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Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -62-

Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

— Encore une qui se laissait prendre par le charme hypocrite et sournois de sa marâtre et de sa fille. Se dit Isabelle.

Mr de Richemont avait été le premier mari d’Édith, emporté par une maladie qui s’éternisait. Il avait eu le temps de régulariser son testament et laissé à parts égales entre sa femme et sa fille, un héritage composé de biens immobiliers, de terres cultivables dont les fermages rapportaient bien, ainsi que des liquidités très, très substantielles !

En deuxième noces, Édith de Richemont avait épousé le vicomte d'Argenson avant que celui-ci ne décède deux ans après leur union. Alors seule héritière, elle avait profité de ses biens qui étaient assez conséquents malgré les frais inhérents à cette succession. Voir sa fortune grossir lui apporta une certaine satisfaction. Le comte de Rubens, était donc son troisième époux. Il était moins argenté que ses deux premiers maris ; mais il y avait du potentiel à venir qu’elle ne tenait pas à négliger. Isabelle avait vu de ses propres yeux, sa cupidité et ce qu’elle avait derrière la tête : l’argent... l’argent ! Isabelle en détestait instinctivement le mot, bien qu’elle ne connût pas encore à fond les bassesses dont les gens étaient capables pour en avoir toujours plus.

La jeune fille aimait sa pauvreté et même, elle en était fière, comme si, en elle, se ressentait une supériorité morale sur sa belle-mère et sa fille. Est-ce qu’elle l’avait deviné, car plus d’une fois elle l’avait tentée en lui offrant la possibilité d’avoir les mêmes toilettes élégantes que Ludivine, en la raillant hypocritement, et avec un sourire légèrement ironique, sa mise très modeste, mais Isabelle n’était pas tombée dans le piège : C’était à son père de l’entretenir.

Ah ! Plutôt mendier mon pain que de devoir quelque chose à cette sorcière ! Pensa la jeune comtesse.

L’obligation de rester auprès de la d'Argenson pendant la cérémonie funèbre produisait chez Isabelle un profond malaise qu’elle avait du mal à réprimer. Aussi, éprouva t-elle un vif soulagement quand les assistants quittèrent leur place pour suivre le cercueil que l’on s’apprêtait à descendre dans la crypte où reposaient depuis quelques siècles les restes de tous les successeurs de Monteuroux, Sous la voûte romane, soutenue par de lourds piliers, s’alignaient des sarcophages de pierre. Les porteurs déposèrent le cercueil sur des tréteaux que la famille et les serviteurs entourèrent tandis que le prêtre commença les dernières prières à la lueur des cierges ancrés dans les anciennes appliques d’argent encastrées, elles-mêmes, dans les épais murs de la crypte. Isabelle, deux fois par an, à la Toussaint et le 16 août, anniversaire de la mort de sa mère, descendait avec Adélaïde dans cette lugubre crypte où les défunts reposaient. Elle n’y pénétrait pas sans un serrement de cœur, car l’atmosphère de la crypte y était pesante et sombre.

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J
Bonjour<br /> mon petit tour du samedi pour lire un nouveau chapitre<br /> intrigue et mystere de la vie de cette heritiere aux deux maris morts mysterieusmeent<br /> on est en pleine saga ah ah ah<br />  <br />  <br /> bon weekend au soleil ou entre deux averses<br /> le temps est capricieux et on subit soleil ou pluie qui se suivent<br /> je te donne le soleil au coeur s’il ne vient pas effacer les averses
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