• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -111-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ce dont elle avait été témoin cet après-midi-là, s’était enfouit dans un recoin de son esprit, mais cette fois, il y avait un élément qui confirmait la présence de sa mère près d’elle. Ce bout de voile et le bout de robe identique à celle que portait sa mère, était la preuve irréfutable qu'elle était toujours présente sur les bords de l'étang, et veillait sur elle. Ces deux précieux morceaux de tissus lui assuraient qu’elle n’avait pas rêvé. Isabelle se devait de les garder sur elle, et mit les petits bouts de tissu dans son corsage près de son cœur, puis elle décida afin de se prémunir contre sa raison qui pourrait vaciller, de ne plus y penser tant qu’elle ne serait pas en mesure de mettre en évidence la ou les assassins de sa mère. Cette étrange vision devait pour le moment rester secrète, bien enfouie au creux de son âme.

    Sous la lune éclairant la pièce d'eau où, pour la première fois, elle venait d’apercevoir la malformation et le si beau visage de sa tante Victoria, l'avait ému plus qu'elle ne voulait se l'avouer. La beauté de sa tante l'avait beaucoup impressionné. Après que celle-ci se fut éloignée en suivant les berges de l’étang, voilà que, pour la deuxième fois, Isabelle assistait à l’apparition de sa mère. La preuve de ce phénomène surnaturel n’était plus en cause. Isabelle était seule à savoir qu’il y avait quelque chose de pas normal en ces lieux. Le visage de sa mère lui était apparu pour la première fois, dans l’eau sombre de l’étang. La raison  en était certainement pour prendre contact avec elle. Ce soir, pour la deuxième fois, très distinctement, elle l’avait clairement vu. De plus, sa mère lui avait révélé des détails qui ne pouvaient la tromper. Sa décision était prise. Elle ne confierait rien non plus à l’abbé Forges de peur qu’il ne la prenne, lui aussi, pour une personne dérangée ayant soudain perdu le sens des réalités. Certaine qu’elle n’était plus seule à se débattre au milieu de chiens et loups, Isabelle accepta l'idée que sa mère était là dans l’ombre des grands ormes, pas seulement pour élucider son assassinat, mais aussi, pour la guider et la protéger. Isabelle était sûr, à présent, que sa mère avait toujours veillé sur elle depuis sa toute petite enfance et c’était parce qu’à ses seize ans, elle l'avait trouvé assez mature et large d’esprit, qu’elle avait jugé bon de lui apparaître sans que celle-ci ait peur. Isabelle allait partir chez son oncle, résignée, mais en paix. C’était là, le sage conseil de sa mère qui, avant de disparaître, avait fait son possible pour la rassurer afin qu'elle parte l'esprit tranquille. Sa mère s'était employée à lui confier la bienveillance de son frère et l’extrême gentillesse de sa nièce et de son neveux. Comment connaissait-elle ses neveux ? Isabelle se posait la question. Serait-il possible que sa tendre mère soit au courant de tout ce qu'il se passait lorsqu'il s'agissait de sa famille ? Elle croyait en sa mère qui lui avait assuré qu'elle serait heureuse là-bas, et bien traitée. Le devoir d'Isabelle, à son retour d'Angleterre, serait d’aider sa tendre mère à trouver la paix et le repos éternel dès qu’elle serait en mesure de trouver des preuves avec l’aide de Dieu, afin de punir la ou les coupables. A son retour, le mystère qui planait sur l’étang-aux-ormes devrait être élucidé. Isabelle s'en faisait la promesse.

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