• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -8-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -12- 

    Je vous le répète, je suis la seule, de par ma naissance, à être une vraie de Rubens, Mme ! Les ancêtres tourangeau issus de la noblesse de France de votre dernier mari, vous permet, de par votre titre, d'accéder à une certaine aisance financière parce qu'il vous à comblé, avant de mourir, en vous nommant son héritière et comme il avait une fortune personnelle conséquente, vous ne vous privez guère d'afficher vos privilèges, mais vos deniers ne servent aucunement à mon entretient, que je sache ! Vous devriez me remercier au lieu de me critiquer ! Qu’avez-vous à faire de ma personne pour avoir, depuis dix ans, éloigné mon père de moi ? Dois-je vous rappeler que je ne suis nullement votre fille, ce qui, pour moi, serait fort préjudiciable...

    Sachant très bien mettre sa belle-mère mal à l'aise, Isabelle appuya sur un point qu'elle voulait mette en exergue sur la façon dont la d'Argenson avait manœuvré pour conquérir son père. Elle reprit ses attaques :

    Vous vous êtes approprier le nom des de Rubens par la ruse, ce qui n’est pas de mon goût. La d'Argenson faillit s'étrangler en invectivant sa belle-fille :

    Mais tu es intraitable ! Je suis ta mère ! Comment oses-tu une telle insolence ? Tu es une sale gamine ! Je vais en référer à ton père !

    Isabelle ne se départie pas de son calme. Bien au contraire, elle se fît un plaisir de surenchérir sur les menaces de sa marâtre :

    Vous êtes la mère de la comtesse Ludivine de Richemont, votre fille que vous chérissez. Pas la mienne. Peut m’importe que vous en référiez au comte, mon père ! Cela ne me touche guère.

    Ne t'a t'on pas appris le respect ? Comment oses-tu une pareil insolence envers moi !

    Qui me l’aurait appris, vous... mon père, peut-être… A non ! C’est ma marraine et ma préceptrice, et je m'en sert à bon escient.

    Mais enfin ! Cela suffit, Isabelle !

    Et bien non. Cela ne suffit pas. Jose, Mme ! Un point c’est tout ! Vous n’êtes que ma belle-mère ! Ce qui signifie que vous n’êtes rien pour moi.

    Je connais ce qu'est le respect ; mais je n'en ai que faire quand il s’agit de vous ! Il est un fait que je ne vous permets pas de me réprimander ! Vous n’avez aucun droit sur ma personne ! Je continuerais donc à vous faire des courbettes et des révérences si cela peut vous donner l’illusion d’une certaine importance. Pour moi, cela ne sert qu’à vous tourner en ridicule comme cette révérence complètement inutile de tout à l’heure.

    Hors d'elle, la comtesse hurla :

    Sortez de cette pièce, petite effrontée ! Vous n’avez rien à faire ici Lorsque vous vous conduirez mieux, nous aviserons ! Sortez de cette pièce, vous dis-je ! Je ne veux plus vous voir et même si vous vous en fichez royalement ! Nous verrons bien ce qu'il dira !

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