et les domestiques. Cette fois, son père et les deux vipères partiraient un peu plus tard : Ludivine se marierait le 15 Octobre, dans la petite église du village. Un mariage simple, disait sa belle-mère. Simple comme elles ne l’étaient pas du tout... La physionomie d’Isabelle se renfrogna à la pensée de ce mariage.

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  • Commentaires

    1
    Jo le condor
    Mercredi 24 Octobre 2018 à 21:26

    Hello Ghislaine

    " Que les assistants vous eussent salués " Cela fleure bon le subjonctif si absent dans de nombreux ouvrages modernes, hihihi

           Ma chère vous relevez le niveau d'une langue tombée très bas et qui ne sera bientôt plus qu'un dialecte franglais...Un salmigondis venu d'outre Atlantique.

                                                              Le condor de son aile déployée vous salut bien bas et dépose ses hommages à vos pieds comme le vil manant qu'il est.

    Bel effort

    Gros bisous

    Jo

     

      • Samedi 1er Février à 12:22

        Bonjour mon cher Jo,

        Je ne me rappelle pas t'avoir répondu sur ce messages

        que tu as eu la gentillesse de me laisser sur ce blog lecture ?

        Tu sais que j'aime la langue française et la pratiquer.

        Il est vrai que je n'ai pas fréquenté les grandes écoles,

        Et que je n'y suis pas allée longtemps à cause de l'amant de ma mère

        qui était d'accord pour qu'il me mette dans son lit.

        J'avais treize ans lorsque je me suis sauvée de chez ma mère.

        J'ai aussi quitté l'école au même moment.

        Ce sont des amis qui m'ont recueilli.

        Tu connais le reste de ma vie qui est sur le blog amitié.

        J'ai quitté l'école bien malgré moi ; mais ce que j'y ai appris, m'est resté en mémoire.

         Je me suis instruite seule et je continue de lire  beaucoup.

        Cela m'a beaucoup aidé dans l'apprentissage de la langue de Molière.

        J'aime les grands maîtres compositeurs comme Beethoven, Jean-Sébastien-Bach,

        Karajan et autres grands compositeurs.

        Je suis attirée par ce que je considère comme de la belle musique.

        Dans certaines familles d'accueil ou j'ai vécu, j'étais heureuse.

        A Paris, elles m'on fait connaître le théâtre

        ou j'y ai vu de très beaux ballets

        tel que le lac des cygnes au théâtre de la Guétélérique :

        théâtre qui fut démolit pour y construire autre chose.

        J'ai aussi connut le théâtre du Châtelet, toujours à Paris,

        Et j'y ai vu danser la belle au bois dormant.

        J'étais très jeune : à peu prés 10 ans.

        J'aime les pièces de théâtre également.

        Enfin, j'ai quand même des beaux souvenirs de ma jeunesse,

        mais pas avec ma mère.

        Gros bisous mon cher Jo.

        N. GHIS.

         

    2
    Samedi 1er Février à 10:12

    Bonjour

    une page dans les pensées de la jeune fille

    et des pensées qui lui font oublier ce qui se passe

    parfois la pensée est si forte qu'on ne sait plus faire, agir, parler

     

     

    bon weekend

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