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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ce que je viens d’apprendre m’a éclairé sur certains points qui m’étaient restés obscures étant trop petite pour réaliser les véritables raisons concernant l’absence de maman. Je suis plus à même de me conforter dans ce que je soupçonne depuis longtemps ; mais elle n’aura pas le dernier mot sur moi ! Je saurais surmonter mon chagrin. Ne me cachez plus rien Adélie. Je veux tout savoir sur ce qui concerne maman. Je vous dis qu’il y a quelque chose de malsain dans ce supposé accident ? Vous savez, Adélie, ce que je pense de tout cela.

    Depuis cet instant fatal où la jeune adolescente avait appris la mort tragique de sa mère par la bouche de Ludivine de Richemont, elle considérait la pièce d’eau comme une sorte de lieu de pèlerinage. Chaque fois que cela lui était possible, elle se devait de venir s’asseoir dans l’herbe devant l'étang. Là, Elle repensait à sa mère morte, bêtement, noyée, sans personne pour la secourir. Elle imaginait la scène tout en frissonnant d’horreur. 

    — Quelle mort affreuse ! Pensa Isabelle. Comme elle a dû avoir peur avant de s’enfoncer définitivement dans l’eau froide, sombre et profonde et surtout dans le noir complet de la nuit déjà bien avancée.

    La blondeur de sa chère mère aux grands yeux pensifs dont le portrait ornait sa chambre, lui faisait penser à son contraire aux cheveux diaboliquement noir corbeau qu’elle ne supportait pas. Le portrait de sa mère était l’unique lien qui la reliait à elle. Tous les soirs et chaque matin à son levé, Isabelle lui parlait. Elle sentait que sa mère la protégeait et l’aimait. Daphné et Isabelle, par l’intermédiaire de ce tableau, n’avaient jamais été vraiment séparées.

    Il existait, au bord de cet étang, un vieux pavillon à demi ruiné par l’humidité et le manque d’entretien, mais qui avait conservé les lignes élégantes des constructions du XVIII ème siècle. A l’intérieur, l'on pouvait encore observer quelques-unes des boiseries sculptées et recouvertes d’une fine couche d’or, avoisinant avec de fines peintures dont on l’avait autrefois décoré.

    Dans ces années où la fortune des de Rubens ne les avait pas encore abandonnés, pareil à leurs ancêtres, ils donnaient des fêtes au bord et sur cet étang. Comme l’exigeait la coutume et la bienséance, l’on offrait collations ou soupers, selon les heures ou les invités se trouvaient être encore aux abords du pavillon. Cela faisait bien longtemps que les de Rubens n’exerçait plus aucune activité en ce lieuCe qu’il restait de leur fortune, ne leurs permettait plus de l’entretenir. Seule Isabelle y venait lire, rêvasser ou dessiner. Seule, non, car un jour, elle y avait trouvé un long voile de tulle blanc qui devait appartenir à sa tante Victoria, puisqu’il n’y avait plus que sa tante, à part elle, qui venait de ce côté-ci du parc. Cette tante qu’Isabelle ne connaissait pas, ne fréquentait ces lieux qu’à la nuit tombée, lorsque sa silhouette déformée par une bosse au dos déportant, par obligation, sa taille, compressant aussi son coeur et ses poumons. Sa tante, profitant de la nuit, sortait de la vieille tour et se confondant avec les hombres nocturnes, se dirigeait vers l’étang ou se trouvait le pavillon, étant sûr de n’y rencontrer âme qui vive.

    Deux jours après son entrevue avec la comtesse Marie-Marguerite, Isabelle, par un après-midi maussade, vînt s’asseoir sur une des marches du pavillon légèrement en surélévation, permettant de visionner dans son ensemble cet endroit plus que mystérieux qu'était l'étang. 

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  • Commentaires

    1
    Samedi 28 Septembre 2019 à 10:32

    Bonjour,

    nouvelle rencontre possible pour notre héroïne avec sa tante Victoria

    a suivre donc prochainement he

     

    bon weekend

    la pluie s'est invitée en Lorraine, elle passe entre deux rayons de soleil mais les journées sont plutot grises en cette semaine

      • Samedi 28 Septembre 2019 à 13:19

        Je suis heureuse que cette histoire te passionne toujours autant,

        et je pense que cela va continuer jusqu'au bout du bout de l'intrigue,

        et je te remercie d'être assidu à ce roman.

        Cela m'aide beaucoup pour connaître l'impacte, s'il était édité,

        de ce que ce roman pourrait valoir au niveau des futurs lecteurs.

         

        Ici, nous sommes toujours ballotté entre le beau temps et un peu de pluie

        qui, malheureusement, n'est pas assez suffisante pour la nature et le jardin.

        Je te souhaite également un très bon week-end (écrit à l'ancienne version) :

        Je n'aime pas que l'on me change mes acquits,

        et comme je suis une réfractaire à tous changements linguistique...

        Enfin ! C'est ainsi que je fonctionne.

        Amicalement, Ghis.

         

         

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