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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -16-

    Sans doute, il aimait ma chère mère ! Mais la d'Argenson agissait en douce pour se rendre indispensable aux yeux de mes parents : Elle savait se faire apprécier, rendre des services, et lorsque maman fut décédée, cela à bien dû l’arranger. Le titre de comtesse, était à portée de sa main. L’argent de père ne l’intéressait guère, puisque sa fortune, après ses deux veuvages, que je considère comme étant suspectes, était très conséquente. Elle a réussi, de par ses manœuvres, à refermer sur père le piège qu’elle lui avait tendu, et lui ne s’est douté de rien. Je la haie ! Ce dont je m’aperçois, c’est que les hommes sont fort manipulables lorsqu’ils ont la faiblesse de se laisser séduire par une femme. Je distingue, encore une fois de plus cette imposture, avec l’exemple de Ludivine qui essaide piéger mon cousin. Adélaïde émue ne su que répondre devant tant d’esprit de déduction et d’investigation de la part de sa protégée. Elle ajouta pour clore la conversation qui, malgré sa volonté de ne pas aller plus loin, ne s’arrêta pas :

    — Et oui : ta futur belle-mère se trouvait là où il fallait qu’elle soit pour troubler un homme dont la femme était partie trop jeune… elle accourut, s'est montrée attentive à ses besoins, serviable et servile à souhait…

    — Oh ! Elle est toujours tout cela envers mon père ! Ricana Isabelle. Je me demande pourquoi grand-père ne l'a pas mise à la porte ?

    Adélaïde se sentant obligée de dévoiler les circonstances dans lesquelles avait eu lieu ce mariage, continua son récit :

    — Votre grand-père n’était pas homme à se soucier de son fils. Ce qu’il faisait de sa vie le lui importait peu. Votre père a vécu et ressentit ce manque d’amour et d’attention de sa part depuis tout jeune. Votre grand-mère n’était pas non plus, une bonne mère, et votre père fut élevé par des nurses. Elle ne s’occupait que de son époux, mais de son fils, pratiquement pas ? Quand ton père s’est fait homme, à part le respect qu’il devait à sa mère, son obéissance n’était pas une chose obligatoire pour lui, même si elle était en droit, par principe, de l’exiger. La comtesse Marie-Marguerite avait perdu toute autorité sur son fils, et ne pouvait intervenir dans ses choix de vie. Elle pouvait simplement essayer de conserver un ascendant sur lui : d’ailleurs, c’est ce qu’elle a fait, mais sans y parvenir vraiment. A cette époque, elle était en Suisse. Il lui était impossible de revenir plus tôt. Ce fut suffisant pour que le mariage ait lieu sans qu'elle ait à y redire. Quelques semaines plus tard, lors du retour de la comtesse, la vicomtesse d'Argenson, devenue comtesse de Rubens, s'est alors éclipsée très discrètement, attendant son heure de pouvoir être officiellement présentée à sa belle-mère, si je puis dire, car votre grand-mère, ayant mis ses menaces à exécution : la présentation de la nouvelle châtelaine ne fut jamais d’actualité.

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 29 Mars à 10:53

    Bonjour

    un peu plus de decouverte de l'histoire de famille, c'est intéressant,

    et oui les femmes font souvent tourner la tête des hommes, pauvres diables que nous sommes (comme le chantait Julio Iglesias) LOL

      • Dimanche 31 Mars à 13:40

        Tu as raison cher Philippe.

        Là, tu vas être servit par la diabolique Mme d'Argenson...

        Bon dimanche mon ami !

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