— Ne vous braquez pas ainsi, cher William ! Mère était encore très jeune et très belle après ses deux veuvages, et le comte qui est devenu, par la suite, mon beau-père, ne fut pas insensible à ses charmes ! Mère ne voulait pas m’élever seule. Elle considérait...
— Notre désaccord est à ce point mon ami ? Tout ceci parce que je vous ai ouvert mon cœur ? Nos parents tiennent à ces fiançailles ! Qu’ai-je fais de mal en vous demandant de simples renseignements ? William excédé, manquant exprès de courtoisie envers...
De plus, vous êtes prié d’éviter de parler des personnes que vous n’avez pas connu, à plus forte raison, lorsqu’elles dispa raissent de ce monde d’ une bien étrange manière. Vous devez le respect à ma cousine Daphné de Rubens encore plus parce qu’elle...
Ludivine fulminait intérieurement de ne pas réussir à faire completement céder Isabelle pour ce qu’elle lui avait demandé. Et l'enfant de continuer son caprice : — Je veux les fleurs, maman ! — Elles sont bien trop loin maintenant, mon petit chéri. Isabelle...
Aujourd’hui, la même sensation l’étreignait devant ce cercueil de chêne qui renfermait l’altière comtesse Marie-Marguerite et son sourire… En levant les yeux, elle vit son père le visage défait. Son beau visage très fin était pâle et contracté. Ses paupières...
Comme Adélaïde murmurait le cœur remplit d’effroi : Oh ! Pourquoi sourit-elle ainsi ? Angèle avait répondu avec une étrange intonation de voix à peine audible en direction d’Adélaïde : Elle est morte contente, probablement. Sans doute a-t-elle joué un...
Elle minaudait la demoiselle, certaine de son pouvoir de séduction. Ses mots se voulurent caressants, lorsqu’elle prononça ces quelques paroles : — Nous irons où vous voudrez, William chéri. Nous pourrons même attendre l’hiver pour notre voyage de noces...
Derrière leur dos, les domestiques ne se gênaient pas pour jaser sur leur compte à tous propos. Ils se faisaient des gorges chaudes de tout ce qu'ils avaient entendu en passant et repassant dans les couloirs ou bien, devant leurs portes. Ils se régalaient...
C’est alors que, par la porte communicante de leur chambres il allait la rejoindre, grisé par l'envie qu'il avait d'elle . Cette porte n’était pas pour déplaire à la d ’ Argenson qui aimait les rapprochements intimes avec cet homme en adoration devant...
Ce qu’elle craignait le plus, c’était la d ’ Argenson qui ne cachait pas qu’elle comptait sur le décès de l’aïeule pour faire mains basses sur l’héritage et le fameux trésor de la princesse hindou par tous les moyens, quitte à faire démolir la vieille...
Ce qu’elle craignait le plus, c’était la d ’ Argenson qui ne cachait pas qu’elle comptait sur le décès de l’aïeule pour faire mains basses sur l’héritage et le fameux trésor de la princesse hindou par tous les moyens, quitte à faire démolir la vieille...
La belle Edith d ’Argenson ne se cachait pas qu’elle comptait sur le décès de l’aïeule pour faire mains basses sur le fameux trésor par tous les moyens, quitte à faire démolir tous les murs de la vieille tour jusqu’à ce qu’elle trouve les joyaux . Peu...
— Pour son premier mari, elle a dû mettre plus de temps puisque sa fille a vu le jour et connut son père jusqu’à ses six ans. D’après ce que j’ai pu entendre, il est décédé de longue maladie. Je sais qu’il existe des poisons qui sont insoupçonnables et...
Il paraît qu'elle est très souffrante ces temps-ci, mais elle a expressément ordonné de ne pas appeler le médecin. — Ma chère Adélie. Faut-il que je me rende à son chevet ? Est-ce bien nécessaire ? Je suis tellement mal à l’aise en sa présence… qu’elle...
— Votre grand-père n’était pas homme à se soucier de son fils. Ce qu’il faisait de sa vie lui importait peu. Votre père a vécu et ressentit ce manque d’amour et d’attention de sa part depuis tout jeune. Votre grand-mère qui est aussi la mienne, n’était...
Grâce à ces deux défunts maris, e lle fut suffisamment riche pour renflouer mon père dont les revenus ont toujours été déclinants. C e n’est pas récent ! Ces avoirs passent, en grande partie, dans l’entretient de Monteuroux depuis longtemps ! J’ai su,...
Étonnée par tant de discernement de la part de sa filleule, Adélaïde fit réponse à sa question en lui dévoilant le peu qu’elle savait de cette femme dont elle se méfiait sans vraiment la connaître : — Édith d ’ Argenson pouvait difficilement faire autrement,...
E n dix ans, j’ ai eu le temps d’ en appr endre sur elle. Quant à mon père, il ne se méfie pas d’elle et il a tor t... Adélaïde essaya de lui f aire comprendre ce que, peut-être, elle n’avait pas encore analysé : — Je comprends que vous veuillez conserver...
Le comte Rudolph , lui, menait grande vie avec sa deuxième femme, et ne vivait uniquement que pour elle et sa belle-fille Ludivine de seulement deux ans plus âgée que la petite Isabelle. Depuis cette tragédie survenue dix ans au paravent, les années s’étaient...
Chapitre XI — Je vois que vous n’avez guère remarqué que je ne suis plus l'adolescente très détestable que vous avez connue, mais que je suis en âge de me marier comme vous le fîtes vous-même, il y a quelques années, et surtout, ne vous fiez pas à vos...
Ce qui me peine, c’est que cette vipère à décider de piéger William afin de faire en sorte que, tôt ou tard, il se fiance à sa fille et par la suite, qu’ils se marient . De cette façon, l es deux domaines s’ en trouveraient réunis. L a mégère et sa fille...
Isabelle eut un rire bref, chargé d'une colère à peine masquée. — De toutes façons, je n'obéirais pas à mon père, pas plus qu’à cette femme de malheur ! Adélie la gronda gentiment : — Cela ne pourra se passer tel que vous le souhaitez. Vous êtes trop...
Dans un coin d e mur de cette vieille tour, un renfoncement cacha i t un escalier en colimaçon menant aux étages supérieurs. Isabelle s’y engagea lestement. Le premier étage avait été divisé en trois pièces, dont l'une était sa chambre, et une autre où...
La comtesse avait, comme sa fille, une bouche dont les lèvres peu ourlées, étaient fines et trop longues. Cependant, on oubliait ce léger défaut devant la séduction de ces yeux d'un bleu-vert, un peu étrange, sur lesquels tombaient de longs cils noirs....
D'un air désabusé, Isabelle riposta à mots couverts : — Comme d’habitude … Rien ne change... — Mais enfin ! Allez-vous vous taire ! Quand est-ce que vous comprendrez que vous n’est rien qu'une enfant mal éduquée ? — A qui la faute si je suis, comme vous...