• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -113 -

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ils encadraient harmonieusement l’ovale parfait de son visage faisant valoir la blancheur de son teint. La jeune comtesse voulue, pour la deuxième fois, s’assurer que le domaine était dépourvu d’habitants.

    — Pouvez-vous m'assurez, Dominique, qu’il n'y a vraiment personne au château  ? Je n'aimerais pas faire de mauvaise rencontre à mon arrivée.

    — Non Mlle. Le château est tout à vous. Mr votre père et Mme, ne seront pas là avant fin juillet, début août. Ils ont prévenu qu’ils seraient très certainement en retard.

    —  Bien. Je n'occuperais pas le château. Je préfère ne pas avoir de surprise s'ils changeaient d'avis.

    — Le comte de Rubens-Gortzinski est-il en ce moment à Aigue-blanche ?

    C'était Adélaïde de Brémont qui posait la question. Elle savait qu'elle brûlait les lèvres d’Isabelle.

    — Je le pense, Mlle Adélaïde. Mr le comte ne quitte guère la propriété, et Mme la comtesse Ludivine, lorsqu'elle est présente, quitte très souvent le manoir, préférant rester aupré de Mme sa mère et Mr le comte Rudolph.

    Les sourcils d’Isabelle se haussèrent légèrement en signe de surprise, et dit ironiquement :

    — Quelle surprise ?! Mme la comtesse ne réside t-elle pas habituellement à Aigue-blanche près de son époux comme cela devrait être ? 

    — Mme la comtesse habite presque toujours avec sa mère et le petit Thierry dans leur propriété de Paris, fît Dominique. Le comte William vit pratiquement seul une grande partie de l’année.

    — Si je comprends bien, fit Adélaïde. Il vit, en somme, comme un célibataire !

    Dominique, ne se souciant apparemment pas des agissements de la comtesse Ludivine, répondit d’un air tout à fait détaché :

    — Il le faut bien puisque, comme vous le savez, Mme la comtesse ne peut supporter la campagne ! 

    Dominique n’aimait pas la femme de William, et cela se voyait.

    Adélaïde de Brémont hocha la tête en parlant comme pour elle-même :

    — Le contraire m’eut étonnée !

    — Isabelle ne fit aucune remarque ; mais sa bouche eut un léger frémissement qui en disait long sur ce qu'elle pensait concernant la couple. Refusant l’aide de Dominique, la jeune comtesse se chargea de sa valise et de celle de sa marraine pour se diriger vers château vieux, suivit par son ancienne préceptrice. Au passage, elle jeta un coup d’œil sur les fleurs servant de tapis de sol ornant le bassin rond tout à fait bien entretenu par rapport à l’autre bassin surmonté de petits anges complètement abandonné depuis des lustres. La jeune comtesse, se parlant à elle-même, se posa une question sans se rendre compte qu’elle pensait à haute voix :

    — Je me demande si le vieil Adrien vit toujours ?

    113

    sceau copyright

     

      

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -112 -Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -114 - »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :