• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -193-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Quoi qu’il fît pour maîtriser son bouleversement, il ne pu s'empêcher de repenser à cette venimeuse vipère déversant ses accusations sur Isabelle. Avant d'aller voir l’abbé forges, William alla frapper à la porte des appartements d'Adélaïde. Celle-ci eut une exclamation lorsque, ouvrant la porte à laquelle il avait frappé, elle vit un visage décomposé par une révolte et une colère dont elle ne connaissait pas encore la cause. Elle s’exclama :

    Mon Dieu, Monsieur William !  Mais qu’avez-vous ?

    Il ne pouvait lui expliquer l’entrevue orageuse avec sa belle-mère, avant de savoir exactement comment les faits s'étaient déroulés... Prenant cela pour une douleur légitime, Adélaïde osa lui confier ses regrets pour ce regrettable accident.

    Oh ! C'est une terrible chose, n'est-ce pas ? Tous deux ! Ce pauvre enfant ! Et juste à l'endroit ou ma chère Daphné à perdu la vie !

    Oui... terrible…

    La voix de William était étranglée par la rage. Cependant, il essaya de se raisonner pour demander des nouvelles d’Isabelle.

    Comment-va votre protégée ?

    Nous avons eu très peur de la perdre aussi. La fièvre nerveuse semble avoir disparue, mais elle est, maintenant, prostrée. En ce moment, elle sommeille. Juliette est près d’elle.

    Elle s'est jetée à l'eau pour les sauver, n'est-ce pas ?

    Oui, la pauvre chérie ! Dans son délire causé par la fièvre, elle répétait :

    — J’ai vraiment fait tout ce qu’ai pu pour les sauver ! C’est affreux ! J’ai vraiment fait tout ce que j’ai pu !

    Le docteur Pichon a expressément défendu qu’on l’interroge. Mais ce matin, d’elle-même, elle m’a raconté ce qu’il s’était réellement passé. Ludivine a insisté pour qu’elle leurs fasse faire un tour sur l’étang que réclamait à corps et à cris le petit Thierry. 

    — L'enfant faisait un caprice parce que je ne voulais pas, étant occupée à peindre. Me dit-elle.

    — Voyant qu’il ne se calmait pas, sa mère insista pour que je cède à son caprice et accepte cette promenade en barque. A bout de patience, sachant que Thierry ne se calmerait pas, je donnais mon accord pour cinq minutes seulement. Nous montâmes dans la barque. Lorsque nous fûmes installés, Ludivine commença à me poser, comme à son habitude, des questions indiscrètes pendant que son fils continuait son caprice. Il ne restait pas assis et il se penchait dangereusement. Sa mère le gronda gentiment, le suppliant de s'asseoir, mais son fils n'écoutait pas et laissait ses petites mains jouer avec l'eau. Je m'apprêtais à revenir prés de la rive, lorsque Thierry se pencha pour atteindre les fleurs de nénuphars. La barque se mit à penchée dangereusement lorsque Thierry tendit son bras pour en attraper une. Emporté par le poids de son petit corps il bascula juste assez pour que Ludivine essaie de le retenir par ses vêtements. Par ce brusque mouvement, faisant un peu plus pencher la barque, elle est passée par-dessus bord en même temps que son fils. Je ne pouvais pas prévoir ce qu’il s’est passé. Je n’ai rien pu faire pour empêcher l’enfant et sa mère de basculer dans l’eau. Je n’ai pu que plonger pour essayer de rattraper Ludivine qui... Je ne suis aucunement fautive de ce qu’il vient d'arriver ! J'ai tout fais pour que la mère et l'enfant se tiennent tranquilles lorsque je pagayais, mais comme à son habitude, Ludivine n'en fît qu'à sa tête. Je me suis permis de lui dire, que lui céder ses caprices à un enfant, n'était pas pour lui rendre service. Elle me répondit avec son air de supériorité, que je n'étais pas mère et que je ne pouvais savoir comment est-ce que l'on élevait un enfant. Vous me croyez au moins ?

    Calmez-vous mon enfant. Ne vous agitez pas. Bien sûr que je vous croie ! 

     Avec une émotion contenue, Adélaïde parlait s'en prendre le temps de souffler entre chaque mots :

    Isabelle s’est jetée à l’eau, a saisi Ludivine par un pan de sa robe, et réussi à la ramener inanimée sur la berge, aidé par André le jeune jardinier, car sa robe était très lourde à cause de l'eau. Une fois Ludivine sur la terre ferme, elle est repartie, sans attendre, chercher le petit Thierry.

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