• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -160-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

     William se tourna vers sa cousine, lui prit la main et la baisa avant de s’en aller.

    — Bonsoir, ma cousine, fit-il avec une subite inflexion de douceur dans la voix.

    Il salua froidement Mr de Rubens et s'éloigna d'un pas ferme. Il ne s'était pas éloigné plus que cela, que le père  d'Isabelle la questionna :

    — Pourquoi n'es-tu pas resté là-bas, comme Juliette ? 

    D’un ton mordant, Isabelle recadra son père immédiatement :

    — Il me semble que mon cousin vient de vous en donner la raison.

    — Et tu y as trouvé William ?

    Quelque chose de singulier dans le ton de son père, surprit Isabelle.

    — Mais oui. Je le croyais reparti pour Aigue-blanche.

    — De quoi avez-vous parlé ?

    Isabelle, manquant de patience, rétorqua sur un ton vif qui n’admettait aucune réplique, même de la part de son père. Après tout, elle était majeure, et libre de ses mouvements ! Sérieusement agacée, elle répondit :

    — Pourquoi me posez-vous toutes ces questions sur ce ton bizarre ? Sommes-nous encore sous l'inquisition ?

    Surprit par le ton que prenait sa fille, le comte hésita à obtenir ce qu'il était venu chercher en les apercevant ;

    mais il se reprit, et ne se démonta pas  quand il essaya de lui arracher la réponse qui le préoccupait. Il insista :

    — Je ne vois pas la raison pour laquelle je ne pourrais pas m’intéresser à ce que vous faisiez ici ?

     Depuis son entretien avec Adélaïde, les nerfs tendus de la jeune comtesse, firent monter en elle une soudaine irritation.

    — Je pense que cela ne vous regarde pas et ne vous intéressera guère de le savoir... ceci est ma vie privée !  Pour votre tranquillité d’esprit, je vous indique simplement que nous parlions de ma mère. C'est tout ce que vous avez besoin de savoir ! Cela vous va-t-il comme réponse ? La dureté des paroles d'Isabelle parlant de sa mère, surprit son père qui en bégaya :

    — De... de ta mère ?

    — Oui... de ma mère ! Auriez-vous quelque chose à me dire à son sujet ?

    Isabelle ne pouvait voir distinctement la physionomie de son père, mais elle perçut l'altération de sa voix.

    — Quelque chose à te dire à son sujet que j'aurais omis de t'avouer... que j'aurais à me reprocher ? Je ne pense pas ? 

    — Vous seul savez ce que vous avez à vous reprocher !

     Mais qu’aurais-je donc à m’inquiéter que je ne sache déjà ? Vous paraissez si surpris que je vous pose cette question ? Cela est dérangeant lorsque l’on se sent soupçonné injustement ! N’est-ce pas ? N’auriez-vous pas encore des sentiments pour votre femme, ma mère ? Je la retrouve partout ici, dans ce parc, dans ces parterres où elle est si souvent passé avec vous, dans ces salons où je me la figure telle qu'elle est sur son portrait au pastel, recevant ses hôtes avec cette grâce parfaite dont me parlait un jour la comtesse Marie-Catherine de Rubens. Ma mère si douce, si aimante... sans aucune méchanceté dans l'âme ! 

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Avril 2019 à 18:31

    Bonsoir Ghislaine, merci de ton sympa passage sur mes cartes virtuelles.

    A mon tour, je tiens à te souhaiter un excellent WE pascal.

    J' admire ta dextérité d' écriture, bravo !

    gros bisous

      • Samedi 20 Avril 2019 à 12:49

        Bonjour Sellena,

        Je suis heureuse de t'apercevoir sur le blog roman!

        Tu ne peux savoir le plaisir que tu me fais ?

        C'est vrai que je ne suis pas trop présente sur les blogs,

        mais le roman prend tout mon temps.

        Je te souhaite, moi aussi, un très bon week-end pascal ! 

        Gros bisous, Ghis.

         

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