Chapitre V La jeune fille bondit hors de sa cachette jusque dans la cour où sa marraine venait de s’arrêter, tout près de l’antique bassin desséché. — Qu’y a-t-il, Adélie ? — Mr de Rubens vous demande, ma chère enfant. Les fins sourcils d’Isabelle se...
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— Le jour de l’enterrement de sa mère, elle aurait quand même pu, il me semble que... L’oreille tendue vers le son plaintif de l’instrument, Isabelle écoutait. Ce n’était pas comme à l’ordinaire. La plainte musicale s’élevait, puis un chant grave s’en...
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Le surlendemain de sa dernière entrevue avec Adélie, alors que l’après-midi était déjà bien avancé, Isabelle s’en alla vers la vieille salle de l’ancien château où elle aimait travailler pendant les jours d’été. Là, elle était sûre de ne pas rencontrer...
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— Je serai toujours une sauvage, Adélaïde. Je ne veux pas vivre dans ce monde ! Si j’étais un homme, je n'aurais pas autant de complications et je serais libre de me retirer dans un monastère ou l'on fait silence à longueur de journée ! Je sais que cela...
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Isabelle ne revenait pas d'avoir été témoin de la dispute qui venait d' opposer les deux fiancés ? William venait de prendre ouvertement s a défense et celle de sa mère ? Ce pouvait-il qu’il ait compris le manège de la d'Argenson et sa fille ? Bien qu’elle...
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— Ne vous braquez pas ainsi, cher William ! Mère était encore très jeune et très belle après ses deux veuvages, et le comte qui est devenu, par la suite, mon beau-père, ne fut pas insensible à ses charmes ! Mère ne voulait pas m’élever seule. Elle considérait...
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— Notre désaccord est à ce point mon ami ? Tout ceci parce que je vous ai ouvert mon cœur ? Nos parents tiennent à ces fiançailles ! Qu’ai-je fais de mal en vous demandant de simples renseignements ? William excédé, manquant exprès de courtoisie envers...
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De plus, vous êtes prié d’éviter de parler des personnes que vous n’avez pas connu, à plus forte raison, lorsqu’elles dispa raissent de ce monde d’ une bien étrange manière. Vous devez le respect à ma cousine Daphné de Rubens encore plus parce qu’elle...
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Elle minaudait la demoiselle, certaine de son pouvoir de séduction. Ses mots se voulurent caressants, lorsqu’elle prononça ces quelques paroles : — Nous irons où vous voudrez, William chéri. Nous pourrons même attendre l’hiver pour notre voyage de noces...
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— Encore sous l’excitation de ce que son aïeule venait de lui révélé, Isabelle se mit à m augréer toute seule : — Ah ! Non ! Non ! Tant qu’elle sera la gardienne de ces joyaux, la d ’Argenson ne portera jamais les bijoux de la princesse hindoue ! Agitée...
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