Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -155-

Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

Pour la matinée du surlendemain, Isabelle alla rendre visite au comte, son père. Cette entrevue lui pesait fort. En ses six années, elle n’avait échangé avec lui que de rares lettres insignifiantes. Cette indifférence paternelle, ajouté au souvenir de la scène qui avait précédé la mort de son aïeule, blessaient encore trop profondément son cœur pour qu’elle n’éprouva pas une pénible gêne à l’idée de le revoir.

Par Dominique qu’elle avait chargé de lui demander quand il pourrait la recevoir, il lui avait fait dire qu’il l’attendrait vers onze heure dans son bureau. Elle le trouva assis derrière celui-ci, occupé à écrire. Son changement physique la frappa. Cette apparence de jeunesse, longtemps conservée, avait disparue. Pourtant, il ne s’était guère écoulé que six ans entre son départ, et son retour à Monteuroux. Cependant, son père semblait las et souffrant, mais, il conservait, néanmoins, son habituelle élégance de tenue qu’on les aristocrates. Isabelle attendit silencieusement qu’il lui adressa la parole, mais intérieurement, elle se réjouissait de voir sa stupéfaction quand il lèverait les yeux sur elle, en l’entendant dire : Bonjour, père. La réaction ne se fit pas attendre longtemps. Le comte de Rubens, l’air perplexe, la considéra un moment, avant de murmurer :

Isabelle ? Tu es Isabelle ?

Et bien, oui, ce n’est que votre fille, père.

Se levant, il mit une main sur son épaule, la regarda encore, puis se pencha pour lui mettre un baiser sur le front.

Et bien ! Ma fille ! Je suis obligé de reconnaître que nous avons eu raison de t’envoyer chez ton oncle ! Tu nous reviens complètement transformée, extérieurement, du moins. J’espère que le caractère à suivi ?

Cela dépend de quel point de vue l’on se place, père. Je ne suis plus une enfant : Ainsi, j’ai toujours conservé l’habitude de la sincérité, l’horreur du mensonge et de l’hypocrisie.

Ce n’est pas un mal... pas un mal du tout...

Il laissa retomber sa main, en détournant légèrement les yeux du regard droit et fier de sa fille.

Assieds-toi... Raconte-moi ce que tu as fais là-bas...

 

Brièvement, Isabelle lui donna un aperçu de son existence à Verte-cour, lui apprit ses projets pour se faire une situation. Il l’approuva, en déclarant :

 155

sceau copyright 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Bonjour,ma lecture de ce vendredi<br /> pour suivre ton romande page en page<br /> comme je le fais parfois<br />  <br />  <br /> Ma petite tournéeDu vendredi où je vaisSur les blogs des amisVous souhaiter à tous un weekend joliQue cette fin de semaine soit bien sympaPeu de pluie, verglas ou neige mais du bon soleilQue balades et loisirs soient de joie sans pareillePour nos soucis oublier loin de tout tracas
Répondre