• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -56-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Isabelle ne revenait pas d'avoir été témoin de la dispute qui venait d'opposer  les deux fiancés William venait de prendre ouvertement sa défense et celle de sa mère ? Ce pouvait-il qu’il ait compris le manège de la d'Argenson et sa fille  ? Bien qu’elle ait quelques griefs contre lui, elle remercia intérieurement son cousin pour avoir remis à sa place la fille de celle qui aurait dû devenir sa belle-mère, s'il n'avait pas rompu, à temps, ses fiançailles avec cette chameau de Ludivine. Le couple s’éloigna, séparés l'un de l'autre par des divergences d'opinions et bien plus encore...

    Ne se doutant pas une seule seconde qu’une oreille indiscrète avait suivi les propos acerbes et pleins de sous-entendus de cette peste de Ludivine qui minaudait quelque temps au paravent sur l'épaule de William. Isabelle fulminait de ne pas avoir pu fermer le bec de cette pie jacassante désirant satisfaire sa curiosité sur un sujet qui qui ne la regardait absolument pas. Curieuse d’en apprendre un maximum sur leur mésentente flagrante, Isabelle tendait une oreille attentive au moindres paroles que Ludivine tenterait de prononcer pour essayer de faire revenir William sur sa décision. Oserait-elle encore braver l’autorité de celui qui venait de rompre ses fiançailles avec elle ? Isabelle essaya de les suivre, mais dans le soir qui tombait, plus aucun son ne parvint à ses oreilles. Le visage de la jeune fille, assombris par la gravité de ce qu'elle venait de surprendre et qui les opposait, jusqu'à faire sortir de ses gonds son cousin, l'avait étonnamment surprise ? Aller jusqu’à rompre ses fiançailles d'avec sa pire ennemie, l'avait laissé étrangement pensive... Que devait-elle croire ?

    Isabelle essaya de calmer l’orage qui grondait en son âme. Des larmes roulaient sur ses joues qu’elle essuya d’un revers de mains rageur tout en serrant les dents. Isabelle ne pouvait se douter qu'un jour, son cousin pourrait prendre sa défense comme il venait de le faire sous le coup d'une colère plus que légitime. Pourtant, elle ne voulut pas baisser sa garde envers lui. Cette animosité envers William avait grandi depuis qu’il avait changé au contact de la d’Argenson. Cependant, là, il venait de faire preuve de compassion envers elle, se demandant même s’il avait eu raison d’accepter ces fiançailles avec une peste telle que la fille de la d'Argenson. En fin de compte, s'était-il rendu compte qu'elle ne lui convenait pas, et qu'il allait sans doute l'épouser pour satisfaire sa mère et sa futur belle-mère ? Isabelle se demandait si William avait de véritables sentiments pour Ludivine de Richemont ? Qu'elles étaient les raisons qui l'avaient décidé à se fiancer avec la fille de cette sorcière comme il l'avait, dans son exaspération, surnommé lui même ? Autrefois, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent et que Isabelle n'était que de quelques années plus jeune que lui, il s’était montré gentil à son égard. Il lui avait même affirmé qu’elle serait un jour une très belle jeune fille, qu’elle était très intelligente pour son âge, et déjà très intéressante dans ses raisonnements. Son attitude envers elle avait commencé à changer sous l’influence de la nouvelle comtesse de Rubens qui la traitait avec une telle indifférence et une telle froideur, qu'il lui semblait qu’elle n'était devenue qu'une petite chose insignifiante pour son propre père naturellement influencé par la nouvelle maîtresse du château qui ne manquait jamais une occasion de faire valoir sa propre fille. Depuis, à ses yeux, au contact de cette mégère manipulatrice, William s'était, petit à petit, lui aussi, transformé en un quelqu'un d’autre qu’elle ne reconnaissait plus.

    Isabelle se refusait à croire qu'il ait soudainement et sous la colère, changé d'avis à son égard ; mais pourquoi l'avait-il, alors, défendu ? Était-ce pour contrecarrer les paroles venimeuses de Ludivine devenue en un instant son ex-fiancée ? Pensait-il vraiment ce qu'il venait de dire à son sujet ? La questions s'imposait à elle sans qu'elle ne puisse y trouver une réponse plausible. Connaissant la fourberie de sa marâtre, pouvait-elle lui accorder le bénéfice du doute ? Était-il soudain redevenu son ami, ou devait-elle continuer à se méfier de lui  ?Isabelle présentait que ce revirement soudain pouvait ne pas durer, sachant très bien l’influence néfaste que cette femme exerçait sur les membres des deux familles de Rubens. 

    56

    4sceau copyright

     

     

     

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -55-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -57- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Novembre 2019 à 11:07

    Bonjour

    ah les disputes de famille, et prendre partie pour qui ? pour quoi ? ah ah ah

    c'est ce qui fait les romans, les films ou les feuilletons télévisés

     

    bon weekend

      • Samedi 16 Novembre 2019 à 11:18

        Bonjour Philippe,

        Je te remercie pour ta gentille visite.

        Je suis heureuse que tu sois toujours passionné par ce roman !

        Merci mon ami pour ton passage hebdomadaire qui me fait toujours très plaisir.

        Bon week-end à toi,

        Amicalement, Ghis.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :