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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Elle leurs était revenue transformée en une jolie jeune femme accomplit, qui avait tant de charme dans cette jolie robe bleu garnie de blanc, et dont les yeux d’un vert noisette renfermaient tant de vie, et de secrets en même temps...

    Oh ! William, cette tour devait être mortellement triste, avant que, depuis son retour, Isabelle ne l’arrange mieux !

    Isabelle est une courageuse, dit-il.

    Ses yeux bleus marine considéraient la jeune comtesse avec cette expression adoucie qu’elle leurs avait déjà vu lors de ses précédentes rencontres avec lui. Ils lui rappelaient le jeune William d’autrefois, qui était aimable avec sa jeune cousine. La découverte du mensonge, chez Ludivine et sa mère, avait-elle fait comprendre à l’homme désabusé qu’il semblait être devenu, ce qu’il fallait penser des sournoises insinuations contre l’adolescente en révolte qu’elle était alors devant tant d’hypocrisie, et de méchanceté envers elle ?

    Lorsque le frère et la sœur prirent congé d’elle, Isabelle demeura un moment debout près de la grande grille d’entrée. En regardant la voiture s’éloigner, elle se dit que depuis les six années ou elle avait été absente, la voiture était toujours la même, et donnait, décidément, beaucoup de signes de fatigue. Elle pensait aussi, qu’à Aïgue-blanche, rien n’avait vraiment changé, sauf quelques tentures remplacées. Tous, y compris William, semblaient vivre comme naguère. Il ne semblait pas y avoir l’argent de Ludivine engagé dans le domaine. La jeune comtesse se sentit, soudain, le cœur léger. Il lui eut été singulièrement désagréable de savoir William jouir de cette fortune, maintenant qu’il n’aimait plus sa femme. Mais l’avait-il seulement aimé un jour ? Elle en était là de ses réflexions intérieures, quand un léger bruit de pas sur le pavé de la cour vint aux oreilles d’Isabelle. Elle se retourna, et vit Antoinette qui se dirigeait vers la loge du portier. Répondant au salut de la femme de chambre, Isabelle s’avança en demandant :

    Bonjour Antoinette. Comment va ma tante ?

    Pas trop bien, mademoiselle.

    Depuis quelques jours, elle est enrhumée, elle tousse, et cependant, je ne puis obtenir d’elle qu’elle renonce à sa promenade du soir près de l’étang. C’est de cette façon qu’elle a pris mal l’automne dernier. Après quoi, il a bien fallu qu’elle se soigne tout l’hiver. Je ne comprends pas son attirance pour ce lieu si humide, lugubre, et qui n’est pas du tout bon pour elle ? Il y règne une atmosphère décidément pesante, mystérieusement dangereuse. Je ne saurait dire pourquoi ce lieu me fait cet effet ? Je ne comprends vraiment pas pour quelle raison elle ne veut pas faire l’impasse sur sa promenade, et ce qui l’attire en ce lieu ?

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