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Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -69-

 Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

Un mariage simple, disait sa belle-mère. Simple comme elles ne l’étaient pas du tout... La physionomie d’Isabelle se renfrogna à la pensée de ce mariage.

Un rire rageur s’étouffa dans sa gorge. La belle Édith avait réussi après une longue discussion assez orageuse avec son futur gendre, à persuader son mari et la mère de William de faire leur possible auprès de lui afin qu’il accepte les excuses de Ludivine pour sa conduite qui avait amené celui-ci à rompre leurs fiançailles au sujet de la dispute qu’ils avaient eu sur les berges de l’étang-aux-ormes. A bout d’arguments, et de patience, pour contenter sa mère, William avait cédé. Dominique, mit au courant par les domestiques du château qui avaient parfaitement tout entendu de l’affrontement entre la D’Argenson et William, avait tout rapporté à Adélaïde. Isabelle n’était pas satisfaite du revirement concernant son cousin. — Ah ! Les hommes ! Se disait-elle. — En tout cas, sa belle-mère n’aurait pas les joyaux de l’aïeule hindoue ! Celle-ci ne se doutaient guère que c’était elle, Isabelle la mal aimée, la paria qui en était la détentrice ! Quel bon tour Aurélie de Rubens leur avait joué, là ! Isabelle jubilait de les priver de cette fortune que sa belle-mère désiraient tant s’accaparer. Un peu moins secret que sa sœur Angèle, Dominique avait mis Adélaïde au courant des recherches que la comtesse avait entrepris concernant les joyaux. Sans tenir compte de sa fatigue, elle l’avait obligé à chercher partout et dans les moindres recoins de l’appartement de la vieille comtesse jusqu’à une heure tardive dans la soirée.

Adélaïde avait su que la défunte comtesse léguait à ses deux fidèles domestiques une rente de quatre mille francs mensuels. Par contre, elle ignorait si Mme de Rubens avait pris des dispositions particulières pour sa petite fille. Adélaïde ne s’étonna pas que sa grand-mère l’ait exclu de son testament. Peu lui importait cet oubli volontaire de la part de l’aïeule : Ce qui l’inquiétait était de savoir si Isabelle en avait été exclu, elle aussi ?

La jeune comtesse ne s’en souciait guère, car elle avait encore toute l’inexpérience d’une jeunesse tenue à l’écart du fonctionnement d’une société puritaine, avide de pouvoir, de fortune, de reconnaissance, et faisant grand cas des titres à épouser bien avant la personnalité de l’homme, afin d’être sûr d’obtenir une considération plus que légitime à leurs yeux, le titre, le sang, le rang, les terres, les biens en valeurs sonnantes et trébuchantes, valaient plus qu’une union par amour.

Le désintéressement de la jeune comtesse était un des traits génétiques de  la famille de Rubens, et elle le poussait à l’extrême. Bien trop désintéressée parfois. Pensait Adélaïde.

En effet : pas une fois Isabelle n’avait songé que les bijoux donnés par son aïeule étaient inestimables. Cela ne lui avait même pas effleuré l’esprit qu’elle pourrait en jouir plus tard. Elle considérait seulement qu’elle en était la dépositaire et qu’elle se devait de les soustraire à la cupidité de sa belle-mère. Pour la jeune fille, cette pensée la rassurait et lui procurait une immense satisfaction. Dans le silence où Isabelle s’engourdissait un peu, la voix d’Adélaïde vint la faire tressaillir :

Isabelle ! Êtes-vous par ici ? Votre père vous demande.

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J
Bonjour<br /> et le violon ensorcelle la jeune fille,<br /> il laisse surgir la melancolie de ce moment de joie, d'avant, d'antan<br />  <br /> je continue doucement ces pages de fascination<br />  <br />  <br /> bon weekend, le soleil revient, enfin,<br /> est ce le printemps avant son heure qui pousserait l'hiver deja ?
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