— Je t’ai déjà prémunie contre elle. Je savais par Angèle qu’elle a toujours cherché à te nuire. Si c’est elle qui est la cause du meurtre de ta mère ou qui en ait l’instigatrice, qui sait ce dont elle est capable de faire contre toi ? Prends garde !...
Isabelle faillit défaillir. C’était donc vrai ! Ce qu’elle pensait depuis des années, à présent, était une certitude. Sa mère avait bien été assassinée par des mains cruelles voulant sa mort. Elle arrêta sa lecture, et appuya sa tête dans ses mains. C’était...
Une porte s’ouvrit derrière la jeune comtesse. — Antoinette voudrait vous parler, dit Adélaïde. — Dites-lui d’entrer Adélie . Antoinette pénétra dans la chambre de Isabelle, et lui tendit un rouleau de papier : — Mlle Victoria envoie cela à Mlle Isabelle...
Les lèvres brûlantes de William se posèrent irrésistiblement sur celles d'Isabelle, l’empêchant de terminer sa phrase. Il l’avait prise dans ses bras alors qu’elle était prête de défaillir. Ce chaste baiser l'avait bouleverser. Il relâcha son étreinte...
— Vous essayez de changer de conversation parce que vous en savez beaucoup plus que vous ne voulez en dire. V otre silence est dès plus éloquent, mon père ! Je sais que j’ai raison, et vous ne pouvez rien changer à ma façon de raisonner à cause du secret...
Isabelle se concentra pour mieux entend re s a voix supplier de plus belle . Elle hésita it toujours , se demandant si elle pouvait se permettre d’être au chevet de son aïeule en même temps que lui. Elle était inquiète. Que dirait son père la voyant au...
— C’est quand même impensable ! Fit William. Personne ne croit aux fantômes de nos jours ! C ’est une histoire incroyable que vous nous contez-là ! — Je comprends bien, mais ce que je vous raconte, est la stricte vérité ! Si je n’avais pas confiance en...
— Ah ! Tenez, voilà Berthe qui monte au cimetière ! Elle à l'air bien abattue, remarqua pensivement Emilie. J’étais au courant de bien des secrets, mais la discrétion était de mise au château sous peine de ne plus travailler pour le comte. J’étais la...
D’un commun accord, Renaud et William avaient décidé de se rendre le lendemain matin chez l’abbé Forges. Ils trouvèrent celui-ci tout ému, car sa mère venait de lui rapporter le bruit qui courrait dans le village. Il se disait que la comtesse de Rubens...
— Mais non ! Pourquoi ? Supposeriez-vous ? J’ai constaté, d’après la distance de la berge par rapport aux jardin de nénuphars, qu’elle aurait commis une grave imprudence, ce qui me semble très singulier pour une personne prudente ? Isabelle a eu la même...
La porte, à l’ordinaire fermée, était ouverte et comme Isabelle passait toujours par la salle d’armes, empruntant les escaliers, elle vit surgir Dominique, le domestique de la comtesse Marie-Marguerite, avec sa face peu avenante, aussi figée qu’ inexpressive...
Épilogue Tous deux éprouvèrent le besoin de s'asseoir au pied d’un ormes d'un âge canonique qui bordait la pièce d’eau, et qui laissait voir un ciel étoilé, Isabelle soupira d'aise en regardant le spectacle qu’offrait cette nuit tranquille. Lorsque William...
Elle ne fut pas étonnée, non plus, de la perversité d e sa marâtre qui avait dû mettre un veto sur les apparitions de Daphné, de peur que l'on ne découvre ce qu'il s'était vraiment passé. Plus elle était au fait de tous ces détails, et plus elle comprenait...
Je ne sais toujours pas si je dois croire aux phénomènes surnaturels, mais une chose est sûr, c’est que je devais quitter Monteuroux sans me rebeller, et sans me retourner, même si j'avais beaucoup de peine. Je n’avais que sei ze ans et aucun pouvoir...
A l'heure où le soleil commençait de disparaître derrière les hauteurs boisées, Isabelle et William prirent le sentier qui menait à l'étang. La jeune comtesse était pensive. Elle ressentait un besoin impérieux de confier à celui qu’elle aimait de tout...
Ce matin là , Isabelle s’empressa d’aller dans la chambre de Victoria. E lle se devait d’ accomplir les dernières volontés de sa tante . En ouvrant le petit coffret d’ébène pour remplir la promesse faite, sur sa volonté exprimée de détruire ce qui s’y...
Avec un sanglot dans la voix, Isabelle continua : — Ma belle-mère a fait de mon père un pantin et mon ennemi. Je n’ai plus de père. Renaud est heureux de pouvoir estimer son père. Moi, il faut que je me force à avoir quelques sentiments d'une fille pour...
Chapitre XVII Lorsque Isabelle entraîna William dans sa chambre, et qu’elle sortit le vieux sac que sa grand-mère lui avait confié, de sa cachette secrète qui se trouvait derrière la plaque de la cheminée, qu'elle fit glisser le contenu sur une table,...
Une dernière chose, Mr le comte ! Puisqu’il faut tout dire, je vais tout dire ! Ma maîtresse était en train de vous empoisonner à petit feu pour conserver Monteuroux et ses terres pour elle , d’où vo tre santé précaire ; mais puisque vous le vendez, vous...
— Vous dites ? Monsieur de Rubens attachait sur ses deux neveux des yeux dilatés. — Nous avons la déclaration écrite de Mlle de Rubens, votre sœur, qui se trouvait dans le pavillon au moment du crime. Elle vit celui-ci se produire et malheureusement,...
Ce fut dans la bibliothèque, déserte à cette heure, que le comte William de Rubens-Gortzinski fit convoquer la femme de chambre de la d’Argenson. Elle entra, un peu courbée, comme les jeunes gens l'avaient vue la veille, la face ravagée et les yeux boursouflés...
Pourquoi j’aurais été voêr du côté d’l’étang si y’avait rein à voêr, M’sieur l'comte ? M’ sieur l’comte, m oé et t ous les domestiques, nous avons cherché M’dame la comtesse tout’ la nuit, partout. La lune était pu au bon endroit pour nous aider, nous...
— Renaud insista : — Berthe, la femme de chambre de la deuxième femme de monsieur le comte ? Qu’est-ce qu’elle venait faire de ce côté-ci du parc ? — Oui, la Berthe qui remplaçait, à c’te moment-là, Emilie Granchette qui était bein malade. — Vous ne répondez...
Le lendemain, un peu avant huit heure, Renaud quitta la vieille tour et s'en alla vers le parc. Il était trop préoccupé par l'envie d' interroger le vieux jardinier pour jouir de cette matinée lumineuse survenant heureusement après la sombre et orageuse...
Isabelle continuait de prier pour sa tante en silence. En même temps, elle songeait à sa triste existence. Sa tante n’avait pas trouvé d’affection chez sa mère et probablement pas chez son frère. Peut-être aussi, comme le supposait son père, avait-elle...