• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -12-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -15-

    En grandissant, à chaque fois que je la voyais, j'éprouvais un dégoût pour cette femme que je trouvais odieuse avec moi, et très orgueilleuse. J’ai analysé très tôt, ce que je ressentais à sa vue. Je compris très vite les artifices qu’elle avait employé, afin de détruire le couple que formaient mes parents. Ma mère était un obstacle à franchir pour arriver à ses fins. Son décès a bien dû l’arranger ?

    — Oh ! Isabelle ! Qu’insinuez-vous donc là ? C’est très grave ! Vous me faite peur ! Pensez-vous ce que vous dites ?

    — Si vous saviez tout ce que l’on apprend dans les couloirs d’un château ? Je pense tout ce que je dis ! Je n’ai aucune preuve, mais je sais, au fond de moi... quelque chose me dit que… je ne suis pas loin de la vérité. Pendant ces dix années, j’ai eu le temps de comprendre bien des choses, cachée dans les recoins de château vieux. Les différents passages secrets communiquent toujours entre les deux  châteaux. Dissimulée derrière les tentures, j'entendais tout ce qui se disait, concernant cette femme et sa fille. Les domestiques bavardent entre eux en cachette de la d’Argenson, et les femmes de chambre ne s’en privent guère non plus, dès qu’elles sont entre elles... elles font leur travail et sont plus à même que moi à se faufiler dans l’intimité de ces deux diablesses… Je n’avais pas besoins d’aller bien loin pour être au fait des rumeurs sur l’ancienne vie de cette danseuse qui dissimulait, aussi, ses talents de comédienne maintenant qu'elle se disait comtesse dans l'âme et jusque dans le sang coulant dans ses veines. Cela me venait aux oreilles sans même que je le veuille ! Père disait qu'il ne pourrait jamais oublier l'amour de sa vie et que mère serait toujours dans son cœur… dans son cœur…qu’elle ironie !

    Le visage de Adélaïde se troubla devant le regard perplexe d’Isabelle. Elle dit avec hésitation :

    — Certainement qu'il aimait votre mère ! Mais les hommes, il ne faut pas trop leurs en demander ! A certains, surtout. Ils se laissent vite consoler, puis oublient leur peine dans les bras d'une autre…

    — C'est affreux ! Dit âprement Isabelle. Oublier celle que l'on a aimé et chéri pendant des années ! Si la d’Argenson ne s'était pas trouvée là, peut-être que père ne se serait pas  laisser prendre à son jeu de séduction, et remarier si rapidement…

    — Mais elle était là, ma chérie, à l’affût de ce veuf éploré perdu dans son chagrin... elle était là à attendre son heure… les hommes sont, en générale, faibles devant une femme qui sait comment leurs plaire... je me rappelle, maintenant que tu en parles, que je la voyais souvent au château, faisant des civilités à ta maman. Je la trouvais trop polie pour être honnête...

    — C’est bien ce que je me dis : Pourquoi n’aurait-elle pas été la maîtresse de père avant le décès de mère ? Je croyais que père vivait seul au château, retiré du monde... seul avec sa peine, mais il n’en était rien : J’en suis convaincu ! Très manipulatrice, la vicomtesse d'Argenson a dû commencer de s’insinuer, en douce, et avec amabilité, dans la vie de mes parents, puis elle à dû faire, dans les moment d'absence de mère occupée ailleurs, son possible pour séduire père. Il y a tellement d'endroits dans les deux châteaux réunit pour exercer ce pouvoir de séduction qu'elle sait si bien  mettre en valeur afin d'arriver à ses fins...

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  • Commentaires

    1
    Mardi 26 Mars à 11:05

    voila ce que j'ai lu la derniere fois,

    ca va, je ne suis pas trop loin encore pour me reperer eh eh eh

     

    je mets un commentaire pour savoir ou j'en suis et vendredi lire la page suivante

      • Mercredi 27 Mars à 14:28

        HI !HI !Hi ! Tu me fais sourire en lisant tes commentaires.

        J'aime bien te lire ! Mais tu as raison :

        J'ai aussi du mal à me repérer lorsque je ne mets pas un point de repaire.

    2
    Jo
    Mercredi 27 Mars à 15:49

    Hello Ghislaine

    Je trouve le texte mieux aéré, bravo.

     

    Les hommes sont tellement faibles,hihihi

    Je m'en fiche, je suis un oiseau, hihihi

    Gros bisous

    Jo

      • Jeudi 28 Mars à 10:45

         

        Je te remercie Jo d'avoir volé jusqu'à mon blog lecture.

        Tu es toujours le bienvenu ici !

        Gros bisous sur le bec du Condor.

        Amitié, Ghis.

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