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Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -74-

Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

En tant que "petite sauvageonne", je suis à mon aise pour faire ce que j’ai à faire. Je n’ai pas à être en représentation toute la sainte journée comme vous et votre fille ! De plus, je ne fais qu’économiser votre argent, Mme, en me vêtant ainsi. La fortune déclinante de monsieur votre mari servant à conserver le château en l'état, ne peut guère supporter les frais de mon entretient et ce, depuis bien des lustres ! Heureusement que Adélaïde pallie au manque avec ses pauvres revenus lui venant de son défunt frère ! Il est heureux qu'elle ne soit pas que ma préceptrice, mais également ma marraine ! Accoutrée ainsi, je ne coûte guère avec mes déplorables vêtements plus que rapiécés et mes ballerines usées jusqu’à ne presque plus avoir de semelles. Je ne dois mon affection et mon respect qu’à une seule personne et c'est celle qui m’a élevée, qui prend soin de moi chaque jour depuis mes six ans. Ainsi, je ne suis pas au supplice d'être obligée de voir mon père et votre personne. Quant à vos deniers, ils sont en sécurité pour votre propre bien-être... 

Quelle suavité dans cette douce voix d’où ne sortaient que des reproches pleins de sous-entendus afin de mettre son auditoire mal à l’aise. A la réplique cinglante de sa fille, Mr de Rubens la toisa d’un regard courroucé ne pouvant accepter ces justes et cinglantes remarques. Le comte savait que sa fille avait raison ; mais il ne pouvait accepter son insubordination devant sa femme sans passer pour un faible :

— Cela devient intolérable, Isabelle ! Tu n’as aucune retenue devant plus âgé que toi, tu ne tiens pas compte des observations que ta mère se donne la peine de te faire pour ton bien.

— Ma mère ? Mais je n’ai plus de mère, Mr le comte ? Comme je n’ai plus de père étant donné que ses absences m’ont presque fait oublier son visage et de quoi il avait l’air !

— Vas-tu te taire ! Qui te permet ?! Fit le comte, hors de lui.

— Et pour quelle raison me tairais-je ? Vous, Mme ! Vous avez pris la place de ma mère et m’avez relégué sciemment aux oubliettes avec l’accord de votre troisième mari, mon père. Je vis dans un donjon. Autant dire, que les oubliettes sont d’actualité ! Très pratique pour ne pas s’encombrer d’une enfant de six ans qui, en grandissant, est encore plus coûteuse à entretenir ! N’est-ce pas, Mr le comte ?

— Tu as un aplomb, ma fille ! Ce que je fais de mon argent ne regarde que moi, Isabelle !

— Oh ! Je ne le sais que trop ! Depuis que vous vous êtes remarié, je suis si insignifiante pour vous ! Quant à vous, Mme ! Seule votre fille compte au point de m’avoir éliminé de l’existence du père auquel, légitimement, je croyais avoir droit ! Je suis telle que vous désirez que je sois. Une laissée pour compte n'existe pas. Il vous a été facile de détourner mon père de moi ! Du temps de ma chère maman, j'étais légitimement à la place qui devrait être encore la mienne aujourd'hui, alors que votre fille m'a prit cette même place dans le cœur de mon propre père. Vous faites tout ce qu'il faut pour accaparer toute son attention ! Je suis une de Rubens ! Vous n'êtes qu'une pièce rapportée, mais ma présence vous dérange. Il serait fort à propos qu'il m'arriva un accident comme celui qui est arrivé à la comtesse Daphné de Rubens, ma mère ! Vous seriez débarrasser de ma personne une bonne fois pour toute ! Cela ne vous conviendrait t-il pas ?

 La comtesse accusa le coup :

— Oh ! Rudolph ! Vous allez la laisser vous répondre encore longtemps ? Mais vous êtes d’une effronterie, Isabelle !

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J
Bonjour<br /> lecture de cette page de la saga que tu proposes<br /> des reglements de certains comptes et ca y va en insultes<br /> pureeeeeeeeeeeeeeeeee<br />  <br />  <br /> bon weekend<br /> bien enfermés, confinés nous sommes<br /> on attend que cela se passe,<br /> heureusement que les courses et de petites balades autour de chez toi sont permises<br />  <br /> prends soin de toi et un bon repos forcé
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