• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -211-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    — Berthe, la femme de chambre de la deuxième femme de monsieur le comte ? Qu’est-ce qu’elle venait faire de ce côté-ci du parc ?

    — Oui, la Berthe qui remplaçait, à c’te moment-là, Émilie Granchette qui était la femme de chambre de M’dame la comtesse qui était ben malade.

    — Vous ne répondez toujours pas à ma question, Adrien ! Je vais me fâcher !

    — J’vous l’dis ! J’ai vu passer Mam’selle la comtesse Victoria. Ensuite, M’dame la comtesse Daphné, et en troisième, c’était la Berthe qui passait par là. Cinq minutes plus tard, elle est r’passée en courant. On aurait dit qu’elle avait l’diable à ses trousses. J’ai trouvé ça drôle ?

    — Vous avez trouvé ça drôle, mais vous n’avez pas cherché à comprendre ?

    — Non. Après tout, chacun fait c’qui veut. J’fais ben mon jardin la nuit, moê !

    Renaud, hors de lui, se contint et montra un calme Olympien pour essayer d’en savoir un peu plus.

    — C’est vous qui avez découvert Mme la comtesse Daphné ?

    — Non. Au bout d’un temps, j’étais inquiet de pas voir M’dame la comtesse rev’nir d’sa prom’nade, car ça faisait ben longtemps qu’elle était partie ! Il faut que j’vous dise qu’elle ne s’arrêtait pas que sur les berges de l’étang ! Alors, j’ai pensé qu’elle avait décidé d’rester pus longtemps dans l’parc qu’est très grand, mais au bout de deux bonnes heures, quand même, c’était drôle ! Ça f'sait un bout d’temps qu'j’avais fini mon travail, et j’msuis dit qu'c’était pâs normal, qu’y’avait Quéqu’chose de vraiment pâs normal ? C’était sûr !

    — Ah ! Quand même ! S’impatienta une fois de plus Renaud.

    — Ah ! Y faut m’laissez l’temps d’vous raconter, si non, j’dis pus rein ! Grommela le père Adrien.

    — Ça va, père Adrien ! Je ne vous interromps plus, mais vous devez comprendre que votre témoignage est très important.

    — Bon ! J’ai été jusqu'au château prév’nir l’major d’homme de m’sieur l’comte. J’ui ai dit que j’avais vu rev’nir M’dame la comtesse Victoria, mais pas M’dame la comtesse Daphné. Aussitôt qu’l’alerte a été donnée, tout l’monde s’est mis à la chercher, ainsi que M’sieur l'comte, ben sûr ! Y la trouva, c’te matin-là, qui flottait su l’vente, près des nénuphars. C’est pas ben profond près d’la berge, mais M’dame la comtesse savait pâs nager. Et pis, avec sa robe longue, une foê dans l'eau, elle a dû s’empêtrer d’dans ? Sans aide, impossible de sorti-re d’l’eau si y'avait personne pour l’aider !

    Pou' moê, après qu’j’ai fait ma réflexion, J'suis sûr qu’c’est la grande bringue qui l’a poussé. J’la voyait jamais par là. Elle avait rein à faire c'te côté du parc ! M’dame la comtesse a dû tomber à plat vent’e dans l’eau, mais pas près des nénuphars, mais pus loin, si non, elle aurait pu s'agripper aux herbes et aux joncs, app’ler à l'aide si elle avait juste glissé. Mais J’ai pas entendu d'cris, ni d'bruit du côté d'l’étang, si non, j’aurais été voir c’qui pouvait bein s’passer par là. Pensez bein ! Mais j’ai rein entendu. Pourquoi j’aurais été voêr du côté d’l’étang si y’avait rein à voêr ? M’sieur l'comte, tous les domestiques et moê, nous avons cherché M’dame la comtesse tout’ la nuit, partout. La lune était pu au bon endroit pour nous aider, nous n’avons pas trouvé M’dame tout d’suite. Comme j’vous ai dit, c’est M’sieur l’comte qui a trouvé M’dame la comtesse euh, l’premier, au matin, et qui l’a sorti d’l’eau avec l’aide des domestiques. Elle a dû remonter pendant la nuit au milieu des racines ?

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