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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Chapitre VIII

     

    Deuxième Partie

     

    Le petit cabriolet noir acheva de gravir la route qui menait de Sauveur-le-Bénit à Monteuroux et s’arrêta devant la grande grille en fer forgé qui aurait eu, depuis son départ, bien besoin d’une remise à neuf. La rouille avait complètement envahi les ornements ainsi que les armoiries des de Rubens : Le manque d’entretien, faute de finances suffisantes, l’avaient fait vieillir. Elle était comme le vieux château. Elle avait toujours cette apparence de haute noblesse, mais la rouille avait bien fait son œuvre avant son départ, et n’avait pas ralenti sa destruction en six ans d’absence de la jeune comtesse.

    Un chien aboya au loin qui ne semblait pas appartenir au château : le vieux doberman qu’elle avait connu lorsqu’elle vivait à Monteuroux, s’en était allé depuis déjà quelques années. Dans les communs, une porte s’ouvrit à droite, et un homme parut sur le seuil.

    Ah ! C’est Mademoiselle ! dit-il.

    Il vint à la grille et l’ouvrit avec difficulté. Celle-ci grinça fortement. La voiture franchit celle-ci, et s’engagea sur le chemin menant justement aux communs. Isabelle, qui tenait le volant, demanda :

    Y a-t-il de la place dans le garage, Dominique ?

    Toute la place mademoiselle ! Le château est inhabité en ce moment.

     Sur la gauche, une partie des communs, ne servait plus. Il avait été transformé en garage. Quand Adélaïde qui était assise près de la jeune conductrice, fut descendue, le cabriolet alla se garer sous l'abri réservé à cet effet, puis rejoignit la vieille demoiselle et Dominique.

    Tout va bien, ici, Dominique ? Et Angèle ?

    Il fallait faire quelques provisions, puisque mademoiselle avait annoncé son arrivée. Alors, ma sœur est descendue au village.

    Dominique avait, en six ans, peu vieilli, ce Dominique qui avait toujours donné à Isabelle l’impression d’un sarment de vigne desséché, semblait en pleine forme. Son visage avait le même teint terreux qu’autrefois, mais quelle surprise dans le regard attaché sur Isabelle qui était si différente de la jeune fille partie depuis six ans de Monteuroux. Cette longue jeune fille, souple et fine, d’une très grande beauté, était vêtue avec une correcte simplicité qui n’excluait pas une note d’élégance. Sous un chaud manteau de ville entrouvert, elle était vêtue d’un tailleur gris souris, et portait un ravissant petit chapeau vert pâle orné d’une plume du même ton. Les belles boucles blondes en bataille avant qu’elle ne parte pour l’Angleterre, étaient maintenant tout à fait disciplinées.

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