• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -91-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    — Qu'avez-vous appris, mon enfant ?

    — J'ai appris des choses qui me font très mal, mon père. 

    L’abbé  montra de l'étonnement en questionnant la jeune comtesse :

    —  Qu'avez- vous appris qui vous mette dans cet état ? 

    Isabelle resta silencieuse un moment, un léger pli barrant son front. Elle répondit :

    — J'ai appris... que maman a beaucoup souffert par la faute de la d'Argenson qui cherchait à prendre sa place dans le cœur de père. Je sais qu'elle a été sa maîtresse, alors que mes parents étaient mariés. Je suis presque certaine que les vraies circonstances du décès de mère ne sont pas accidentelles. Je ne peux pas encore le prouver, mais une âme malveillante est l'auteur de son décès...

    Un lourd silence planait dans le bureau de l'abbé Verges, quand Isabelle reprit :

    — Vous ne dites rien, mon père ? Pourtant, je... je le sent au plus profond de mon être. La fille de la d'Argenson est aussi venimeuse que sa mère ! Vous ne la connaissez pas comme je la connais ! J’en veux pour preuve, une fin d'après-midi ou Ludivine s'est retrouvée à se promener seule du côté du parc, pas très loin de l'étang ou j'avais souvent l'habitude de me rendre. Je ne l'ai jamais rencontré au paravent de ce côté ci du domaine, car elle n'aime pas cette partie ou la pièce d'eau l'impressionne. Pourquoi se trouvait-elle à cet endroit ? M'avait-elle suivit ? Elle est sournoise et se plaît dans des insinuations qui font, à son grand plaisir, très mal dès qu'elle en a l'occasion. Ces paroles, en apparence anodines, se révèlent cruelles et pleines de sous entendus blessants. Sa seule vue éveille en moi je ne sais quelle révolte et beaucoup de dégoût.

    — En quoi vous à t-elle blessée, mon enfant ?

    Je vous ai fais pare de mon amour pour les fleurs de nénuphar. Par une fin d’après-midi où je revenais de l’étang-aux-ormes, ayant une de ces fleurs dont ma mère aimait parer sa chevelure accrochée dans mes cheveux, sur le chemin qui conduit de Monteuroux à l'étang, je rencontrais Ludivine comme-ci elle venait à ma rencontre. Elle me salua avec son air habituel et faussement innocent de petite fille candide, enjôleuse, doublé de ce ton ironique que je lui connais si bien, et qui m’horripile. Elle remarqua la fleur de nénuphar dont je m'étais parée et m’informa avec malice de la façon où ma mère avait trouvé la mort, appuyant sur la manière dont cela avait dû se produire, la cause en étant, bien sûr, ces fleurs. C’est ainsi que j'appris, par une triste ironie du sort, ce que l’on m’avait si longtemps caché. J’en étais si bouleversée, que je m’enfuyais, non sans lui avoir lancé à la figure son fait sur ses dernières remarques accompagnées d'un sourire malicieux empreint d'un air narquois que je ne pouvais accepter. Cela me mit hors de moi. Je ne pu m'empêcher de retourner sur mes pas et de lui administrer une magistrale gifles dont elle doit encore avoir le souvenir. Pour cacher mon chagrin, je me sauvais vers le seul refuge où je pouvais ne plus la voir ni entendre les invectives dont elle me qualifiait. Ma chère Adélie était la seule personne qui me comprenait. Auprès d'elle, je pouvais laisser libre court à ma peine. A partir de ce jour, ma défiance envers Ludivine et sa mère, ne me quitta plus. Je ne l’appréciais déjà pas auparavant, mais là, c’était le comble de la méchanceté qu'elle avait déversé sur moi avec tant de cruauté sous une si doucereuse apparence, qui me répugnait ! 

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 17 Juillet à 09:46

    Bonjour

    mots durs, mots lourds et de la méchanceté

     

    la pauvre Isabelle en a vu des amers jours, j'espere que tout sera different loin de ces mauvaises gens

     

    bon weekend

    et du soleil pour bien profiter de cet été adoré

      • Vendredi 17 Juillet à 10:16

        Bonjour Philippe,

        Oh ! Ce n'est pas finit !

        au fur et à mesure que tu vas avancer dans le roman,

        Tu vas vivre les montagnes russes.

        Je ne raconte pas la fin, sinon, le roman perd de son attrait.

        Il va te falloir la découvrir par toi-même

        comme tu le découvres en ce moment petit à petit.

        En ce moment, je suis le plus souvent à l’hôpital pour mon mari :

        C'est pour cela que je ne suis pas souvent sur le PC

         et que je ne lis pas mes messages souvent.

        Pardonnes-moi mes ABS.

        Bonne fin de semaine, amitié, Ghis.

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