• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -145-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Voyez, chère enfant, quels soucis apporte un mariage ! Au fond, vous avez peut-être bien raison de ne pas vouloir vous marier. Intérieurement, et pour une fois, Isabelle donna raison à son père, mais ne répondit pas à sa belle-mère afin de ne lui laisser aucune prise sur ce qu’elle aurait à faire valoir. Après tout, elle n’avait jamais eu son mot à dire sur les sujets abordés par sa belle-mère ! Elle ne désirait pas davantage en avoir aujourd’hui sur leur façon de vivre qu’elle n’appréciait pas. Elle prit congé, après avoir dû, à contre cœur, accepter de venir dîner le soir même.

    En prenant le chemin de la vieille tour, Isabelle trouva dans sa chambre une lettre de son cousin Renaud en ce moment dans les Pyrénées, posée sur le petit bonheur du jour qu'elle avait récupéré dans un des greniers des deux château jumelés malgré eux et laissé à l'abandon par la d'Argenson. Il l’informait de son intention de venir à Monteuroux pour le mois d’août prochains. Cette nouvelle effaça quelque peu l’impression désagréable due à son entrevue avec son père, l'obligeant à supporter sa belle-mère toujours aussi sournoise. Elle soupira en pensant qu’il lui faudrait encore plus d’une fois endurer la présence de sa belle-mère.

    Après l'entrevu avec son père et apprit la nouvelle de la vente de Monteuroux prochainement, Isabelle dû informer la bonne Adélaïde consternée par cette nouvelle. Ainsi, Monteuroux n’appartiendrait plus aux de Rubens ? C’était là, pour elle le coup le plus rude qu’elle venait de prendre en plein cœur, d’autant plus qu’il était inattendu. Jamais elle n’avait songé une seule seconde que son père pût ne pas conserver le vieux domaine, car elle savait que sa belle-mère, tout en y séjournant guère, tenait à ce témoin du passé qui consacrait l’ancienneté, la lointaine noblesse de la famille dans laquelle son mariage l’avait fait entrer. Il fallait donc une raison majeure pour qu’elle y renonçât.

    Juliette, qui vint la voir l’après-midi, la trouva tristement songeuse. Quand elle en connue la raison, elle lui dit que, depuis quelque temps, son frère craignait que Mr de Rubens ne fût obligé d’en arriver là d’après les propos de Ludivine au sujet de sa situation financière.

    Et ce n’est malheureusement pas William qui pourra le racheter, ce Monteuroux ! Il le ferait, pourtant, volontiers, d'autant plus que ses terres touchent les nôtres, et qu’elles sont fort bonnes pour la culture, paraît-il. Avec une direction ferme, elles seraient d’un excellent rapport. Mais les possibilités manquent, et c’est, hélas, ce qui le chagrine. Isabelle glissa un coup d’œil vers la plaque de cheminée. Voilà qu’elle se prenait à détester ces bijoux qui ne pouvaient même pas lui permettre de conserver Monteuroux. A quoi lui serviraient-ils si elle ne pouvait même pas les utiliser du moins, tant que vivrait son père ?

    Le jour fatidique où les invités du château devaient envahir Monteuroux approcha. Quelques hôtes arrivèrent dès le lendemain à Monteuroux. Isabelle, en allant sortir sa voiture, en vit deux nouvelles dans le vaste garage.

    Au retour de la ville où elle s’était rendue avec Adélaïde, elle croisa le cabriolet de Ludivine. Près de celle-ci se tenait une élégante jeune femme qui jeta, au passage, un regard curieux sur Mlle de Rubens.

    C’est la fille de mon beau-père la renseigna Ludivine. Vous ferez bientôt sa connaissance.

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