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Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -204-

Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

— Ne pensez plus à cela, Isabelle.

Renaud posait la main sur son épaule.

— Venez. Ce lieu vous rappelle trop de choses pénibles. Il est d’ailleurs par lui même, fort mélancolique et l’attrait qu’il inspirait à ma pauvre tante ne devait pas agir d’une manière favorable sur son moral déjà éprouvé par ses doutes et ses désillusions conjugales.

Comme tous deux s’engageaient dans l’allée du parc, en revenant sur leurs pas, ils virent venir à eux William et Catherine. Le cœur serré d’Isabelle se mit à battre plus vite. William, en avançant, la regardait avec une joie contenue. Quand elle lui tendit la main, il y appuya ses lèvres, puis la conserva dans les siennes, tandis qu’il s’informait de sa santé. Tous deux à cet instant, sans une parole, se firent l’aveu de leur amour. Les quatre jeunes gens reprirent le chemin conduisant à la vieille tour. Catherine donnait le bras à son amie.

Derrière eux venait Renaud et William. Sans se soucier de ce pouvaient bien penser Juliette, Renaud tînt à s'informer de l'infortune de sa cousine depuis son retour à Monteuroux et de la vie de William avec sa femme Ludivine. William ne se fit pas prier pour raconter ce que sa femme leurs faisait endurer.

— Isabelle la remettait à sa place à chaque fois, j’en faisais autant ; mais rien ne semblait la déstabiliser. Elle reprenait son air doucereux pour m’amadouer. C’était insupportable ! Mme de Rubens a été informé par sa fille de la façon la plus tendancieuse de l’attirance soit disant supposée que nous ressentions l’un pour l’autre. Nous faisions l’impossible pour ne rien laisser paraître ; mais notre amitié pour elle était douteuse. Ses sous entendus devenaient insupportables. Quant à moi... mon unions avec Ludivine n'était qu'un simulacre de mariage... Elle préférait vivre avec sa mère et son beau-père à Paris, rompant ainsi ses vœux de mariage. Elle ne daignait vivre à Aigue-blanche que quelques semaines par an. Nous n'avions pas de vie commune... Au début de nos fiançailles, elle disait m'aimer. Sous la pression de ma mère, de la sienne et de son beau-père, je cédais. Je ne connaissais rien aux femmesJme suis marié sans avoir de sentiments pour elle. Je pensais que je pouvais faire un bon mari, sans plus. De son côté, la naissance de notre fils fut une erreur. De se voir déformer par la grossesse la gênait et la rendait moroseElle décida qu’elle n’aurait plus d'enfant après Thierry… Ce ne fut pas un mariage heureux… non, vraiment pas

Quand les quatre jeunes gens passèrent devant le logis du jardinier, le vieil Adrien qui fumait devant sa porte, grommela une vague formule de salutation.

— Ça va Adrien ? Demanda William.

— Doucement Mr le comte.

— Un vieil original, dit William quand ils l’eurent dépassé. Bon serviteur, mais  peu enclin aux bavardages. Ils firent quelques pas en silence. Par contre, Catherine parlait avec animation. Sans doute pour distraire Isabelle... Renaud dit en baissant la voix :

— N’a t-on jamais attribué la mort de ma tante à autre chose qu’à un accident ? N’a t-on jamais pensé qu’elle aurait pu se noyer involontairement ?... ou bien de par la volonté vicieuse de quelqu'un ?...

 

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J
Bonjour,petit tour de ce vendredi<br /> et je poursuis ma lecture en ton roman familial et tragique<br />  <br /> Mon tour du vendrediJe vous souhaite les amisUn weekend encore bon et adorableDe fraiches journées mais agréablesC'est le froid qui se loge et reste désormaisL'hiver est bien là avec ce temps qui devient fraisParfois si la temperature descend fort, qu'elle est glacialeQu'importe si des énergies assistent nos vies sociales
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