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    — Oui. Elle a suivit des cours ménager, et des cours d’horticulture en Suisse pour aider son grand frère. Elle aime beaucoup les occupations de la campagne. Par contre, Mme de Rubens est très fatiguée. C'est dû à cette maladie qui la mine. Elle à donc, malgré sa réticence à abandonné les tâche qui lui incombaient auparavant, laissé à sa fille le soin de la remplacer. Son fils gouverne le domaine, supplée par sa sœur. Juliette peut aujourd’hui assumer les tâches que sa mère désirait conserver pour elle jusqu’au bout de ses possibilités. Mais elle a laissé la place à ses enfants depuis déjà pas mal de temps. Elle garde quand même un œil sur tout son monde, ce qui lui donne l'impression d'être encore indispensable. C'est une femme assez difficile à comprendre...

    — Je n'étais pas au courant que Marie-Catherine de Rubens était si fatiguée ? Nous n'étions guère en bon terme lorsque je lui ai fais mes adieux sous la pression de mon père.

    — Depuis qu’elle ne peut plus mener sa vie comme elle la menait quelques années auparavant, la comtesse aime superviser tout ce qui se fait sous l’autorité de son fils aîné qui la laisse s’intéresser au domaine pour ne pas qu’elle se sente devenu inutile. Cependant, elle tient à garder un œil sur la tenue des comptes, estimant que c'est son rôle et qu'elle peut encore s'occuper des finances du domaine. La comtesse aime aussi tout ce qui fait partie de l’horticulture. Elle supervise donc tout ce qui concerne l'agencement de son jardin qui est, bien sûr, entretenu par son jardinier à qui elle donne ses ordres directement. La comtesse apprécie beaucoup de se sentir toujours maîtresse chez elle et digne comme doit l'être une dame de haute noblesse. Quant à tout ce qui est agronomie, l’autorité de William fait des miracles. Juliette se plait dans les tâches qu’il veut bien lui confier. C’est une aimable nature, franche et gaie. Elle est d’un grand secours pour votre cousin. A eux deux, le domaine prospère doucement.

    Plus que sa femme, je suppose ? Elle n’a pas l’air de se conduire telle une épouse qui aime son époux et qui le soutient... Une ironie un peu sèche passait dans la voix d’Isabelle. Le prête, lui, eut un geste léger de la main :

    Oh ! Elle... Dit-il seulement. Il garda un instant le silence, l’air pensif, un peu soucieux en pensant au mariage déjà vieux de six ans et qui, pour lui, n'était qu'une parodie de mariage. Ne désirant pas s’étaler sur ce sujet épineux, il changea de conversation en regardant la jeune comtesse avec bienveillance, et sourit en lui suggérant :

    Juliette serait une agréable amie pour vous mon enfant.

    — Isabelle resta un instant silencieuse avant de confier à l'abbé :

    Vous savez que j’ai une nature peu communicative, mon père. Mais il est vrai que je n’ai jamais eu de très bonnes compagnes d’études ou de confidentes comme en avaient généralement les jeunes filles de l’université. De vraies amies devenues plus intimes avec moi ? Je suis obligée de reconnaître que non. Ma cousine Alice qui était pourtant très gentille avec moi, n'a pas réussit à dépasser le lien familiale qu'il y a entre nous, et ce, depuis le premier jour ou je suis arrivée chez mon oncle. Je dois reconnaître que je n'ai rien fais pour briser ce mur invisible qui nous empêchait d'être plus que des parentes.

    Toujours un peu secrète, Isabelle ?

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