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    Un auteur inconnu vous livre  un roman  pour votre plaisir. 

      

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    L’Auteur : Accueil

    Présentation de l’Auteur :

    Nom : Nicolas

    Prénom : Ghislaine

    Pseudonyme : N. Ghis.

    Présentation du Roman :

    Préambule : Ce roman s'inspire d'une histoire que j'ai vécue il y a plus de cinquante ans. On ne peut appeler ce roman une fan-fiction, car l'essence même de cette histoire est née principalement de mon imagination. Il n’a pas été publié préalablement à compte d’auteur / à compte d’éditeur ni auto-publié : il est donc libre de tout contrat.

    Genre, sous genre :  Fantasy, Romantique, Sentimentale, Historique, Suspense, mystère, meurtre avec préméditation, Paranormal ou surnaturel, Intrigue amoureuse.

     

    Nombre de signes : 471 693 signes en incluant les espaces / 392 354 signes en excluant les espaces / 79 977 mots.

    Motivation de l’Auteur :

    Ayant vécu plusieurs expériences paranormales très forte vers l’age de vingt-six ans : une apparition au pieds de mon lit alors que j'étais seule puisque mon époux était un pompier en activité à cette époque. Le lendemain de l'apparition de cette forme féminine, j'apprenais que ma cousine germaine venait de se suicider. Après cette expérience, le désir d’écrire un roman s’est imposé dans mon esprit par vagues successives où le surnaturel aurait une place prépondérante dans mon récit. Ayant à cœur de traiter ce sujet, beaucoup plus tard, j’ai voulu concevoir mon histoire en me servant du vécu de mes ancêtres, eux même de noble lignée Normande, Franc-comtoise et Anglo-saxonne, ayant existé précisément entre le dix huitième siècle, la fin du dix-neuvième siècle et le début du vingtième siècle. Cela m’a beaucoup aidé en ce sens que je me suis plongé dans ce passé afin d’y recueillir les principaux éléments constituant la base de mon roman : Mon imagination très fertile a fait le reste. Très peu considérée par ma mère et mon père, étant considérée comme le vilain petit canard à cause d'histoire de famille pendant la guerre de 39/45, je me suis réfugiée et fortifiée par l'écrit, ce qui m’a conduite tout naturellement à m'exprimer ainsi, avec le secret espoir de devenir, par passion, écrivaine. La vie, jusqu’à présent, ne m’a pas permise d’accéder à mon souhait. J’ai cinq blogs réservés à différentes prestations me permettant d’y dévoiler ma jeune et tumultueuse existence du temps de mon adolescence, et jusqu'à aujourd'hui. Vous trouverez mon vécu depuis ma toute petite enfance et ce, jusqu'à mes vingt ans.

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    Des textes de chansons sont déposés à la SACEM,  et à la FNAC pour les poésies, nouvelles, comtes écologiques etc. J’ai un deuxième roman en cours d’écriture dont l’intrigue se situe juste après la guerre de 39/45. En retraite, la passion de l’écrit constituent mon quotidien. Je ne conçois pas ma vie sans écrire. C’est ainsi que je me sens exister.

    Mes blogs :        https://www.eklablog.com/profile/ghislaine-nicolas-poesies

    Synopsis :

    De noble lignée, délaissée, depuis ses six ans à la suite du remariage de son père, le comte Rudolph de Rubens avec Mme Edith D'Argenson ayant une fille de trois ans plus âgée qu'elle. Isabelle de Rubens, n'accepte pas sa belle-mère devenue la comtesse de Rubens. A quinze ans, elle est envoyée en Angleterre sur la suggestion de sa marâtre, chez son oncle, Sir de Montégu : le frère de sa mère noyée accidentellement dans des circonstances douteuses. D'étranges apparitions ont lieu sur les berges de l'étang-aux-ormes où Daphné de Rubens s'est justement noyée. Le paranormal est présent dans la vie d'Isabelle. Doutant de ce qu’elle avait vu, mais voulant savoir la vérité sur la mort de sa mère. Avec l'aide de ses deux cousins germains, elle va découvrir ce qui s'est réellement passé seize ans auparavant.

    Renaud de Montégu et William de Rubens-Gortzinski, les deux cousins vont l'aider à découvrir la vérité sur l'accident de leur tante. Isabelle, sans s'en rendre compte, aime William depuis ses quinze ans, mais leur amour est impossible : pendant son séjour en Angleterre, il s'est marié avec Ludivine, la fille de l'usurpatrice dont il a un fils de cinq ans.

    Présentation des Personnages :

    Rudolph de Rubens : Le comte Rudolph est assez peu intéressé par l’étalage d’une fortune passablement écornée par son père Stephan de Rubens qui, était de son vivant, un épicurien aimant les soirées mondaines et la bonne chaire, avait presque entièrement dilapidé ses biens, ne laissant à son fils Rudolph qu’une fortune déclinante, et le château de Monteuroux avec, l’entourant, de nombreux acres de terrains, ainsi qu’un immense parc agrémenté d’une très grande pièce d’eau. On ne peut pas dire que le jeune comte soit attiré par l’argent, mais Rudolph tient à sa réputation de châtelain de haute lignée.

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    Assez cultivé en apparence de par sa condition d’aristocrate, appréciant la bonne littérature ainsi que les expositions de peintres célèbres autant que de sculpteurs en passe de le devenir, il se fait un devoir d’être présent à toutes sortes de cérémonies, et manifestations, d’avantage pour la prestance que cela lui confère, plutôt que pour le côté culturel que cela pourrait lui apporter.

    Daphné Meldwin : Jeune anglaise sans dot, est éprise du comte Rudolph de Rubens fou amoureux d’elle, il l’épouse. Ils vivent heureux pendant cinq ans avec leur petite fille Isabelle, quand un accident survient et la belle comtesse Daphné est retrouvée un matin, parmi les nénuphars, noyée près des berges de la grande pièce d’eau ombragée de grands ormes séculaires agrémentant l’immense parc de château de Monteuroux.

    Isabelle de Rubens : A la mort accidentelle de sa mère : la comtesse Daphné, Isabelle de Rubens, cinq ans, est délaissée par son père afin que celui-ci puisse mener une existence plus libre avec sa nouvelle femme. Isabelle est pratiquement abandonnée, livrée le plus souvent à elle-même. Son deuil à demi terminé, Rudolph sans scrupule, laisse à la responsabilité entière d’Adélaïde de Brémont, la petite Isabelle qui, de par sa naissance, est la vraie comtesse de Rubens.

    Édith Valbergue : Ancienne comédienne, roturière et enrichie par deux mariages aristocratiques, considérée comme étant une très belle femme, épouse en première noces, le comte de Richemont à qui elle donnera une petite fille que l’on prénommera Ludivine.

    Ensuite, en deuxième noces, elle épousera le vicomte D’Argenson qui décédera deux ans après leur union sans descendance. Non contente d’avoir hérité de son premier mari, Edith héritera, pour la deuxième fois, de tous les biens de son deuxième époux : le vicomte d’Argenson.

    Ludivine de Richemont : Ludivine grandit séparée sciemment, par la volonté de sa mère, de la petite Isabelle de Rubens : seule enfant du comte Rudolph. Les années passent. Ludivine a maintenant dix-huit ans. C’est une jeune fille très belle, prétentieuse, hypocrite, manipulatrice et sournoise tout comme l’est sa mère.

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    William de Rubens-Gortzinski : Jeune homme très beau et peu intéressé par la possession d’une fortune sonnante et trébuchante : ce qui est un trait particulier chez les de Rubens mâles, est un peu plus vieux que sa cousine germaine Isabelle, quinze ans. La jeune adolescente se rend compte du plan savamment ourdit par la comtesse Edith afin d’influencer, et piéger William de façon qu’il consente à épouser sa fille Ludivine qui se dit amoureuse de lui.

    La comtesse Marie-Marguerite de Brémont de Rubens : Marie-Marguerite de Brémont : Haute Noblesse Franc-comtoise, très fière de sa naissance, est âgée à présent de quatre-vingt-trois ans, mais n’a rien perdu de sa superbe. Cependant, elle est très malade et sachant qu’elle n’en a plus pour très longtemps, elle veut se soulager de ce poids. Depuis longtemps, elle cache l’endroit ou serait dissimulé un trésor de très grande valeur qui enrichirait son fils et le libérerait de ses dettes concernant l’entretient du château, mais elle ne veut en aucun cas que ce trésor, depuis si longtemps dans sa famille, et seul vestige de leur splendeur passée, finisse dans les mains avides de l’usurpatrice.

    Adélaïde de Brémont : Est la petite fille de Aurélie de Brémont. Avant que celle-ci se marie avec Stephan de Rubens. Adélaïde ne compte guère au yeux de sa grand-mère qui ne l’aime pas pour des raisons qu’elle ne dévoilera jamais. Adélaïde devient la préceptrice de Daphné Meldwin lors de son séjour en Angleterre puis, à son mariage avec Rudolph de Rubens, elle suit Daphné au château de Monteuroux, et devient, par la force des choses, la préceptrice et amie et confidente d’Isabelle de Rubens.

    Victoria De Rubens : Fille de Aurélie de Brémont et du comte Stephan de Rubens, est elle-même très riche, n’a d’aucun besoin de la fortune de sa mère.

    Son héritage vient de sa marraine faisant partie de la vieille noblesse de Franc-comtoise, l’ayant élevée depuis sa naissance. Victoria est la tante de la jeune Isabelle. C’est une jeune femme très belle de visage, très érudit, musicienne autodidacte, violoniste accomplie, peintre et dessinatrice de talent. Son seul défaut est d’être née difforme.

    Renaud de Montégu : Neveux de Daphné Meldwin : Le fils aîné de Sir de Montégu, est le deuxième cousin germain d’Isabelle qu’elle a appris à apprécier lors de son séjour prolongé chez son père, au domaine de Verte-cour et ce, jusqu’à son départ : sa majorité ayant sonné pour elle.

    L’abbé Forges : Père spirituel d’Isabelle qui la suivra tout au long de sa vie de petite fille, ainsi qu’à son adolescence à Monteuroux, avant qu’elle ne s’en aille en Angleterre. Ensuite, il continuera de la suivre par correspondance jusqu’à ce qu’elle revienne, devenue jeune femme, au château de Monteuroux.

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    Le père Anselme (Adrien) : Vieux jardinier peu bavard, s’occupe seul du domaine de Monteuroux. Il est peu loquace, bourru, ne parlant que pour saluer les châtelaines. Il possède non loin de l’étang-aux-Ormes, une chaumière faisant partie de domaine, entourée de glycine. Cette chaumière lui suffit amplement car il est seul et déjà d’un certain âge. Lorsqu’il s’occupe des jardins ou même quand il est dans sa chaumière à balayer ou en train de fumer sa pipe derrière les glycines, rien ne lui échappe des allées et venues des châtelains et des domestiques.

    Emilie Granchette : Ancienne femme de chambre de la Comtesse Daphné de Rubens, résidant au village d’en bas, elle connaît beaucoup de choses concernant sa maîtresse décédée tragiquement, et les agissements des châtelains de Monteuroux. La comtesse Édith et sa fille ne lui sont pas sympathiques.

    Berthe : La femme de chambre et âme damné d’Edith est entièrement dévouée à sa cause, lui vouant une adoration sans borne. Lorsque Édith devient la comtesse de Rubens, Berthe est toujours présente à son service. Par la suite, tout en continuant son métier auprès de sa maîtresse, elle prendra sous sa protection, non seulement Ludivine qu’elle chérie, mais aussi son petit garçon Thierry qu’elle aime plus qu’elle-même.

    Thierry : Le petit Thierry né de William et de Ludivine au sein d’un mariage qui n’en est pas vraiment un : la faute venant de sa femme qui, une fois mariée, passe les trois quart de l’année avec sa mère et son beau père à Paris.William ne voit pas souvent sa femme et son fils qui, à présent, a cinq ans. L’enfant, sans en avoir conscience, déclenchera, à cause d’une malheureuse imprudence, le drame qui sera le début d’une affaire extrêmement compliqué, amenant, après maintes péripéties, la résolution de cette mystérieuse énigme concernant l’accident de la première comtesse de Rubens, survenu à l’étang-aux-ormes.

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    Déroulement de l’intrigue :

    Depuis le remariage précipité du comte Rudolph de Rubens avec Mme Edith D'Argenson devenue la nouvelle châtelaine, Isabelle est délaissée à l’âge de cinq ans par son père à la suite du décès de sa mère.

    La comtesse Edith de Rubens n’accepte pas la présence de la petite Isabelle qui le lui rend bien, et elle s’arrange en influençant habilement son mari, pour que l’enfant reste avec Adélaïde : la préceptrice de sa mère, décédée dans des circonstances étranges, afin qu’elle ne fasse pas partie de leur vie.

    La petite Isabelle n’a rien à attendre de sa belle-mère qui ne lui témoigne aucune sympathie ayant, elle même, une fille de trois ans plus âgée qu’elle.

    Pour définitivement se débarrasser de cette gênante enfant, Edith fait en sorte de la dénigrer avec pondération et hypocrisie, auprès de son père, afin de lui faire percevoir sa propre fille comme une enfant rebelle, insolente, sauvage et indisciplinée. D’un caractère très influençable, le comte regarde sa fille qu’il n’a pas élevé, différemment, et se rend aussitôt aux raisons qu’Edith expose, afin de la tenir éloigner d’eux et surtout de sa belle-fille Ludivine à peine plus âgée qu’elle : seulement trois ans les séparent, mais ils sont suffisants pour que les deux fillettes ne s’entendent pas et que rien ne soit en commun.

    Isabelle vit très mal la séparation quasi définitive d’avec son père qu’elle aime malgré l’éloignement affectif subit à cause de sa belle-mère. Ne supportant pas son autorité malveillante, Isabelle grandissante, loin de son père, prend en grippe, non seulement la mère, mais aussi la fille ainsi que son cousin germain William avec qui elle s’entendait très bien du temps où sa mère était encore de ce monde. Les deux enfants avaient une complicité sereine et s’aimaient beaucoup.

    En avançant en âge, William s’éloigne d’elle sous l’influence néfaste d’Edith de Rubens et de sa fille. Isabelle ne supporte pas de voir minauder la jeune comtesse de Richemont auprès de son cousin afin de le séduire. Une animosité se développe à son encontre, et à partir de cet instant, la jeune comtesse de défit de lui.

    Elle en devient ingérable, et sur les suggestions de la comtesse Edith, son père décide de l’envoyée en Angleterre chez son oncle, Sir de Montégu.

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    Isabelle n’accepte pas d’être éloignée de son cher Monteuroux, mais ne le montre pas afin de ne pas donner satisfaction à sa marâtre qui serait trop contente de la voir en souffrance. Furieuse d’être évincée, Isabelle ne sais que faire et se promène désemparée dans le grand parc du château où d’étranges phénomènes vont commencer à se produire sur les berges de l'étang-aux-ormes. Le paranormal est de plus en plus présent dans la vie d'Isabelle jusqu’à son départ pour l’Angleterre. La jeune fille doute toujours, mais voulant savoir toute la vérité sur la mort de sa mère qui n’est pas un accident puisqu’elle lui en fait la confidence Daphné à peur pour sa fille et sur ses conseils, elle la persuade de partir, sans faire de difficultés, pour l’Angleterre, chez son oncle, mais sans se retourner. Avec un petit pincement au cœur, la jeune adolescente sait qu’elle ne sera pas présente au mariage de William qui s’est fiancé à Ludivine.

    A son retour d’Angleterre, au bout de six années, Isabelle revient transformée en une très belle jeune femme racée, distinguée, cultivée et avenante. Son cousin a du mal à voir en elle la petite sauvageonne rebelle à toutes remontrances. Surpris, il la regarde avec une admiration qu’il veut contrôler. Il n’est plus du tout hostile envers elle, et ils reprennent leur amitié là où elle en était restée…

    Les événements concernant Isabelle vont se précipiter et les apparitions de sa mère vont reprendre de plus belle.

    Lors d’un séjour au château de Monteuroux, Renaud venant rendre visite à Isabelle, va découvrir, ce qui s'est réellement passé seize ans auparavant. D’une intelligence finement aiguisée, et perspicace, Renaud de Montégu observateur hors paire va, à force de déductions fondées sur des faits tellement évidents, va faire un travail d’enquêteur qui va mettre sur la voie William de Rubens-Gortzinski sur les points douteux de ce fameux accident. A force de raisonnements, et de recoupements, ils vont disséquer les circonstances ayant provoqué la mort de leur tante Daphné, et vont aider Isabelle à découvrir la vérité sur l'accident de leur tante. La jeune comtesse, sans s'en être rendue compte, s’est éprise de William en secret depuis sa toute petite enfance ; mais bien trop jeune, ce sentiment s’était endormit dans son jeune cœur. William l’aime aussi en secret, mais s’en défend : leur amour étant impossible. Pendant son séjour en Angleterre, Isabelle apprend la naissance du petit Thierry. William a donc un fils qui a maintenant cinq ans.

    Ce n’est pas une union heureuse, car leur mariage n’en est pas vraiment un ; mais William le cache.

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    C’est un jeune homme qui ne s’étale guère sur ses déconvenues matrimoniales. Comme chaque année à la même époque, Ludivine, vient avec son fils passer les mois d’été au château de Verte-court, elle s’aperçoit vite de l’inclinaison que William a pour sa cousine Isabelle et elle en est terriblement jalouse sans vraiment le monter, elle lance, à Isabelle avec cet air angélique qu’on lui connaît bien, des pics avec cette voix doucereuse accompagnée d’un sourire hypocrite et ingénu, ce qui a pour effet d’exaspérer William et Isabelle qui ne veulent rien montrer de leurs sentiments réciproques, s’appliquant à les garder pour eux, du fait de l’impossibilité d’être ensemble. Ils sont conscients qu’un jour, leur amour puisse se dévoiler au grand jour.

    Après maintes et maintes péripéties, dans le déroulement de l’histoire, Isabelle va devoir affronter des faits gravissimes, pas très beaux à entendre de la part de certains membres de sa propre famille... Et de la domesticité qui en sait bien plus long qu’ils ne veulent l’avouer. Son père ne veux pas admettre ce qui, pourtant ne peut être nié par les coupables puisque les preuves sont accablantes. Des drames suite à la découverte de la vérité vont se produire et après plusieurs découvertes pénibles à supporter concernant la mort tragique de sa mère, Isabelle doit bien se rendre à l’évidence que sa belle mère en veut à sa vie, et n’aura de répit de la lui gâcher. La justice divine devant faire son œuvre, les coupables seront démasqués. Les phénomènes paranormaux disparaîtront, laissant une trace de leur véracité indiscutable pour les jeunes gens

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     Bonjour à tous mes amis et lecteurs

     

    Je suis un auteur inconnu comme tant d'autres, et je n'ai pas les fonds nécessaires pour payer un correcteur de manuscrits acceptant de pratiquer une relecture  gratuitement : c'est très cher. J'ai besoin de savoir si les premières relectures que j'ai pratiqué moi-même sur mon roman, sont suffisantes... ou pas ? J'ai un roman à faire éditer qui est terminé ; mais il a besoin d'un correcteur afin de voir si tout est comme cela doit-être pour être accepté par un éditeur : un vrai !

    Je consacre mon temps à écrire des contes, des nouvelles, des poèmes, des chansons, des réflexions sur la vie, le monde, et bien d'autres choses qui me choquent, et me révoltent. A propos : Vous ne trouverez sur ce nouveau blog  que ce roman « Le mystère de l’étant-aux-ormes ».  Le blog est encore en construction et il constitue le dernier blog que je ferais avec l'aide de ma très chère amie Laurette qui a pour pseudo Cynderella. Toutes mes constructions de blogs sont son oeuvre. Je n'y comprends rien pour paramétrer un blog. Le décorer, oui ! Mais là s’arrête mes compétences.

    Le blog est opérationnel au sujet de sa présentation. Il abrite, seul, mon premier roman terminé : celui-ci est le deuxième par ordre d'exécution, qui se veux romantique, sentimentale, tout en ayant une grande part de mystère comme le titre l'indique. Il y a du paranormal pour ceux et celles qui aiment le surnaturel. Il est complètement terminé, et je passe quelques pages sur ce blog un peu tous les jours. C'est lui que j'aimerais faire éditer ; mais j'en ai assez de courir après les maisons d'édition honnêtes qui se font prier pour accepter un manuscrit, préférant s'en tenir à leurs auteurs connus... il n'y en a pas beaucoup qui acceptent de nouveaux auteurs complètement inconnus. Ah ! Si j'acceptais ce que les éditeurs "à compte d'auteur" me demandent, c'est à dire : une participation forfaitaire pour les frais consacrés à l'édition, je me ruinerais tout en étant pas sûr du travail concernant l'édition, et du résultat obtenu par leurs services. La plus part ne sont que des charlatans qui ne vivent que de ce que les écrivains trop crédules versent entre 3600 euros & 4000 euros avant même que le livre ne soit commencé dans son édition. Pendant l'impression, la boîte exige le premier solde, ensuite, le deuxième solde de la même somme, suit le troisième versement pareil aux deux premiers, et le dernier versement, pour la quatrième page du livre. A la terminaison du dit bouquin, tout doit être réglé.

    La suite des événements se passent ainsi : les auteurs reçoivent leurs livres et c'est à eux de se débrouiller pour les écouler de n'importe quelle manière qu'ils trouverons pour mettre leur bouquin en valeur et en vente en courant les salon du livre. Leur débrouillardise est mise à l'épreuve pour tout vendre sans espérer en tirer un gros bénéfice, ils aurons de sérieux déplacements à faire à leurs frais. Quant à la publicité : elle est nul. Tout n'est que de la poudre aux yeux, et ces auteurs n'en seront que pour leurs porte-feuilles déjà bien vidé par cette expérience qui, au bout du compte, ne leurs aura rien apporté comme satisfaction, car ces charlatans ne sont que des éditeurs à compte d'auteur, ou plutôt, devrais-je dire, des imprimeurs qui s'octroient ce titre pompeux d'éditeur à compte d'auteur "comme faire valoir". J'en ai déjà fais l'expérience avec une maison de ce genre qui portait le nom aguichant de "La Pensée Universelle". La boîte est toujours en procès actuellement et depuis des décennies pour dédommager tous les écrivains trop crédules  (dont j'ai fais partie), qui se sont trouvés floués et même ruinés pour avoir cru en cette maison d'édition à compte d'auteur. Pour moi, cela m'a coûté la somme de 15.000 fr. Prenez garde ou vous décidez d'éditer votre manuscrit où tapuscrit ! Ne faites pas confiance facilement parce que vous avez envie, à tout prix, d'essayer d'éditer votre oeuvre !  ( Pas moyen de coller le "o" avec le "e" ! )

    C'est pourquoi, lasse d'aller à la recherche d'une bonne maison d'édition, j'ai décidé d'être ma propre éditrice, et au bout d'une trentaine d'essais, de désillusions qui ne m'ont apporté que des déceptions, en faisant paraître mon roman gratuitement sur la plateforme d'Eklablog ou je suis mon seul maître et ou je suis sûr que cela ne me coûtera rien. Je suis très heureuse de vous divertir, sans même gagner un euro pour moi-même : ce n'est pas les gains que mon roman pourrait m'apporter qui m'intéressent  ; mais vos avis sur la valeur de mes écrits, et vos appréciations.

    Bonne lecture à vous mes amis(es, pour ceux et elles qui aiment la lecture !

    Votre amie inconnue, 

    N. Ghis.

     

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    Prenez le temps de vous poser, et D'Module 

     

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  • Chapitre 2

    Les de Rubens étaient d’origine Polonaise. Peu après le mariage de Marie-Caroline de Saxe,  fille de Charles-Auguste de Saxe, avec Maximilien Joseph, un écuyer de ce prince. Marie-Louise, la fille unique de Charles-Henry, comte de Normandie, seigneur de Monteuroux, avait épousé un de ses fils cadets : Charles-Aleksander de Rubens qui avait reçu en héritage ce domaine, et fait naître une nouvelle souche d’une des branches qui devait se perpétuer dans le comté. Les autres fils fondèrent des familles en Pologne. De ceux-là, il ne subsistait plus aujourd’hui que le comte William de Rubens-Gortzinski dont le grand-père avait été tué en Orient en 1883. Sa mère, Marie-Catherine de Rubens, pratiquement ruinée, était revenue en Normandie où les de Rubens avaient encore un grand manoir et de nombreuses terres. Marie-Catherine, encore jeune, avait décidé de refaire sa vie, et d’exploiter les terres du domaine en friche depuis trop longtemps, avec ce qu’il restait de la fortune que lui avait légué son père, puisqu’elle était sa seule héritière.

    Cette Marie-Catherine de Rubens était une jolie femme, et durant une escale à Paris, elle avait fait la connaissance d’un certain baron de Beau-levant qu’elle avait fini par épouser en secondes noces. Ce charmant baron qui n'avait que l'apparence de charmant, ne l’avait guère aidé pour relever le vaste domaine constitué de champs cultivables traversés par un ruisseau, de près, et de grandes parcelles d’arbres fruitiers à l’abandon. La comtesse devenue Marie-Catherine de Beau-levant comptait remettre en état tout le domaine. La vie mondaine ne l’intéressait guère. Par contre, Joseph de Beau-levant était un bel homme avenant, fort séduisant, mais d’un caractère égoïste et outrancier dans ses dépenses qu’il s’était bien gardé d’étaler au grand jour. Il avait une fortune très confortable lors de son mariage avec cette encore jeune comtesse, cependant, il aimait la grande vie, le jeu et les femmes. Ses propres biens fondaient comme neige au soleil. Très endetté, il cachait bien son jeu, et Marie-Catherine croyait à ses mensonges concernant sa dite fortune tout en ayant un doute qui grandissait au fur et à mesure que les années passaient. Elle regrettait déjà ce mariage qui ne lui apportait que des déceptions. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque deux ans après son mariage, à la mort du beau baron, elle s’était retrouvée à rembourser les dettes de jeux de son flambeur de mari. L’homme avait bien profité de la crédulité de sa femme. Le train de vie de celui-ci n’avait guère arrangé ses finances. Une fois les dettes épongées par ses propres deniers, il lui restait juste assez de liquidité pour engager des hommes vigoureux à son service afin de mettre en œuvre la remise en état des terres, de s’occuper des pommiers encore aptes à produire, abattre ceux qui ne donneraient plus de fruits parce que trop vieux, en planter d’autres, et rendre les terrains du Manoir d’Aiguë-blanche des de Rubens, de nouveau habitable. Depuis qu’il n’avait pas été habité, il y avait du travail ! Ce ne fut pas facile pour une femme seule de commander tout son monde ; mais elle était courageuse.

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  • Elle commanda tout son petit monde d’une main de fer. Elle fit faire des travaux de réparations par les hommes étant à son service, les dépendances qui, par endroit, en avaient vraiment besoin. Elle fit faire des travaux de réparation sur les façades qui partaient, par endroits, en décrépitude. Elle ne voulait pas habiter un manoir ou la ruine s’installait. Elle fit rénover les dépendances qui avaient vraiment mauvaise mine : la main d’œuvre n’étant pas exorbitante, elle pu tout revoir sans mettre en péril les reste de ses avoirs. Lorsque tout fut, de nouveau, à sa convenance, elle embaucha des gens de maison car elle ne pouvait s’occuper du domaine seule. En comptant au plus juste, elle prit à son service : une Femme de chambre, une intendante, une cuisinière et deux bonnes faisant office de femmes de ménage, un jardinier qui devait également faire office de chauffeur lorsqu’il fallait qu’il conduise sa maîtresse en ville. La comptabilité concernant les besoins du manoir, les salaires concernant son personnel et ses propres besoins, étaient sous sa responsabilité.

    Au bout d’une saison, les terres commencèrent à bien produire, rapportant suffisamment pour payer ces gens. Les métayers, travaillaient très bien et le rendement des fruits et légumes était satisfaisant. Pour les autres terres, Catherine avait aussi sous contrats des fermages. Ce qui lui rapportait suffisamment pour survivre. La comtesse était fière du travail accomplit. William, en bon fils, avait fait de bonnes études, et une fois sorti de l’Institut Agronomique, il s’était posé en repreneur des affaires de sa mère qui lui avait confié la gestion du domaine puisqu’il était le seul homme capable de diriger et surveiller les métayages et les fermages constituant leurs diverses sources de revenus. Les terres s’étendaient à perte de vue et il fallait bien des fermiers et des métayers pour entretenir toutes les parties cultivables, surveiller la production des arbres fruitiers produisant de belles pommes à cidre. Chacun y trouvait son compte. William avait emprunté suffisamment pour aménager une cidrerie, et il s’était mis à produire du cidre afin d'en faire le commerce.

    Mme la baronne de Beau-levant, pour la noblesse du nom des de Rubens, et sa satisfaction personnelle comme pour sa réputation, avait exigé de reprendre le patronyme de son père, se sentant plus en accords avec son titre de comtesse de Rubens, bien plus honorifique que celui de son défunt mari qui l’avait presque mené à la ruine. Elle fit le nécessaire auprès de son notaire et lorsque ce fut officiel, fatiguée par toutes les déceptions vécues pendant nombre d'années, et ce qu’elle avait accompli par elle-même afin de surveiller les travaux de part et d’autres pour remettre Aiguë-Blanche sur le chemin de la renaissance avant que son fils ne revienne avec des diplômes en mains. Elle se sentait épuisée : ce n’était pas facile pour une dame de son rang qui n’était déjà plus très jeune. Elle laissa complètement la gestion du domaine à William qui se révélait être un excellent homme d’affaire. Il y avait beaucoup de travail mais, dans quelques années, l’exploitation serait plus que rentable et le domaine d’Aiguë-blanche revivrait pleinement.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -23-

    Les de Rubens de Monteuroux passaient, depuis déjà pas mal d’années, par les mêmes difficultés financières que ceux d’Aiguë-blanche. Stephan de Rubens, du temps de son vivant, n’aimait pas être restreint dans ses finances : il était dépensier. A son décès, il léguait à son fils, Rudolph de Rubens, et à sa femme Aurélie, une fortune passablement diminuée, ce qui n’était pas fait pour endiguer une ruine qui se profilait à l’horizon une fois les frais de succession payés. Soustraits de ce qu’il restait à partager avec sa mère, s’il ne trouvait pas de solution pour limiter les pertes dues à l’entretien coûteux du château de Monteuroux. Dans quelques années, le domaine serait certainement vendu s’il ne trouvait pas de solutions. Pour ajouter à la déconvenue de la lignée des de Rubens, le comte Rudolph, désintéressé comme tous ceux de sa race, avait épousé une jeune anglaise dont la dote était plutôt une rente que lui avait alloué son frère puisque, comme je le stipule plus haut, seuls les héritiers mâles héritaient de l’entièreté de la fortune laissé par le père. 

    Prénommée Daphné de Meldwin, la jeune femme n’amenait que sa beauté et son éducation raffinée, ce qui avait suffit à rendre Rudolph de Rubens amoureux fou de la jeune femme au point de la faire sienneQuelques temps après, les jeunes gens avaient eu une petite fille prénommée Isabelle, Anne, Roseline de Rubens. Le couple était heureux malgré les difficultés financières pour entretenir le domaine seigneurial, et garder leurs domestiques. Mais le sort allait s’acharner sur le château et sur le comte.

    En effet, cinq ans après son mariage avec Daphné, le grand amour de sa vie, il la retrouva noyée un matin dans l’étang-aux-ormes, parmi les nénuphars. Après avoir cherché toute la nuit sa chère épouse, aidé de toute la domesticité du château. Prit d’un violent désespoir, Rudolph de Rubens fit une dépression nerveuse et l’on craignit pour son équilibre mental et psychique. Sur les conseils du médecin de famille, Rudolph quitta Monteuroux pour des raisons évidentes, et laissa sa petite fille aux soins d’Adélaïde : l’ancienne préceptrice de sa défunte épouse. Peu après son départ, il informa sa mère de ses fiançailles et de son mariage précipité avec Édith d'Argenson.

    Marie-Marguerite de Brémont, issu d’une très ancienne famille franc-comtoise, devenue La comtesse de Rubens, avait une très haute opinion d’elle-même, et l’orgueil de sa race. Elle répondit à son fils que s’il persistait dans ce projet d’épouser une actrice sans talent, et deux fois veuve par-dessus le marché, elle ne l’accepterait jamais en tant que nouvelle belle-fille et ne la recevrait pas davantage chez elle. Rudolph ayant bravé l’interdiction de sa mère en épousant cette deux fois veuve, avec un passé plus que douteux. Marie-Marguerite de Rubens ne pouvait accepter ce qui était, pour elle, un déshonneur et un affront à son autorité. Elle tint parole. Quittant le château neuf qu’elle abandonna à l’intruse, elle s’installa dans l’aile de château vieux, encore habitable, avec ses deux domestiques : Dominique, Angèle sa sœur, ainsi qu’Antoinette, sa femme de chambre et dame de compagnie qui ne la quittait jamais. Une clause du testament laissé par son défunt mari, laissait, à part égale, ce qu’il restait de ses biens, entre elle et son fils, ainsi que la pleine jouissance d’un appartement à Monteuroux que la fortune personnelle de la comtesse Marie-Marguerite avait contribué à entretenir et à rendre conforme aux exigences de l’époque.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -24-

    De cet appartement très vieillot quant à sa construction puisqu'il se trouvait être aménagé dans la seule tour de château vieux encore debout et habitable, jamais la d’Argenson n’en franchi le seuil. Marie-Marguerite de Rubens évitait de se trouver dans les parties de château neuf pendant que sa belle-fille y séjournait les mois d’été. Rudolph faisait à sa mère une ou deux visites guindées par an, et lui écrivait des lettres dont les suppliques concernaient surtout des demandes de fond pour régler des factures en attente ; mais les réponses de sa mère étaient toujours les mêmes, car la comtesse savait que sa belle-fille n'était pas sans fortune. Il n’y avait jamais eu de tendresse entre la mère et le fils. La comtesse Marie-Marguerite, était d'une nature froide et ne laissait jamais percevoir une quelconque émotion sur son visage toujours impassible. Concentrée et murée dans cet orgueil viscéral des de Brémont, méprisant autrui, ignorant la tendresse maternelle. Elle avait aimé son époux Stéphan de Rubens d’une passion qui se voulait sans condition. Jalouse et personnelle, exigeante, elle dominait tout son monde et d’autan plus son époux : ce qui représentait, pour lui, un joug très difficile à supporter pour cet homme dont la bonhomie légendaire irritait la comtesse. Aimable de sa personne, et léger, il aimait la bonne vie et ne supportait pas les interdits. Son fils Rudolph ne l’avait jamais intéressé, pas plus que ne l’intéressait sa fille Victoria, née difforme. Depuis un certain temps, la jeune femme vivait complètement recluse au second étage de la vielle tour, juste en dessous de sa mère. A l’égard d’Isabelle, l’indifférence de l’aïeule ne semblait pas moindre. Il était rare qu’elle la fît demander, et quand la jeune adolescente sortait de chez elle, un soupir de soulagement lui échappait des lèvres, tellement l’atmosphère de la pièce où elle la recevait était glaciale. Ce fut donc sans empressement que le lendemain matin Isabelle, au retour du village où elle avait été prendre sa leçon sur le philosophes Grec ou de Latin qu'elle devait connaître sur le bout des doigts, enseigné par le curé de la paroisse, quitta sa chambre pour aller rendre une visite de courtoisie à sa grand-mère. On y accédait par une porte donnant sur une antichambre qui desservait également les pièces où Isabelle et son institutrice vivaient. Au-delà des lourds vantaux de chêne, on se retrouvait dans une grande salle sommairement meublée, mal éclairée par trois hautes fenêtres en forme de meurtrières : vestiges d’un passé révolu. Devant l’une d’elles s’agitaient les feuilles d’un marronnier plus que centenaire, et pendant un moment, Isabelle resta à contempler les jeux de lumière que les feuilles provoquaient sur les dalles de marbre patinées par l’usure du sol. Enfin, elle se força à frapper sur une des portes donnant dans la salle où se tenait sa grand-mère. Un battant s’ouvrit, laissant apparaître le doux visage d’Antoinette qui lui sourit, mais ne dit pas un mot, s’effaçant devant la jeune comtesse. Isabelle lui rendit son sourire et pénétra dans la pièce. Elle s’avança d’un pas léger sur le tapis d’Orient poussiéreux qui laissait voir sa trame. Deux fenêtres s’ouvraient dans les embrasures profondes des murs épais de la tour de château vieux où la comtesse avait pris ses quartiers depuis le mariage de son fils. Devant l’une des fenêtres, se trouvait la vieille comtesse enfoncée dans une vaste bergère. Près d’elle, sur une petite table ronde au pied central, séjournait une paire de lunettes, un tricot, quelques livres et la photo de son époux. Isabelle s’avança avec précaution pour ne pas faire sursauter sa grand-mère, car elle semblait, depuis quelques instants, s’être assoupit.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -25-

    La jeune fille sembla surprise lorsqu’elle vit un regard scrutateur s’attacher sur elle : un de ces regards glacés dont certains nobles, telle que Marie-Marguerite, née de Brémont, mettent un point d’honneur à cultiver, se considérant comme supérieurs aux gens ordinaires. Un regard lancé par des yeux qui dénonçaient une froideur incroyablement dure, donnait le ton sur ce qui, en générale, allait suivre. Le voisinage de son teint blafard semblait accentuer la nuance sombre qui dénotait sa dureté d’âme. Lorsque Isabelle fut très près de sa grand-mère, et qu’elle eut fait la révérence traditionnelle que décidément elle détestait. Celle-ci dit brièvement :

    Prends ce tabouret, assieds-toi et fais bien attention à ce que je vais te dire.

    Isabelle prit le tabouret recouvert de velours d’un rouge passé, agrémenté, sur les quatre côtés, de clous d’un doré douteux à têtes rondes. Le tissu, jadis très chaleureux, était usé et rendus peu avenant par les années de servitude. Isabelle s’avança plus prêt de sa grand-mère en prenant un air plus qu’attentif pour écouter ce qu’elle avait à lui dire. Elle ne l’avait pas vu depuis l’hiver dernier. Aussi fut-elle décontenancée par son changement. Dans sa robe de chambre à la couleur improbable, son corps semblait avoir épaissit : enflé. Son teint blême, la boursouflure de son visage, dénotaient l’avancée de l’affection cardiaque dont Mme de Rubens soufrait depuis de longues années, mais qui s’était aggravée de façon significative depuis ces quelques mois où elle ne l’avait pas visité. Malgré tout, son regard demeurait ferme, et sans aucune douceur. Sa voix, comme affaiblit, conservait quand même ces mêmes intonations sèches qui s’associaient parfaitement, et depuis des générations, à cet air condescendant, hautain et supérieur qu’affichaient les de Brémont avant que son mariage avec le comte Stéphan de Rubens ne fut officialisé. Elle aimait imposer à son entourage cet air supérieur. C’était une époque qui n’était encore pas si lointaine ou les nobles affichaient leur prérogatives à la face de ceux qui les côtoyaient. La vieille comtesse restait silencieuse, plongée dans ses pensées les plus secrètes puis, elle s’anima avec difficulté :

    Isabelle, tu m’as dit un jour, il y a quelques années de cela, que tu détestais ta belle-mère.

    Oui, et je vous le redis encore, grand-mère. D’ailleurs, je ne la considère pas comme ma belle-mère et cela la met en rage.

    Fort bien. Je vois que je ne me suis pas trompé sur toi.

    Je t’ai fais venir parce que je vais te confier un secret, mais auparavant tu dois me promettre de ne jamais le révéler à qui que ce soit dans ce monde cupide, sauf, plus tard, à ton mari si, un jour, tu te maries ? Il faut que tu me le promettes sur l’honneur du nom des de Rubens ! Surprise, la jeune fille fît la promesse de ne rien divulguer de ce secret à âmes qui vivent.

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  •  

    Je veux t’entendre me le promettre à haute voix, Isabelle !

    Je vous le promets, grand-mère.

    Rassurée, Mme de Rubens resta silencieuse pendant un petit moment. Sur l’étoffe de sa robe de chambre d’un parme grisonnant, ses mains encore très fines d’aristocrate, blanches et longues, ressortaient singulièrement sur le tissu délavé. On y voyait aucun bijou de valeur sauf une épaisse alliance en or ciselée sur toute sa largeur,  seul signe extérieur d’une ancienne fortune due à son rang, aujourd’hui dissimulée aux curieux... s’il y en avait encore une. Tout à coup, la vieille dame reprit la parole sur le même ton dont elle avait accueilli sa petite fille, ce qui l’impressionnait toujours autant. Ce qu’elle lui révéla, Isabelle en savait déjà une partie par Adélaïde, mais non le plus important, et ce qu’elle entendit la laissa stupéfaite. Elle prit soins d’être attentive à ce que sa grand-mère tenait à lui confier. L’aïeule commença :

    Mon grand-père, Yann de Brémont, au cours d’un voyage dans les pays d’orient, avait sauvé la vie du fils d’un maharadja de je ne sais plus quelle dynastie, mais cela importe peu. Pour lui montrer sa reconnaissance, Le maharadja lui donna une de ses filles en mariage à laquelle il fît don, en guise de dot, de quelques-uns des magnifiques joyaux dont il était possesseur. Mon grand-père ramena en France la belle Orientale qui fut baptisée, et qui apprit la langue de son nouveau pays. Ces chères cousines par alliance, et demoiselles à la peau très blanche qui devait être le signe suprême d’une noblesse bien affirmée, ne l’ont pas accepté tout de suite. Mais elle ne céda en rien, pour l’élégance, la distinction, les manières, le charme et l’esprit, aux autres comtesses de Brémont. De ses dix enfants, un seul survécut qui fut mon père. A sa mort, Étant fille unique, j’ai hérité des précieuses gemmes en même temps que la fortune des de Brémont. Celle-ci, à peine diminuée par une gestion quelque peu imprudente dans des placements hasardeux. Cependant, elle était encore très conséquente. Le comte Stéphan de Rubens, mon époux, se chargea de réduire sa propre fortune qui étaient à cette époque, considérables. Je suis une femme futée et très prévoyante. De plus, je n’aime pas, à cause d’un mariage qui se révéla destructeur, être dépouillée de mes biens. Je suis de sang noble. Je n’ai, en aucun cas un devoir envers mon époux concernant ma propre fortune : il avait la sienne, et j’avais la mienne que je pris soin de ne poins lui révéler. Il savait que je n'étais pas dépourvue de fortune, bien entendu ; mais seule ma dot entra en ligne de compte dans cette union. Etant Seule héritière de mon père, je disposais de mes biens comme je l’entendais. Il n’a jamais vraiment eu connaissance de mon patrimoine en immobilier et terrains que je louais en fermage et dont régulièrement je touchais les loyers. Ce que je déplore, c'est ce côté dépensier, volage et peu enclin à m’écouter lorsque je le conseillais sur ses placements financiers : Ses gros défauts étaient le jeu et les femmes.

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  •  Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -27-

    Lorsque je pris connaissance, par mon intendant de sa trahison, je ne l’acceptais plus dans ma chambre comme mon époux. Il fut obligé d’acheter un petit hôtel particulier dont le prix d’achat n’était, pour ma part, guère acceptable pour ses parties de cartes et ses rendez-vous galants. Lorsqu’il mourut, peu de temps après, j’héritais  de ce qu’il restait de sa fortune que je partageais, une fois réglé les frais de succession, en parts égales entre mon fils Rudolph et ma fille Victoria. Lorsque ce fut fait, je mis en vente l’hôtel particulier. L’affaire fut rapidement conclue à notre avantage. La somme fut, après déduction faite des frais notariales consécutifs à cette vente, en trois parts égales entre mes enfants et moi-même. Je conservais encore un avantage sur eux : mes revenus provenant de mes biens immobiliers que je n’avais jamais dévoilé à mon époux, pas plus qu'a ton père et qui étaient fort substantielles pour l’existence que je devais mener à Monteuroux entourée par mes deux fidèles serviteurs et de ma femme de chambre qui me servait également de dame de compagnie, je ne dépensais guère. Les intérêts de mes avoirs, grossissaient, et je gardais ma suprématie sur tout ce qui se trouvait à Monteuroux. Je suis la doyenne et l’on me doit respect et soumission. Comme je te l’ai dit, je ne t’ai pas fait venir pour te raconter une partie de ma vie, mais pour que tu comprennes que ce que je vais te confier est un secret qui, aujourd’hui, doit rester caché entre tes mains, loin de ton père et de cette femme. C’est un trésor inestimable que j’ai conservé intact dans sa totalité et qui m’appartient de plein droit. Ce sont les joyaux de la princesse Orientale. Parfois, mon époux avait émis l’idée d'en vendre une partie parce qu’il se trouvait dans une situation délicate et ne pouvant honorer ses dettes de jeux, est-ce que j'accepterais de toucher à ce trésor légué par mon père, qui est donc ton arrière-grand-père, me suppliait :

    Nous pourrions en vendre quelques-uns ? Juste quelques-uns ! Vous n’allez presque plus dans le monde, Marie-Marguerite. A quoi vous servent-ils ? Me disait-il.

    — Je ne pouvais supporter que l’on porte atteinte à l’intégrité de ce trésor qui m’appartient, encore aujourd’hui, de plein droit. A chaque demande de sa part, ne pouvant me maîtriser, je rentrais dans une colère sans nom : Jamais ! Moi vivante, pas un seul de ces joyaux ne sortira de la famille ! Entendez-vous ?! C’est là, tout ce qu’il nous reste de notre splendeur passée ! Il est inutile de revenir me supplier de me défaire d’une partie de mon bien pour couvrir vos dettes de jeux et l’entretient de vos maîtresses ! Ce sera toujours un refus catégorique !

    Avec encore assez de force et de mordant,  Marie-Marguerite de Rubens dit à sa petite-fille :

    Cette intrigante ! Cette d’Argenson sait, de par mon fils, que je détiens ce trésor. Elle attend ma mort pour s’en emparer. Mon fils, le beau premier, est un faible devant cette roturière cupide et sans scrupule !

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28- 

    Ton père, sous l’influence de cette femme, a bien essayé de savoir où je cachais depuis toutes ses années le trésor ; mais il ne l’a jamais su. Tous deux l’ignorent et l’ignoreront toujours si tu ne me trahis pas ! Je veux, Isabelle, que toi seule connaisse le secret de ces joyaux et que toi seule hérites de ces bijoux !

    La vieille comtesse s’était tout à coup transformée en une vraie furie. Son souffle était court à un point tel que la jeune fille eut peur qu’elle ne trépasse là, dans son fauteuil. Se gardant bien de la toucher sachant que l’aïeule n’aimais pas qu’on la prenne en pitié, elle dû la calmer en lui jurant que personne ne saurait jamais rien de ce qu’elle venait de lui confier. Elle réussit à lui redonner une attitude presque normale dans la situation où elle se trouvait, et sa respiration avait repris le rythme d’une femme affaiblit par l’affection cardiaque dont elle savait qu’elle allait en mourir. La jeune fille arrêta sa pensée sur les derniers mots que son aïeule venait de prononcer. Et devant son ardente confession, elle la rassura vivement, avec une très douce voix, une fois de plus afin de la tranquilliser  définitivement:

    Ne vous inquiétez pas, grand-mère. Avec moi, ils seront en sûreté s’il s’agit d’empêcher ma belle-mère de les trouver et de se les accaparer. Comptez sur moi ! Elle ne les aura jamais, pas plus que mon père qui se laisse manipuler par son jeu de séduction. Elle ne l’a pas épousé par amour, malgré ce qu’elle lui a fait croire. Je sais qu’elle l’a séduit pour se faire épouser surtout par cupidité et pour le patronyme dont elle allait hériter de par cette union avec lui. En dix ans, j’ai eu le temps de comprendre comment cette femme agissait pour obtenir ce qu’elle voulait.

    La grande dame qu’elle avait été et dont il ne restait que cette farouche personnalité, lui dit en économisant ses mots, ne voulant pas s’étendre sur ce qu’elle avait compris depuis le début :

    Tu as vu juste ma fille. Prends l’escabeau qui est dans ce coin, et va vers ce meuble. La comtesse désigna un meuble à deux corps datant du 18 ème siècle. Les sculptures en reliefs représentaient des chimères. Sur la partie supérieure, un bandeau se détachaient des têtes de lions qui figuraient, aussi, sur les armoiries des de Brémont. Suivant les indications de sa grand-mère, isabelle approcha l’escabeau, monta sur la plus haute  des marches et, prenant entre ses mains les grands morceaux d’étoffe où de nombreux écrins étaient enroulés, elle les cala dans contre elle, se servant d'un de ses bras afin de pouvoir redescendre en se tenant de sa seule main libre afin d’éviter la chute puis, elle retourna auprès de son aïeule, posa les étoffes contenant les écrins sur ses genoux. Mme de Rubens déroula la plus grande renfermant le plus important des écrins en premier. La comtesse le prit et l’ouvrit. Isabelle eut une exclamation admirative en voyant le splendide collier. Sur un fond de velours grenat reposait de grosses perles fines, des rubis et des émeraudes, sans compter l'or ciselé enchâssant délicatement les pierres précieuses.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28-

    Les yeux de la jeune fille se portèrent vers un grand cadre décoré, accroché sur le mur donnant en face de la seule fenêtre de la tour. Elle n’y avait jamais fait attention jusqu’à ce jour. La princesse orientale était d'une beauté à couper le souffle. Un peintre habile avait, avec talent, représenté cette jeune princesse qu’Isabelle pensait être une hindoue. La dite princesse était représentée dans le costume de son pays, avec, sur sa poitrine voilée de mousseline, ce merveilleux collier. Les fines mains de cette princesse étaient habillées de bagues toutes aussi précieuses que le collier. A ses bras et autour de ses poignets comme à chacune de ses chevilles, des anneaux ornés de pierreries d’une inestimable valeur, complétaient cette magnifique parure. Tous ces joyaux étaient dans des écrins successivement ouverts par sa grand-mère. Demeurée debout de stupeur, les bras ballants près de la table ronde, Isabelle regardait stupéfaite, son aïeule puis, contemplait pensivement les bijoux. La voix brève et fatiguée de sa grand-mère la fit tressaillir :

    Referme ces écrins, emporte-les dans ta chambre et cherche où tu pourrais les cacher sans peur qu’on ne les découvre. Je te les donne, entends-tu ? Ils t’appartiennent à présent, et à toi seule ! Dès que je serai morte : et je crois que ce sera pour bientôt, la d’Argenson viendra fouiller ici pour tâcher de découvrir où j’aurai bien pu les cacher alors que je serais sur le point de trépasser. Je ne me fie pas à la cachette secrète de ce meuble, on pourrait peut-être bien finir par découvrir cet endroit tenu hors de la portée de tous ceux qui pendant des années, ont toujours voulu me forcer à les vendre, sans jamais avoir pu me faire céder. Pas une seule seconde on ne pourrait songer que je puisse les donner à une jeune fille désargentée comme toi. Tu connais, certainement un endroit dont toi seule a le secret, et dans lequel ils seront plus en sûreté qu’ici. Les enfants, ça fouille partout. Dans ce vieux château et ses dépendances, c’est un inépuisable terrain de jeu pour une jeune fille ayant un esprit de découverte comme le tiens. Il y a sûrement des cachettes sûres que personne d’autre que toi ne connaît ? Tu es la seule en qui, avant de m’en aller, je mets toute ma confiance. Ne me trahit jamais, Isabelle !

    Je ne vous trahirais jamais, grand-mère, d’autant plus que je soupçonne la d'Argenson d’avoir éliminé ses deux maris afin d’hériter plus vite de leur fortune. Je n’ai aucune preuve de ce que j’avance ; mais j’en suis presque sûr ! Père est pratiquement ruiné et conserve le château et les terres grâce à son mariage avec cette femme. Je ne la considère pas comme une de Rubens, ni comme ma belle-mère. Ce qui est aux de Rubens, ne peut appartenir à une roturière usurpatrice de particules que je soupçonne d’assassinat concernant ma chère mère. Le temps est révolu pour la démasquer sans que je sois moi-même en danger de mort ; mais, tôt ou tard, elle devra rendre des comptes sur ses forfaits.

     Avant de m’en aller pour un autre monde ou je serais certainement à ma place, comme tu me fais plaisir, Isabelle de t’entendre raisonner ainsi ! Je sais donc que je peux te faire une entière confiance. Un dernier souhait, pourtant, me laisserait une immense joie que j’emporterai secrètement dans ce voyage dont on ne revient pas et ainsi, punir la peste qu'est la d'Argenson : mon fils lui est complètement et aveuglément dévoué par l’amour qu’il lui porte. Il ne se rend pas compte de sa fausseté, sa duplicité qui est flagrante concernant ses manigances pour obtenir ce qu'elle veut. Elle le manipule à sa guise. Je sais tout sur elle : la moindre chose m'est rapportée. Pour ma satisfaction, est-tu  sûr de l'endroit où tu vas cacher tout ce trésor ?  Je ne veux absolument pas qu'elle mette la main dessus  ? J'ai fais venir mon notaire un jour qu'ils n'étaient pas au château, et je t'ai couché sur mon testament. Je te fais mon héritière universelle : Tu le mérites bien pour toutes ces années de solitude et de souffrance. Je suis au fait de ce que tu as dû endurer depuis ta petite enfance et jusqu'à ce jour... Tu connais ma froideur : Je ne suis pas démonstrative et peu communicative. Je ne peux changer mon caractère ; mais je veux partir l'esprit tranquille et participer au moins un peu à ton devenir lorsque tu seras majeure. Je sais que tu feras bonne usage de ce que je te lègue. Personne ne pourra mettre en doute ton héritage : j'ai fais ce qu'il faut pour ça.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28-

    Isabelle Réfléchit un court instant, et dit enfin :

    Grand-mère, ne vous inquiétez plus pour cacher ce trésor. Je viens de me souvenir qu’il en existe un et pas bien loin de vous. Je l’ai découvert par hasard, il y a trois ans, alors que je m’ennuyais seule dans mon coin. Il me vint soudain l’idée d’explorer les armoiries de nos ancêtres dans la sellerie avoisinant l’armurerie, et de toucher ces mêmes armoiries qui décorent la plaque de la cheminée se trouvant dans ma chambre. En caressant les sculptures pour mieux m’imprégner des contours de celles-ci, cette plaque est descendue à moitié, découvrant ainsi un espace vide. Je n'ai pas su, sur le moment, comment faire pour inverser le mécanisme, puis en touchant successivement tous les reliefs. Je finis par tomber sur celui qui actionnait le système de remontée ; mais il serait impossible d’y cacher tous ces écrins ?

    Qu’à cela ne tienne. Emporte seulement les bijoux et remets les écrins à leur place d’origine. Si la d’Argenson de malheur les découvre vides, ça la mettra encore plus en colère. D'où que je puisse être après ma mort, j’aurai peut-être l’occasion de voir sa tête fulminer de rage. Quel bonheur de contempler sa réaction ! Pense donc !  Ne pas pouvoir les mettre et se montrer avec, serait ma plus belle vengeance ! Quant à mon fils, ne pas avoir la satisfaction d'admirer les joyaux au cou de sa femme, dans ses cheveux, à ses poignets et à ses doigts serait, pour moi, la plus grande des punitions que je puisse leurs affliger à tous deux. Même après avoir quitter ce monde, pour avoir bravé mon autorité et déshonorer le nom des de Rubens, je serais satisfaite de sa déconvenue. Je sais ce qu’il ferait des bijoux qui pourraient ne pas plaire à la d’Argenson. Pour moi, vendre un seul de ces joyaux pour payer quelques factures qu’ils pourraient avoir en retard concernant le château, serait par-delà ma mort, un échec que je ne pourrais me pardonner !  Je ne le supporterais pas !

    Isabelle n’en revenait pas de voir à quel point la haine de sa grand-mère pour Édith d’Argenson soit plus forte que la sienne. Lorsque, sur les indications de son aïeule, Isabelle eut refermé le tiroir secret, Aurélie de Rubens lui dit :

    Prends ce vieux sac complètement élimé et ne ressemblant plus à grand chose : il est posé sur la commode. mets-y tout cela et arrange-toi pour que personne ne te voie retourner dans ta chambre. Il ne faut pas que plus tard, l’on puisse t’accuser de t’être approprié les bijoux. En plus d'avoir tout mis en règle aupré du notaire, voici une lettre signée de ma main qui prouvera le don que je te fais... Bien. Maintenant, va-t’en, mon enfant : je suis lasse. Sois toujours une vraie de Rubens de sang et ne te laisses jamais influencer, manipuler, croire à aux minauderies de l’intrigante pour obtenir ce qu’elle désire. Elle serait capable de changer de comportement envers toi, te choyer pour essayer de t'apprivoiser comme elle l’à fait pour ton père qui s’illusionne, encore aujourd’hui, sur cette femme, bien trop facilement. Je suis au courant de tout ce qu’il se passe au château. Je te l'ai déjà dis. Rien ne m'a échappé tout au long de ces années de solitude volontaire...

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28- 

    Ma dame de compagnie me rapporte tout ce que j’ai besoin de savoir. Je sais : je me répète ; mais mon âge et ma maladie ne m’épargne pas. Il me semble que j’oublie souvent le sujet que je viens d’aborder. Ma mémoire n’est plus ce qu’elle était.

    Je sais que ton père ne s’est jamais préoccupé de toi depuis le décès de ta mère. C’est pour cette raison que je te confie ce trésor qui doit rester secret en ta possession. Tu seras ma seule héritière parce que je le veux. Tu es au courant qu'une fille ne peut hériter : Il n'y a que les garçon qui sont héritier de par la loi chez les nobles. Lorsque je ne serais plus là, l'on pourrait contester ce que j'ai décidé pour toi.

     Sans bien se rendre compte de ce que cela pouvait changer à sa vie, Isabelle ne pensait qu'au trésor confié par sa grand-mère.  Elle n’était pas encore au fait de tout ce que signifiait un héritage conséquent, et n’était guère attirée par l’argent. Encore une fois, ce qui la préoccupait était de tranquilliser sa grand-mère.

    Oh ! Ne craignez pas que ce trésor finisse dans les mains de cette femme, grand-mère ! Je ne peux décidément pas la supporter ! Je n’ai que seize ans, mais je ne suis pas facile à manipuler. Elle a déjà essayé ce que vous dites, mais je ne suis pas si naïve ! Dit avec élan la jeune fille. Elle se tenait debout, hésitante devant sa grand-mère, serrant entre ses doigts le sac de velours râpé. Il y avait dans son regard comme une sorte d’attente ; d’anxieuse prière.

    L’aïeule, qui se sentait au seuil de la mort, allait-elle enfin s’émouvoir devant Isabelle qui n’attendait que cela ? Un peu de tendresse envers elle qui se sentait si solitaire, qu’elle laisserait paraître avant de partir pour un autre monde ? Elle qui s’en était complètement désintéressé jusqu’à cet ultime instant où elle lui montrait enfin un peu d’intérêt, où elle lui faisait ce don magnifique ? Mais aucune émotion ne se discernait sur ce visage impassible. La jeune comtesse regardait son aïeule avec le secret espoir d’un geste à son égard, ne serait-ce que sa main à baiser, mais rien ne vînt. Isabelle aurait voulu l’embrasser, lui démontrer qu’elle l’aimait malgré toute cette indifférence clairement exprimé toutes ces années, et encore ce jour même ; mais le visage glacé de la vieille comtesse restait de marbre, sans aucune expression, et son cœur demeurait insensible à l’appel muet de la jeune fille mendiant un peu d’affection pourtant, Isabelle osa lui dire le fond de sa pensée :

    Euh ! Je ne vous reverrais plus, grand-mère ; mais je tiens à ce que vous sachiez que je vous ai toujours gardé une place dans mon cœur, attendant un geste de vous. Si vous aviez voulu, je vous aurais aimé grand-mère ! J’étais si seule !

    La comtesse Marie-Marguerite ne dit mot pourtant, Isabelle crue distinguer ses lèvres trembler, laissant percevoir une soudaine émotion qu’elle se gardait bien de montrer suite aux paroles de la jeune fille. Isabelle s’attendait à l'expression d'un regret exprimé par une parole ; mais encore une fois, rien ne vînt. Les seuls mots qu'elle prononça lui fit réaliser qu'ils seraient les derniers.

    — Adieu Isabelle. Tu peux disposer.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28- 

    Isabelle, les yeux embués de larmes,  osa prendre la main de son aïeul qui ne la retira pas,  la baisa avant d’exprimer la phrase qui devait mettre un terme à leur entretient :

    Adieu, Grand-mère.   

    Se ravisant, la comtesse retira prestement sa main aristocratique des lèvres de sa petite-fille, et fît un geste significatif qui accompagnait ce congé définitif ne souffrant aucun retour en arrière, et qui fit prendre conscience à Isabelle qu’elle ne dirait plus un mot.

    Malgré ce congé qui en disait long sur la dureté de caractère de son aïeule, Isabelle osa encore :

    Je vous remercie pour votre confiance et vous assure de ma loyauté, grand-mère. N’ayez aucune crainte et reposez-vous tranquillement. Adieu.

    Les yeux  toujours embués de larmes, la jeune fille refit la révérence et tourna les talons. Quand elle eut franchi le seuil de cette grande pièce à l’atmosphère glacial et irrespirable : cette grande et unique salle lui servant de chambre et de pièce à vivre où sa grand-mère allait certainement finir ses jours. Isabelle s’appliqua avec prudence, à déambuler, légère et méfiante, jusqu’à sa propre chambre : il fallait qu’elle arrive à ne pas se faire remarquer par Adélaïde. Par bonheur, sa marraine cousait à la machine et ne perçu pas la venue de sa protégée. Isabelle put ainsi regagner sa chambre sans encombre, dégager la cachette, et y enfermer le précieux contenu du sac qui ne payait pas de mine, mais qui en disait long sur le trésor qu'il contenait et qui lui avait été confié.

    Elle ne craignait pas son amie de tous temps, mais la comtesse de Rubens lui avait bien précisé de ne parler à âme qui vive du secret des bijoux si longtemps cachés. Bien qu’Isabelle sache que la bonne Adélaïde n’aimait pas sa belle-mère, elle se devait de respecter la parole donnée à une mourante. Sa grand-mère ne tenait pas à ce qu’Adélaïde soit au courant de ce qu’il restait de cette fortune qu’elle avait, pendant des années, si farouchement réussi à dissimuler à la convoitise des châtelains successifs ayant habité château neuf, mais elle abhorrait cette femme cupide qu’était la d’Argenson. Isabelle se préoccupait, en cet instant, que de respecter les consignes de son aïeule, et de trouver une cachette digne du trésor qu’elle gardait entre ses mains. Il fallait qu’elle mette en sûreté le dépôt confié à ses soins. En repensant à Adélie, Isabelle connaissait l’aversion qu’elle avait envers cette d’Argenson et ne la portait, pas plus qu'elle, dans son cœur. Elle se serait bien associée à sa grande amie pour lui faire volontiers du tort ; mais la comtesse Marie-Marguerite de Rubens lui avait expressément fait promettre de ne révéler à âme qui vive la teneur de ce trésor. Elle entendait encore ses paroles :

    Promets-moi de ne révéler que tu détient et soustrait les bijoux que je te donne à la convoitise des personnes vivant dans ce château que j'ai quitté dès que la d'Argenson est venu habiter aupré de son nouveau mari : mon fils.

    Isabelle tenait à respecter sa mission jusqu’au bout sans déroger à sa promesse. Par bonheur, Adélaïde cousait à la machine. Isabelle put gagner sa chambre sans encombre, dégager la cachette, et y enfermer le précieux contenu du sac qui en disait long sur le trésor qu'il lui avait été confié. Après quoi, elle se mît à rire intérieurement en imaginant la déconvenue de sa belle-mère lorsqu’elle chercherait en vain les joyaux, ce qui lui procura une joie immense. Pour elle-même, la jeune fille marmonna tout bas :

    — Ah ! Non ! Non ! Tant qu’elle sera la gardienne de ces joyaux, la d’Argenson ne portera jamais les bijoux de la princesse hindoue ! Agitée par ce qu’elle venait de vivre, l’adolescente allait et venait à travers sa chambre très sommairement meublée. Soudainement, elle tendit l’oreille, surprise d'entendre le violon de sa tante Victoria qu’elle n’avait jamais vu. L'instrument se plaignait en de longs sanglots poignants. Isabelle s’accouda à la fenêtre pour écouter cette longue plainte. Son cœur esseulé comprenait les mots que traduisait le violon. Elle resta un petit moment ainsi, à écouter ce violon plaintif puis, plus rien. Du haut de ses seize ans, élevée sans même l’amour du seul parent qui lui restait, habituée à la solitude, Isabelle avait un caractère bien trempé et décida d’aller frapper à la porte de sa tante, espérant que celle-ci lui ouvrirait si elle insistait. Sans la connaître que par le son de son violon, Isabelle éprouvait pour sa tante de la tendresse. Elle tenterait tant qu’elle en aurait la force et cette envie de lui parler, de devenir elle, sa nièce, sa seule amie afin d’atténuer leurs deux solitudes.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28- 

    Cela faisait dix ans qu’elle avait perdu sa mère, dix ans qu’elle supportait cette femme qui avait usurpé la place de la vraie châtelaine qu'était sa tendre mère alors qu’elle n’était encore qu’une toute petite fille. A cet âge, l'on ne peut comprendre qu’il faille, par la force des choses, se passer de la tendresse d’une mère. Mais être séparée volontairement du seul parent qu’il lui restait, était incompréhensible. Petit à petit, Isabelle s’était rendu compte du désintéressement de son père. La d’Argenson avait su y faire : Elle s'était bien gardée  de changer  quelque chose aux habitudes du comte, trouvant que cette façon de procéder était une très bonne idée de l’avoir confié à la préceptrice de sa défunte femme. Cela l’arrangeait, la laissant libre de ne pas avoir à s’en encombrer. Il n’y avait que sa fille de dix ans, qui comptait pour elle, et la vie mondaine qu’elle menait avec toute la séduction dont elle était capable grâce à la fortune de ses deux défunts maris. L’intrigante Mme d’Argenson n’était pas dans le besoin ; mais elle aimait tenir sous son contrôle les cordons de la bourse de Rudolph, prenant bien garde de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ! En femme avisée et très cupide, elle s’occupait des deniers du comte sans y injecter trop de ses propres avoirs et seulement lorsque les factures comptaient déjà quelques mois de retard, de façon à récupérer les intérêts sur ce qu’elle laissait placé en banque. La d’Argenson savait qu’il y avait du potentiel dans la famille des de Rubens avec la fortune de la violoniste, le trésor encore hors de vue de la princesse Hindoue qui ne saurait tarder à lui appartenir, et la fortune de la vieille comtesse qui devait être conséquente depuis toutes ces années où elle avait vécu en recluse. Édith d’Argenson savait que Mme de Rubens mère gardait jalousement les fameux bijoux hors de sa portée. Elle ne se doutait aucunement que l'aïeule les avait confié à sa petite fille : la sauvageonne comme elle se plaisait à la surnommer, qu'elle était devenue la dépositaire du trésor qu’elle convoitait tant. La d’Argenson ne cachait pas qu’elle comptait sur le décès de la vieille comtesse pour faire mains basses sur le fabuleux trésor dont elle connaissait la valeur inestimable par son époux, tous les moyens seraient bons pour découvrir l'endroit ou sa belle-mère les avait dissimulé. Quitte à faire démolir tous les murs de la vieille tour jusqu’à ce qu’elle trouve les joyaux, elle ne s'arrêterait pas de chercher. Peu lui importait les chambres d’Adélaïde ou d’Isabelle, et encore moins l’appartement de la parente infirme dont elle n’avait cure ! Elle ferait tout pour réussir à obtenir ce qu'elle désirait plus que tout !

    Une autre idée faisait son chemin  dans son esprit tortueux : il fallait réunir les deux domaines en un seul, il était primordial de faire accepter sa fille en mariage par William de Rubens afin que, par des manières détournées, elle puisse aussi, faire mains basses, en temps voulu, sur la propriété d’Aigue-blanche. Son plan était de devenir, tôt ou tard, la châtelaine incontestée de tous les domaines des de Rubens. Ce ne devait pas être trop difficile de charmer le jeune homme en se montrant affable et conciliante envers son futur beau-fils…

    Connaissant très bien les manières de faire de la d’Argenson afin d’obtenir ce qu’elle désirait par-dessus tout, Isabelle sentait bien que quelque chose se tramait derrière son dos, d’où sa méfiance envers la mère et la fille dont la noirceur habitait leur personnalité était tout à fait similaire.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ce qu’elle ne comprenait pas encore, c’était jusqu’où sa cupidité et sa fourberie pouvais aller en jouant la comédie de la femme énamourée devant son époux lorsqu’elle avait besoin de se faire plaindre ou d’avoir son approbation, surtout en ce qui la concernait, elle, Isabelle. Cette femme minaudait, déployait toute sa séduction pour amener son mari à considérer les choses de son point de vue. C’est que la d’Argenson, comme l’appelait la jeune comtesse, était très rusée. Elle savait s’y prendre pour tenir son époux épris d’elle, et obtenir tout de qu’elle désirait de lui. Il faut dire qu’elle avait un atout majeur que sa belle-fille ne pouvait, à seize ans, comprendre : savoir se faire désirer, et s’adonner aux jeux sexuels.

    Dans ces moments-là, Rudolph était en adoration devant sa femme qui savait lui donner du plaisir lorsqu’il lui faisait comprendre qu’il aspirait à ces instants de tendre complicité. C’est alors qu’il aimait la rejoindre par la porte communicante de leur chambres respectives, ce qui n’était pas pour déplaire à la d’Argenson qui aimait les rapprochements intimes avec son époux. Dans leurs tendres moments d’intimité, elle savait se mettre en valeur devant son mari, d’autant plus qu’elle adorait le voir à ses genoux, fou de désir lorsqu’il s’agissait de lui faire l’amour. La d’Argenson était une femme qui aimait être désirée. Elle prenait un soin tout particulier à sa toilette pour paraître le jour comme la nuit à son avantage. Les rendez-vous nocturnes avec son époux étaient torrides. Elle choisissait des tenues de nuit très raffinées, tout en dentelle ajourée dans des tons de blanc immaculé allant bien avec sa carnation de brune et laissant deviner, en transparence, ses formes que le comte, comme beaucoup d’hommes, envahit de pensées folles, ne pouvait ignorer. Allongée sur son lit à baldaquin ou elle se prélassait, alanguie, avec toute la subjectivité de sa nudité offerte. Elle prenait des poses aguichantes, les yeux mi-clos, passant avec sensualité sa langue sur ses lèvres offertes, sachant que son mari ne pouvait résister à cet appel tout en gestes subjectifs invitant à l’amour. Édith d’Argenson aimait se laisser découvrir avec toute la finesse dont elle était capable en ces instants de plaisir ; mais à l’intérieur d’elle-même, elle était une belle fleur vénéneuse, nourrissant en son cœur un poison violent et mortel qu’elle se gardait bien de dévoiler au comte trouvant sa femme belle de partout, ne pouvant rester insensible à sa beauté. Après leurs ardents ébats, tous deux se reposaient un moment en s’abreuvant de mot d’amour tout en se donnant la béqué. La table était bien garnie en fruits de saison, de petits fours, sans oublier le champagne que Rudolph aimait laper sur le nombril de sa belle. Cela finissait de les émoustiller, les entraînant, de nouveaux, dans leurs jeux amoureux. Leurs rapprochements, dans ces moments-là, étaient plus que brûlants. Plus tard, épuisés et comblés, ils se laissaient glisser dans un sommeil réparateur, nus, juste recouverts d’un drap de satin. Lorsque l’aube pointait, Rudolph désirait encore sa femme et leurs jeux amoureux, tout en prenant des instants de pause, se prolongeaient assez loin dans l’après-midi.

    Vers les 16 heure, le comte et la comtesse faisaient leur apparition, aimables, au mieux de leur forme, toilettés, habillés, et ponctuels pour le thé : moment sacré chez les de Rubens.

    Par habitude, toute la domesticité était au courant de leurs folles nuits d’amour qui se répétaient, d’ailleurs, assez souvent, et elle ne se gênaient pas pour, derrière leur dos, jaser et se moquer. Par contre, Rigide, en tenu comme l’exigeait le protocole Anglais, le personnel affilié à leur service, était à leurs disposition pour leurs servir le breakfast comme cela se faisait dans la haute noblesse Anglaise.  

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    Aux alentours des deux châteaux, que l'on pourrait considérer comme jumelés, on s’obstinait à parler du parc appartenant à la dynastie des comtes de Rubens, comme-ci la forêt, dans son entièreté, même dépossédée de ses grands arbres majestueux et plus que centenaires, faisait encore revivre le souvenir du grand domaine dont elle faisait encore partie malgré les parcelles qui avaient été entièrement dénudées de leurs bois précieux afin de subvenir à l’entretien du château neuf occupé par les châtelains, au détriment de château vieux...

    En des temps anciens, toute la noblesse avait menée des chasses renommées, réunissant à Monteuroux les châtelains des domaines voisins. Malgré les parcelles vidées de leurs grands arbres qui faisait toute leur beauté, celles-ci, intelligemment groupées de façon à ne pas défigurer l’ensemble de la forêt si chère à Isabelle qui en connaissait les moindres recoins, était encore très grande et le gibier y était abondant. Isabelle y découvrait souvent de nouvelles cachettes. Pour elle, il y avait une partie du domaine qu’elle affectionnait entre toutes les autres, et pour qui elle avait une prédilection. Cette partie préférée de la jeune adolescente était entourée d’arbres centenaires que la cognée des bûcherons avait épargné pour une raison qui lui était inconnue ; mais qui, un jour, lui serait révélée dans des conditions qu'elle était loin d'imaginer. Ce même emplacement comprenait également sa pièce d’eau, aux berges couvertes d’herbes vertes et grasses. L’endroit avait été surnommé : L’étang-aux-ormes, la cause en étant justement ces magnifiques grands arbres centenaires. Par endroits, les branches retombantes des grands saules pleureurs, baignaient le bout de leurs branches dans l'onde. Ils avoisinaient les ormes centenaires qui, en arrière-plan, formaient un rideau protecteur tel un écrin enchâssant cette étendu d'eau reflétant une atmosphère romantique, mais très mystérieuse. Les ombres des arbres se reflétaient dans l’eau lumineuse et semblaient vouloir se mirer dedans. C’était une eau changeante, par moment obscure en son milieu, où couleur de jade, vers les abords. De légers roseaux murmurant sous la brise, donnaient à ce lieu, encore plus de mystère depuis que l’on avait retrouvé Daphné de Rubens noyée dans cet étang où s’entremêlaient les longues racines sous-marines de ces fleurs aquatiques que sont les nénuphars. Isabelle n’y venait jamais la nuit tombée,  Adélie considérant ce coin du parc trop dangereux pour sa protégée encore très jeune et bien aventureuse pour son âge. Si ce lieu avait été fréquenté, comme au temps de l’abondance, à présent, il était triste et abandonné. Très souvent on y aurait, paraît-il remarqué de majestueux cygnes blancs qui aimaient se prélasser paisiblement sur l’onde ou se reflétait leur corps d'un blanc immaculé. les nuit de pleine lune. Ces oiseaux blancs dont les silhouettes se miraient dans l’eau calme de l'étang, donnaient une apparence irréelle à l’ensemble formant un tableau fascinant dont seule la nature était témoin. Ce lieu, tristement célèbre depuis le drame dont la pièce d'eau avait été l’instrument depuis l’accident tragique ou la comtesse Daphné avait vécu une triste fin, se trouvait dédaigné des châtelains, sauf de la jeune Isabelle. Certains jours, pourtant, et principalement les nuits où la lune éclairait pleinement l’étang, il arrivait que la comtesse défunte, apparaisse. La jeune comtesse Daphné n’avait pas dû apprécier que son cher amour la trompe et lui donne une remplaçante aussi rapidement. La légende courrait que c’était pour cette raison qu’elle revenait d’entre les morts afin de se venger de celle qui avait pris sa place dans le cœur de son bien aimé, rappelant ainsi au comte, sa faute et les circonstances mystérieuses concernant sa disparition.

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    Chaque année, lors de l'ouverture de la chasse, les bûcherons comme d’ailleurs les chasseurs et les paysans, avaient le droit de chasser le gros gibier sur les terres du comte. Cependant, depuis tous ces phénomènes surnaturels, ils rechignaient à s'aventurer dans les bois et forêt de l’immense domaine. Le comte Rudolph, exigeant une rétribution légitime sur ce que ces hommes rapportaient comme gibier, avait un manque à gagne sans ces gaillards qui hésitaient à arpenter les sentiers forestiers ou d'habitude ils se faisaient un plaisir d'exercer l'art de la chasse, la cause en étant, bien sûr, ces apparitions intempestives de la châtelaine défunte, ce qui rendait forcément plausible ces événements anormaux qui se produisait assez souvent du côté de l’étang, mais aussi le long des chemins empruntés pendant cette période par les chasseurs. De plus, le doute planait  quand à la soirée fatidique ou la jeune comtesse se promenant seule au bord de l'étang avait trouvé la mort. Ils se posaient tous la question qui les préoccupait. Pour quelle raison la comtesse, la nuit de l’accident, se promenait-elle seule sans son mari ? Si le comte Rudolph avait été auprès de sa jeune épouse le soir du drame, il est certain que le drame ne se serait jamais produit ! Ça jasait de tous côtés et l’histoire de l’apparition était remontée jusqu’au château, à un point tel que la domesticité ne parlait que de ces phénomènes et comment cela s'était t'il produit ? Le comte se sentant responsable de la mort de son épouse, en était affecté. Édite d’Argenson, sans le montrer, n’en menait pas large non plus. Méprisante, elle ne voulait rien entendre concernant ces événements qui, d’après elle, était une pure invention racontée par ces rustres de bûcherons et chasseurs. Pourtant, cela commençait à faire du monde pouvant témoigner de cette présence fantomatique ! Le mystère devenait de plus en plus intriguant. Qui avait donné l’alerte la nuit du drame ? Quelqu'un dont personne ne se souciait, et qui, les soirs de pleine lune, comme à son habitude, aimait jardiner pour profiter de cette clarté gratuite et naturelle venue du ciel. Cette personne voyait souvent passer la comtesse Daphné et le comte Rudolph devant sa maisonnette et son petit jardinet. Lorsque le couple revenait de leur promenade, c’était au tour la comtesse Victoria qui en avait fait, elle aussi, sa promenade favorite. Mais voilà qu’un soir pas comme les autres, après le passage de la comtesse Victoria, et de la comtesse Daphné, seule, il avait vu furtivement passer Berthe : la femme de chambre de la d’Argenson en service chez les de Rubens. Que venait-elle faire de ce côté-ci du parc ? C’était vraiment très bizarre ? Le jardinier s’était posé des questions en voyant Berthe revenir de sa promenade comme-ci elle avait eu une horde de démons à ses trousses. Il s’était dit qu’elle ne devait pas aimer ce coin la nuit, et cela ne l’avait pas plus intrigué que ça. Au bout d’un long moment, alors qu’il avait terminé son jardinage, qu’il avait eu le temps de bourrer sa vieille pipe et de la fumer tranquillement assis dans son Rocking-chair avant qu’il ne réalise que la comtesse Daphné n'était pas revenue de sa promenade solitaire, pas plus que la comtesse Victoria. Cela l’avait bien tracassé un peu, mais se faisant un point d’honneur à ne s’occuper que de ses affaires, il ne s’en était pas inquiété plus que ça. Sous la charmille, il avait continué de se balancer dans son fauteuil à bascule, le vieux jardinier aimait prendre le frais lorsqu’il avait fini sa journée. Au bout de quelques temps, il avait reconnut la comtesse Victoria qui revenait de sa promenade, mais toujours pas la comtesse Daphné. d'habitude, toutes deux se suivaient de prés ? Inquiet plus qu’il ne l’aurait voulu, il avait pris sur lui d’aller jusqu’au château prévenir le major d’homme qui avait, lui-même, transmis l’information au comte.

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    Chapitre 3 

    Aux alentours des deux châteaux, que l'on considérait comme jumelés, l'on s’obstinait à parler du parc appartenant à la dynastie des comtes de Rubens, comme-ci la forêt, dans son entièreté, même dépossédée de ses grands arbres majestueux et plus que centenaires, faisait encore revivre le souvenir du grand domaine dont elle faisait encore partie malgré les parcelles qui avaient été entièrement dénudées de leurs bois précieux afin de subvenir à l’entretien du château neuf occupé par les châtelains un tiers de l'année, au détriment de château vieux. Par contre, le parterre à la Française, qui s'étendait devant le château neuf et longeait à gauche château vieux, formait une terrasse à son extrémité. Entre deux balustrades de pierre recouvertes de mousse, et huit marches quelque peu dégradées par le temps, mais de belle allure, conduisait à un parterre inférieur au milieu duquel s’allongeait un étroit miroir d’eau entre deux bandes de gazon qui, du côté externe, était orné de buis non taillés. A gauche, restaient les vestiges d’une importante orangerie où des orangés laissés à l’abandon essayaient bien encore de donner quelques fruits pour les fêtes de noël que les résidents permanents récoltaient pour leur profit personnel, mais rien ne garantissait que ces oranges soient bonnes à manger : trop de travail pour le vieux jardinier et pas assez de revenu pour prendre un autre jardinier plus jeune afin de s’occuper de l’entretien de l’orangerie.

    La beauté romantique et mystérieuse des lieux, était propice à la méditation. Le parterre intérieur s’ornait de marches en marbre rose qui s’arrondissait en hémicycle autour d’un cupidon, arc et flèches en mains. Le parterre se terminait pas une balustrade d’où la vue s’étendait sur la vallée, les pâturages, et les collines boisées, précédant la moyenne montagne. A droite de ce parterre, que bordaient encore des buis non taillés depuis un bout de temps, d’autres degrés entrecoupés d’étroites terrasses, menaient au parc que Victoria affectionnait. Ce parc n’était autre qu’une partie de la forêt appartenant encore, dans sa totalité, au comte de Monteuroux.

    Depuis que les ancêtres de la famille des de Rubens avaient eu le domaine en héritage, bon nombre de parcelles de terrains avaient été louées pour la coupe du bois afin de faire face aux dépenses qu’exigeait château neuf, au détriment de château vieux dissimulé derrière les hautes tours de son frère  pratiquement jumeau qui étaient entretenu, et avait déjà plusieurs fois été rénové. Château vieux tenait encore le coup par endroit, ce qui n’empêchait pas les ruines de cohabiter sans, pour cela, dévisager le lieu même où s’était retirée la vieille comtesse. Petit à petit, la forêt avait repris ses droits et la beauté de la nature libre et sauvage, de ce côté-ci, pouvait y être contemplée, laissant admirer sa beauté primitive. La vieille tour en forme de donjon abritait toujours les appartements vieillots de Marie-Marguerite de Rubens, d'Isabelle, d'Adélaïde et de Victoria, la tante d’Isabelle, née difforme, qui ne sortait guère qu’à la nuit tombée afin d’éviter tout contact avec les gens de Monteuroux. Le parc était son endroit privilégié. Elle aimait s’y promener et respirer le bon air de la campagne comme le faisait, jadis, Daphné de Rubens. Là, elle était sûr de ne rencontrer personne. 

    En des temps anciens, toute la noblesse avait mené des chasses renommées, réunissant à Monteuroux les châtelains des domaines voisins. Malgré les parcelles vidées de leurs grands arbres qui faisait toute leur beauté, celles-ci, intelligemment groupées de façon à ne pas défigurer l’ensemble de la forêt si chère à Isabelle qui en connaissait les moindres recoins, était encore très grande et le gibier y était abondant. Isabelle y découvrait souvent de nouvelles cachettes. Pour elle, il y avait une partie du domaine qu’elle affectionnait entre toutes les autres, et pour qui elle avait une prédilection. Cette partie préférée de la jeune adolescente était entourée d’arbres centenaires que la cognée des bûcherons avait épargné pour une raison qui lui était inconnue ; mais qui, un jour, lui serait révélée dans des conditions qu'elle était loin d'imaginer. Ce même emplacement comprenait également sa pièce d’eau, aux berges couvertes d’herbes vertes et grasses. L’endroit avait été surnommé : L’étang-aux-ormes, la cause en étant justement ces magnifiques grands arbres centenaires. Par endroits, les longues branches-lianes retombantes des grands saules pleureurs, baignaient le bout de leurs ramures dans l'onde. Ils avoisinaient les ormes centenaires qui, en arrière-plan, formaient un rideau protecteur tel un écrin enchâssant cette étendu d'eau qui prêtait à ce lieu une atmosphère romantique, mais très mystérieuse. Les ombres des arbres se reflétaient dans l’eau lumineuse et semblaient vouloir se mirer dedans. C’était une eau changeante par moment, obscure en son milieu où couleur de jade, vers les abords. De légers roseaux murmurant sous la brise, donnaient à ce lieu encore plus de mystère depuis que l’on avait retrouvé Daphné de Rubens noyée dans ces eaux où s’entremêlaient les longues racines sous-marines de ces fleurs aquatiques que sont les nénuphars. Isabelle n’y venait jamais la nuit tombée, sa marraine considérant ce coin du parc trop dangereux pour sa protégée encore très jeune et bien aventureuse pour son âge. Si ce lieu avait été fréquenté, comme au temps de l’abondance, à présent, il était triste et abandonné. Très souvent on y aurait, paraît-il, remarqué de majestueux cygnes blancs ou noir, qui aimaient se prélasser paisiblement sur l’onde reflétant leur corps les nuit de pleine lune. Ces oiseaux blancs, plus que les noir, semblaient se dédoubler dans l’eau calme de cet étang, et donnaient une apparence irréelle à l’ensemble qui formait un tableau fascinant dont seule la nature était témoin. Ce lieu tristement célèbre depuis le drame où la comtesse Daphné avait vécu une triste finse trouvait dédaigné des châtelains. Seule la jeune Isabelle y venait. Certains jours, et principalement les nuits où la lune éclairait pleinement l’étang, il arrivait que la comtesse défunte, apparaisse. La jeune Daphné n’avait pas dû apprécier que son cher amour la trompe et lui donne une remplaçante aussi rapidement. La légende courrait que c’était pour cette raison qu’elle revenait d’entre les morts afin de se venger de celle qui avait pris sa place dans le cœur de son bien aimé, rappelant ainsi sa faute et les circonstances plus que bizarres concernant sa disparition dont elle seule savait, en partie,  la vérité sur ce qui lui était réellement arrivé.

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  • Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    chaque personne ayant été témoin de cette funeste nuit ne pouvait s'empêcher de toujours se poser la même question : pour quelle raison la comtesse, la nuit de sa disparition, se promenait-elle seule sans son mari ? Si le comte Rudolph avait été auprès de sa jeune épouse le soir du drame, il est certain que l’accident ne se serait jamais produit ! Ça jasait de tous côtés, et l’histoire des apparitions étaient préoccupante au point que la domesticité ne parlait que de ces phénomènes. Le comte se sentant plus que responsable du tragique et mystérieux accident de son épouse, en était affecté. quant à la nouvelle comtesse, elle ne laissait pas voir son inquiétude, mais elle n’en menait pas large. Méprisante, elle ne voulait rien entendre concernant ces événements qui, d’après elle, n'était que pure invention racontée par ces rustres de bûcherons afin de lui faire du tord, car elle sentait bien qu'elle n'était pas en odeur de sainteté aupré des gens du village pourtant, elle ne pouvait empêcher les rumeurs, et cela commençait à faire du monde pouvant témoigner de cette présence fantomatique ! Le mystère devenait de plus en plus intriguant, et mystérieux.

    Depuis ces apparitions inquiétantes où beaucoup des ces hommes avaient aperçu la comtesse Daphné du côté de la forêt ou se trouvait l'étang, était considéré comme étant un lieu hanté. Le comte, obsédé par la mort de sa première femme, n’allait plus jamais se promener de ce côté-ci du parc comme il le faisait auparavant. Il était très superstitieux. Cette histoire rocambolesque le perturbait, et la peur d’apercevoir ce que les bûcherons avaient vu, était pour lui une source d’angoisse. Il refusait d’analyser le pourquoi du comment de ce qui enflaient chaque jour un peu plus, et d’approfondir les questions qu’il se posait. Sur ce sujet, il était dans un déni total et son exigence allait jusqu’à interdire à quiconque se trouvant au château d’en aborder la question entre eux, et surtout pas s’il s’avérait que la jeune comtesse soit dans les parages car bien trop jeune pour comprendre, elle devait être maintenue dans une totale ignorance concernant cette effroyable tragédie. Il savait très bien qu’elle ne resterait pas dans son innocence de petite fille, et qu’un jour, elle apprendrait l’horrible vérité sur la fin malheureuse de sa mère. La sanction la plus lourde pour avoir passé outre ses recommandations, était le renvoi immédiat des fautifs ayant été trop bavards devant l’enfantDepuis ce soir funeste, la jeune Isabelle de Rubens avait grandi à l'abri des rumeurs jusqu’à ses seize ans. Elle n’avait jamais eu vent de la légende qui s’était formée autour de la noyade accidentelle de sa mère. Pour la protéger, l’on avait pris soin de ne jamais évoquer tout ce qui se rapportait à son mystérieux décès.     

    Les bûcherons, comme d’ailleurs les chasseurs et les paysans avaient, chaque année, lors de l'ouverture de la chasse, le droit de chasser le gros gibier sur les terres du comte, mais le domaine étant très grand, ils ne voulaient plus se risquer dans les bois, ni même dans la forêts entourant les endroits ou la comtesse daphné apparaissait.

    Le comte de Rubens qui exigeait un droit légitime sur ce que ces hommes rapportaient de gibier, n'étaient pas satisfait du manque à gagner concernant les pièces de viande dont il ne pouvait plus faire commerce aux restaurateurs des villes avoisinantes. Depuis les apparitions intempestives de la comtesse, même lui qui aimait chasser, hésitaient à arpenter les lieux forestiers ou, d'habitude, il se faisait un plaisir d'exercer l'art de la chasse au gros. Les apparitions de la châtelaine défunte le décourageaient au même titre que les villageois  qui ne voulaient plus se risquer dans ces parages dit hantés. Ce qui rendait la chose plus que plausible concernant les événements surnaturels se produisant assez souvent du côté de l’étang, mais aussi le long des chemins et sentiers empruntés par lui et ces rudes gaillards de la campagne. Le comte Rudolph, plus méfiant qu'il ne l'était auparavant, devait se défaire à contre coeur de cette manne conséquente l'aidant à régler quelques factures qui traînaient concernant château neuf.

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