• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -159-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    D’un ton mordant, Isabelle recadra son père :

    Il me semble que mon cousin vient de vous en donner la raison.

    Et tu y as trouvé William ?

    Quelque chose de singulier, dans le ton de son père, surprit Isabelle.

    Mais oui. Je le croyais reparti pour Aïgue-blanche.

    De quoi avez-vous parlé ?

    Isabelle, manquant de patience, rétorqua sur un ton vif qui n’admettait pas de réplique, même de la part de son père. Après tout, elle était majeure, et libre de ses mouvements. Sérieusement agacée, elle répondit :

    Pourquoi me posez-vous toutes ces questions sur ce ton bizarre ? Sommes-nous encore sous l'inquisition ?

    Soudain surprit par le ton que prenait sa fille, le comte insista :

    Je ne vois pas la raison pour laquelle je ne pourrais pas m’intéresser à ce que vous faisiez ici ?

    Les nerfs tendus de la jeune comtesse depuis son entretien avec Adélaïde, firent monter en elle une soudaine irritation.

    Je pense que cela ne vous regarde pas et ne vous intéressera guère de le savoir... mais pour votre tranquillité d’esprit, nous parlions de ma mère, dit-elle presque durement. Cela vous va-t-il comme réponse ?

    De... de ta mère ?

    Oui... de ma mère. Auriez-vous quelque chose à dire à son sujet ?

    Isabelle ne pouvait voir distinctement la physionomie de son père, mais elle perçut l'altération de sa voix.

    Quelque chose à dire à son sujetque vous ne devriez pas savoir ?

    Vous seul le savez… mais qu’aurais-je donc à m’inquiéter que je ne sache déjà ? Vous paraissez si surpris que je vous pose cette question ? Cela est dérangeant lorsque l’on se sent soupçonné injustement ! N’est-ce pas ? N’auriez-vous pas encore des sentiments pour ma mère ? Je la retrouve partout ici, dans ce parc, dans ces parterres où elle est si souvent passé, dans ces salons où je me la figure, telle qu'elle est sur son portrait au pastel, recevant ses hôtes avec cette une grâce parfaite dont me parlait un jour Catherine de Rubens. Ma chère mère ! Ma pauvre chère mère partie en pleine jeunesse... si douce, si aimante, et sans aucune méchanceté ! J’étais petite, mais j’ai grandis depuis, et j’ai appris que le soir de l’accident, vous n’étiez pas, comme à l’accoutumé, avec elle ! Pour quelle raison ? Son accident vous paraît t-il si normal ? Qu’elle ait voulu cueillir ces fleurs en pleine nuit sans votre présence, sans même prendre de précautions alors qu’elle n’y allait jamais sans se servir de la vieille barque, et principalement de jour… Cela ne vous trouble t-il pas ?

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