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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Je serai toujours une sauvage, Adélaïde. Je ne veux pas vivre dans ce monde ! Si j’étais un homme, je n'aurais pas autant de complications et je serais libre de me retirer du monde dans un monastère ou l'on fait silence à longueur de journée ! Je sais que cela existe !

    Adélaïde considérait avec perplexité la mince figure tendue, les beaux yeux d’un vert noisette reflétant un immense désespoir. Elle sentit que quelque chose n’allait pas ; qu’il y avait quelque chose d'anormal dans son comportement.

    Une sourde colère avait envahi l’esprit de la jeune fille : quelque chose qui avait certainement un rapport avec la mort de sa grand-mère. Elle la trouvait changée, d’humeur plus belliqueuse, plus silencieuse aussi, mais elle n’en saisissait pas la raison ? Sa filleule lui cachait quelque chose ; mais que lui cachait-elle ? Elle osa lui poser la question :

    Qu’est-ce qui vous tourmente ma chère petite ? Qu’avez-vous donc ? Que vous a-t-on fait ?

    Tout en lui posant la question, imperceptiblement, Adélaïde penchait son visage inquiet vers celui d’Isabelle. La jeune fille se leva d’un bon et lui entoura le cou de ses bras.

    Je trouve que le monde est hideux, affreux de méchanceté, mais vous êtes là, ma chère Adélie, pour m’aider à le supporter. Vous ne me quitterez pas, Adélie ? Jamais ! N’est-ce pas ?

    Quelle idée, Isabelle ! Pas de mon plein gré, tout au moins. Il n’y a que si je devais partir pour un ailleurs, ou si l’on vous envoyait en pension pour jeunes filles désargentées.

    En pension ?

    Isabelle esquissa un mouvement de recul signifiant une violente protestation. Le sujet revenait sans cesse dans les propos de son amie.

    Ne me parlez plus jamais de pension, Adélaïde ! Je ne pourrais pas vivre enfermée parmi ces étrangères. Et puis, cette Édith de malheur serait fort capable de prétendre que c’est elle qui paie mon éducation parce que les revenus de mon père sont absorbés pour l’entretien de la propriété. Elle a déjà insinué cela un jour, je vous en ai fait part.

    Je resterai ici jusqu’à ma majorité. Je ferai n’importe quels travaux, et je vous rembourserai ce que vous dépensez pour moi, ma très chère Adélie.

    Oh ! Quant à cela…

    Si, si : je vous rembourserai tout depuis que vous vous occupez de moi ! Mon père n’a pas l’air de se soucier de comment et de quoi je vis ! Quant à Édith la sorcière... moins ses deniers sont mis à contribution, mieux je me porte !

    Adélaïde considérait avec mélancolie la jeune petite comtesse au visage résolu. Elle savait, de par son expérience, que ce ne se passerait pas comme Isabelle se l’imaginait avec l’innocence de sa jeunesse encore si loin du fonctionnement de ce monde matérialiste. Il allait bien falloir que son père se décide à contribuer à son entretient…

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  • Commentaires

    1
    Samedi 18 Janvier à 09:56

    Bonjour

     

    petit passage du samedi pour lire la suite de cette saga

     

    le mystere devient plus epais eh eh eh

    quelle veuve joyeuse aux milliers de billets eh eh eh

     

    bon weekend

      • Samedi 18 Janvier à 12:00

        Bonjour Philippe,

        Tu commences à entrer dans le vif du sujet.

        Ça va devenir de plus en plus raide.

        Je te remercie pour ta visite journalière, car tu as dû remarquer

        que je n'ai pas, à part toi, beaucoup de commentaires.

        Il faut dire que je ne connais pratiquement personne,

        et que les gens de l'extérieur qui me rendent visite,

        Ne laissent pas de commentaires.

        C'est dommage... J'aurais aimé savoir ce qu'ils en pensent,

        Et si l'histoire leurs plaît ?

        Il n'y a pratiquement que toi qui me laisse ton ressentit.

        Jo est venu plusieurs fois me donner son avis, 

        Mais il vient moins souvent parce qu'il à lu l'histoire en entier :

        Il m'a laissé des commentaires au début,

        Mais ses visites se sont espacées

          parce qu'il connait l'histoire, 

        et je ne le voie plus sur ce blog ?

        Pourtant nous sommes de très bons amis !

        Ça me fait, quand même, quelque chose...

        Bon week-end amitié,

        N.GHIS.

         

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