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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    André aussi est tout drôle, tout songeur… cette petite peste de Ludivine vous aurait-elle jeté un sort ? Et dire qu’elle a l’intention de rester quelque temps encore chez nous ! On se passerait bien volontiers de sa présence !

    Lorsque son amie fut partie, Isabelle ferma les yeux et demeura immobile. La chambre s’obscurcissait car, en cet instant, un orage se formait et de lointains grondements commençaient à se faire entendre. Son cerveau fatigué essayait de ne plus penser, Isabelle désirait dormir un peu. Peine perdu. Devant ses yeux passaient les silhouettes de la d’Argenson dans sa robe aux scintillements argentés, de la blanche Ludivine, et de son père qui semblait fortement s’ennuyer auprès de sa femme.

    A ses oreilles résonnait la voix de William, suppliante, ardente, lui disant :

    — Partez, Isabelle ! Il vous faut partir ! Pour votre sécurité !

    Que craignait-il donc ? Ludivine pouvait lui nuire, assurai-t-il. Comment ? Cependant, Victoria ne lui avait-elle pas fait une recommandation analogue lorsqu'elles s'étaient rencontrée dans le pavillon de chasse ? 

    Prends garde à ta belle-mère, ainsi qu’à sa fille, Isabelle ! Avait-t-elle dit.

    Non, certes, elle ne partirait pas ! Elle ne quitterait Monteuroux qu’au début de l’hiver, comme elle l’avait décidé. Mais elle éviterait le plus possible de rencontrer sa belle-mère et Ludivine. Celle-ci, il fallait au moins l’espérer, ne s’attarderait pas indéfiniment à Aigue-blanche. Jusqu’à son départ, Isabelle s’abstiendrait de leurs rendre visite afin de ne pas risquer de rencontrer Ludivine. Elle en dirait tout simplement la raison à Juliette qui la répéterait à sa mère et à ses frères. William, en tout cas, n’en serait pas surprit, puisqu’il l’avait mise en garde contre sa belle-mère et sa fille. Sombre tristesse et déception dont venait de parler Juliette, que de la savoir encore là pour un peu de temps. L’orage éclata au début de la soirée, ce qui augmenta la fatigue morale et la nervosité d’Isabelle. Elle ne se sentait pas bien encore le jour suivant et ne quitta pas la vieille tour jusque après le dîner où, sur le conseil d’Adélaïde, elle sortit pour profiter de l’air devenu presque frais. Comme elle allait s’engager dans le parterre, elle vit venir son père qui s’exclama :

    Tiens, te voilà ! Tu n’as pas bonne mine ?

    Je pourrais en dire autant vous concernant ! fit Isabelle contrariée de voir son père qu'elle ne désirait pas rencontrer.

    J’allais justement chez toi…

    J’ai été souffrante. Je me sens un peu mieux ce soir. Mais si c’est pour avoir encore des discutions scabreuses qui, en fait, ne seraient que pour m’énerver, vous pouvez remettre tout ceci à plus tard. J’ai besoin de tranquillité. 

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