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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    — Oui, mon père.Toujours... 

    Le prêtre la considérait pensivement. Dans ce franc visage, il retrouvait ce mélange de loyauté, de mystère, de 

    volonté ardente qui, déjà, distinguait le caractère de l’adolescente qu’elle avait été six ans auparavant. Sans doute aussi, pas plus qu’autrefois, cette âme ne se livrait entièrement, non par manque de droiture, mais simplement parce qu’une énigme se cachait en elle et demeurait enfouis au tréfonds de son âme depuis son plus jeune âge... Une énigme dont elle ne connaissait pas encore, elle-même, le fin mot.

    Isabelle se leva pour prendre congé de l’abbé en disant qu’elle reviendrait un de ces jours suivants,  accompagnée certainement de sa marraine, dans sa petite voiture dont son oncle lui avait fait présent, afin qu’elle puisse circuler autour de Monteuroux avec facilité.

    La belle jeune femme qu’elle était devenue, se dirigea vers la porte du presbytère, et l’ouvrit au moment où un jeune homme mince et bien fait de sa personne, pénétra dans le vestibule.

    — William ! Dit-elle à mi-voix.

    Il se découvrit en s’avançant vers elle avec un regard étonné qui s’attarda sur sa personne. Ne détachant pas son regard de la jeune femme, son visage s'éclaira lorsque aimablement, il lui dit :

    — C'est une délicieuse surprise de vous voir ici à Monteuroux, ma cousine ?

    L’abbé, qui avait suivi Isabelle du regard, dit en souriant :

    Vous l'avez reconnu, mon cher ami ?

    —  Mais oui ! C'est Isabelle ?

     Oui, c’est moi William ! Lui dit-elle en souriant et en lui tendant sa main.

    Avec la même spontanéité dont elle savait faire preuve dans les moments de légèreté, à la vue du jeune homme, l’émotion qu'elle éprouvait se trouva instinctivement réprimée tandis que William s’étonnait :

    Vous avez beaucoup changé, ma cousine. Cependant, je vous reconnais à vos yeux...

    Le silence se fit avant que William ne reprenne :

    — Nous ignorions que vous fussiez déjà à Monteuroux.

    Depuis ce matin seulement. Mr le curé vient de me dire que votre mère n’est pas bien ?

    — En effet, depuis quelque temps, ma mère nous inquiète. Il lui faut beaucoup de repos. Je pense que c'est son coeur mais vous connaissez son caractère ! Elle ne veut pas admettre qu'elle à un grand besoin de se ménager. Heureusement que Juliette me seconde bien depuis qu’elle a choisi de rester définitivement avec nous. 

     Isabelle s'enquit de la santé de André :

    Et votre frère André, comment va-t-il ?

    Il est toujours dans le même état... très patient et très résigné.  Il sera content de savoir que vous allez venir nous voir à Aigue-blanche bientôt. 

    Isabelle acquiesça :

    Mais c’est avec un grand plaisir que nous vous rendrons visite un de ces jours-ci. Je viendrais avec Adélie.

     

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