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    — Oh ! Quelle idée vous avez là, ma chère Émilie ! Fit Isabelle avec un rire très léger et charmeur. 

    Je ne songe nullement au mariage, mais uniquement être indépendanteJe ne veux être l’obligé d’aucun mari. Je sais très bien ce que l'on me réserve au château, et il n'en ait nullement question !

    Émilie leva les mains en signe de vive surprise.

    — Vous voulez vous assumez ? Et comment allez-vous vous y prendre, chère petite demoiselle ?

    — Mon oncle approuve tout ce qui est arts décoratifs. Il aime la peinture sur toile et autres. Ceci m’agrée.  Lorsque j'aurai passé l’été dans mon cher Monteuroux, j’irais m’installer à Paris en compagnie de ma marraine.

    Émilie hocha la tête.

    — Tout de même, une demoiselle de Rubens !

    Isabelle eut encore ce joli rire léger.

    — Nous sommes en un autre temps, ma bonne Émilie, et je suis bien loin d’être seule. Et puis ce n’est qu’un patronyme indiquant que je suis de sang noble, et que je me trouve parmi les privilégiées de ce monde puisque ma grand-mère m’a légué toute sa fortune. Je suis largement pourvu ma bonne Emilie. Cette fortune imprévue m'aidera dans le monde des arts, et aussi dans ma nouvelle installation dans la capital.

    — Ah ? J’ignorais cela. Je suis heureuse pour vous que votre grand-mère ne vous ait pas oublié !

    — Oui, elle m’a laissé un gros héritage. L'avant-veille de son décès, elle m'a fait appeler et m'a fait part de ses dernières volontés en me nommant sa légataire universelle. A seize ans, je n'étais pas consciente de ce que représentait la fortune de ma grand-mère, et je ne comprenais pas ce que voulait dire être sa légataire universelle. C'est que bien plus tard que j'ai compris, avec l'aide de mon oncle, l'importance de mon héritage, et ce que cela signifiait que d'être sa seule héritière. Ce n'est que par mon oncle qui est mon subrogé tuteur, que j'ai appris ce que signifiait ce lègue. Mon père ne m’en avait rien dit. 

    Isabelle ne put s'empêcher de penser que c'était encore une méchanceté de plus de la part de sa belle-mère. Elle reconnaissait bien là, sa marâtre ! Le testament de sa grand-mère l'avantageant elle seule, avait dû lui déplaire au plus haut point, et dissimulant bien sa rage devant son époux, elle l'avait certainement empêché de m’apprendre que j'aurais ainsi, à ma majorité, une indépendance pécuniaire plus que substantielle. 

    La jeune Isabelle pensait avec reconnaissance à sa grand-mère qui l’avait délaissée, presque ignorée de son vivant, mais qui, au seuil de la mort, s'était ravisée en lui prouvant sa confiance en lui confiant tous ses avoirs. Le soulagement de pouvoir se suffire à elle-même une fois majeur, Isabelle lui en était très reconnaissante. Que son aïeule l’eût fait par haine de sa belle-fille qui voulait, à tout prix, s'approprier les joyaux qu'elle détenait, et voulant aussi punir son fils qui n’avait pas respecté son autorité, c’était fort probable... Jusque maintenant Isabelle n'avait pas pensé au trésor que son aïeule lui avait confié la veille de son décès puisqu’il était toujours à l’abri dans la cachette connue d’elle seule, et que personne n’avait réussi à trouver. La comtesse Marie-Marguerite n'avait rien légué à sa fille, considérant qu'elle avait sa propre fortune personnels qui, d'après elle, suffisaient largement à son existence. 

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