• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -185-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Les sourcils d’Isabelle se rapprochèrent, en signe de vive surprise. Le son de sa voix se nuança d’impatience, et de sécheresse. Mr de Rubens en parut violemment irrité.

    Vas-tu oser accuser, maintenant, cette malheureuse enfant ?

    Je n’ai aucunement besoin d’oser, comme vous dites ! Je désire simplement que les responsabilités ne soient pas déplacées, et que vous ne cherchiez pas à me culpabiliser pour une chose que je n’aurais jamais faite et ce, pour satisfaire le mauvais esprit de votre femme !

    Je vous ai déjà expliqué ce qu’il s'est passé. Ai-je besoin de vous répéter que c'est Thierry qui a voulu cueillir cette maudite fleur de nénuphars, alors que je me rapprochait du bord ! C’est par innocence, que l’enfant a déterminé la suite des événements qui se sont terminés en catastrophe. Je n'ai pu qu'essayer de les sauver tous deux ! N'oubliez pas que j'étais seule et que je devais faire vite pour sauver la mère et l'enfant ! Si Ludivine ne s'était pas accrochée à moi au point de me faire couler avec elle, j'aurais, peut-être, pu sauver le petit ! Si vous tenez absolument à chercher une responsable, c'est Ludivine qui est en cause en ayant cédé au caprice de son fils ! Elle n'a jamais su l'habituer à obéir ! Ludivine, malgré le refus que je lui opposais, à insister pour faire le tour de l'étang en barque, et elle n'a pas su ensuite empêcher son fils de commettre une imprudence qui devait s'avérer fatale pour tous les deux. Voilà toute la vérité ! Il est donc inutile de chercher une coupable puisqu’il n’y en a pas ! Ma belle mère sait si bien y faire pour vous convaincre d’une culpabilité dont le poids n’est aucunement sur mes épaules ; mais bien sur les siennes pour avoir élevé sa fille à l’image de son caractère ! Et vous, père, vous êtes par trop crédule lorsqu’il s’agît de croire à ses accusations malsaines !

    Tu parles bien haut, ma fille. Baisses le ton, veux-tu ?

    Baisser le ton ! Répliqua Isabelle. Je n’ai jamais baissé le ton alors que je n’étais qu’une adolescente devant votre femme ou vous-même, lors de vos remontrances infondées ! Je ne vois pas pourquoi je le ferai aujourd’hui, alors que je n’ai rien à me reprocher ! Je ne vous dois aucune autre explication que celle que je viens de vous donner : Il faut bien que je me défende ! Je ne vais quand même pas me laisser accuser d’un accident dont je ne suis pas responsable ! La faute n’est pas mienne ! Je suis en âge de vous tenir tête, que je sache ! Il est fini le temps où j’étais sous votre autorité à contre cœur étant donné le peu d’attention que vous m’accordiez depuis le sois disant accident de ma pauvre mère, et dont je peux, à mon tour, douter aujourd'hui… Il va venir le jour ou je découvrirais la vérité ! J’ai assez souffert, par sa faute, votre absence, votre aveuglement et votre négligence envers moi ! Vous avez traité votre propre fille comme une pauvresse, abandonné à son triste sort ! Je vous en tiens rigueur, et ne vous doit aucun respect !

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