• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -195-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Heureusement, Dominique et Angèle ont entendu ses hurlements déchirants, et ils sont descendu la relever pour la porter sur son lit, pour ensuite, appeler le médecin. Avec Antoinette, nous l'avons fait revenir à elle, déshabillé rapidement, frictionné pour la réchauffer, et nous l’avons couché. Cette bonne Antoinette m'a été d'un grand secours. William demanda :

    Son père n’est pas venu la voir ?

    Si, hier soir. Elle se reposait à ce moment-là. Je venais de lui donner un calmant prescrit par le docteur Pichon. Il m'a posé des questions auxquelles je n'ai su que répondre puisque, alors, Isabelle ne m'avait encore rien dit sur la façon dont s'était produit l'accident. Euh, il faut que je vous dise que je lui ai trouvé un air très bizarre... Comme gêné, et en même temps, il avait un air soupçonneux.

    C’est un rude coup pour Mme de Rubens, dit Juliette. Sa fille et ce pauvre petit Thierry... Si peu sympathique qu’elle soit, il faut cependant la plaindre.

    William préféra ne pas répondre aux paroles de sa sœur. Il avait son opinion sur la valeur de cette abominable femme qui l’écœurait. Ses lèvres eurent un pli d’amertume, tandis qu’il songeait :

    — la plaindre, cette femme qui ne pense qu’à se venger bassement sur Isabelle ! Je méprise la fausseté avec laquelle, il fut un temps, elle nous a tous manipulé. Ludivine était à l’image de sa mère aussi sournoise qu'elle. Seul son petit-fils comptaient à ses yeux. De les perdre tous les deux est intolérable pour elle. Il lui faut une coupable et c’est Isabelle. De rage, elle veut se venger sur elle pour avoir compris qu'Isabelle connaissait son manège depuis longtemps. Ma pauvre Juliette, tu ne parleras plus ainsi, lorsque tu sauras...

    Dans la matinée du surlendemain, la voiture de Renaud de Montaigu-Meldwin croisa un convoi mortuaire sur la route qui menait de Monteuroux à la petite église du conté, située sur le piton rocheux. Deux cercueils, l’un drapé de noir, et l’autre, beaucoup plus petit, drapé de blanc. Ils étaient  côte à côte sur le char funèbre, et tous les deux étaient recouverts de fleurs. Renaud eut le temps de remarquer, au passage, le ferme profil et la mince silhouette de l’un des deux hommes qui conduisaient le deuil.

    Par Dominique, qui lui ouvrit la grille du Château, il apprit l’accident qui avait causé la mort de Mme la comtesse de Rubens-Gortzinski et de son fils. Le domestique ajouta que Mlle Isabelle allait beaucoup mieux aujourd’hui et qu’elle attendait avec impatience Mr de Montaigu. Lorsque son cousin entra, Isabelle se leva du fauteuil où elle était assise et alla vers lui, les deux mains tendues.

    Quelle joie de vous revoir Renaud !

    Chère Isabelle, il paraît que vous avez été bien secouée ? Votre beau visage en porte encore les traces.

    Dominique vous a raconté ?

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