• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -188-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ludivine fulminait intérieurement de ne pas avoir réussit à faire complètement céder Isabelle pour ce qu’elle lui avait demandé. Et l'enfant de continuer son caprice :

    Je veux les fleurs, maman !

    Elles sont bien trop loin maintenant, mon petit chéri. Isabelle ne veut pas te cueillir une de ces fleurs pour te l’offrir. Nous rentrons. En attendant, sois sage, veux-tu ?

    Le canot avait frôlé rapidement le jardin flottant afin d’en finir avec le caprice de Thierry. Isabelle Ancrée dans son refus de continuer cette discussion avec Ludivine, avait fait abstraction de l’enfant qui n’écoutait rien, et qui tendait toujours ses deux petites mains vers les nénuphars en répétant :

    Les fleurs ! Je veux les fleurs !

    Thierry, mon petit chéri ! Une prochaine fois.

    N’obtenant pas ce qu’il voulait, l’enfant se leva et se pencha dangereusement sans que sa mère ait eu le temps de réagir, Thierry, debout dans la barque, se pencha encore plus, et son mouvement fut si rapide, qu’il bascula. Sa mère étendit les bras pour le saisir et fit s’incliner un peu plus la barque, ce qui la précipita à son tour à l’eau. Isabelle poussa un grand cri, se leva brusquement et plongea dans l’étang. Elle réussit à saisir un bout de la robe de Ludivine et presque aussitôt celle-ci s’agrippa à elle. Une fraction de seconde, Isabelle cru qu’elles allaient couler toutes les deux. Heureusement, Ludivine, perdit soudainement connaissance. Lui saisissant le bras, Isabelle, excellente nageuse, réussit à gagner la berge où déjà le jeune jardinier accourait. Il avait entendu ses appels au secours d’Isabelle. Il saisit Ludivine et la hissa sur l’herbe. Isabelle lui cria :

    Je n’ai pas le temps de la ranimer. Faites le vous-même s'il vous plaît ! Je vais chercher l’enfant !

    Le jeune jardinier ne connaissant pas les gestes qui aurait put sauver la jeune femme, resta les bras ballants avant de songer à la porter  inanimée au château.

    Ne se rendant compte de rien, Isabelle plongea de nouveau à l’endroit exact où Thierry avait disparu, mais le petit corps avait déjà coulé. Elle activa ses recherches au milieu des nénuphars dont les longues racines enchevêtrées gênaient ses mouvements. Malgré ses efforts, il lui fut impossible de retrouver le petit corps parce que le font de l’étang étant envasé, la visibilité était considérablement envasée. Isabelle dû regagner la rive sans lui et se mit à courir autant que le lui permettaient ses jambes encombrées par ses vêtements lourds et ruisselants. Dans l’escalier de la vieille tour, elle appela Adélaïde qui ne l’entendit pas tout de suite. Ses cris d’effroi emplissaient la vieille tour. Isabelle n'avait plus de force, mais elle réussit une dernière tentative en hurlant une dernière fois : 

    Au secours ! Venez m'aider !

    Adélaïde accouru enfin, effrayée par les hurlements d’Isabelle.

     Dominique et Angèle accoururent à leur tour.

    — Oh ! Mon Dieu ! Mais dans quel état êtes-vous !

    — Allez vite dire à mon père que je n’ai pas pu sauver le petit Thierry qui est resté dans l’étang.

    Ayant juste eut le temps de gravir les dernières marches et d'appeler à l'aide, Isabelle s’effondra inanimée.

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