• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -97-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Sa mère semblait être bien informée sur les événements se déroulant à Monteuroux. Un avenir plus qu’incertain pourraient très bien s’avérer exact si elle persistait à vouloir tenir tête à sa belle-mère, et à son père aveuglé par l’amour qu’il lui portait. Il y avait quelqu’un qui savait que l’accident de sa mère n’en était pas un, mais bien un assassinat. Qui avait commis cet acte atroce ? Sa mère ne pouvait s’en aller de ce monde, tant qu’elle-même, ne serait pas à l’abri des mains meurtrières présentes au château, qui avaient exécuté les ordre de la principale commanditaire, et qui n’était autre que sa belle-mère. Tant que ce mystère de l’étang-aux-ormes ne serait pas résolu, il fallait garder ce secret à tout prix pour mieux découvrir, plus tard, la vérité sur le meurtre de sa mère. Il ne fallait rien confier de l’expérience qu’elle venait de vivre, même à la seule personne qui l’aimait comme-ci elle était sa propre enfant, mais qui n’aurait jamais compris : sa chère Adélie. Isabelle se rendait bien compte que la brave femme ne pourrait se taire en sachant que sa protégée avait des visions complètement inconcevables pour elle ! Elle penserait certainement qu’à cause de tous les événements successifs survenant depuis quelques jours dans sa vie, le mariage de William avec Ludivine de Richemont, son départ chez son oncle, l’éloignement voulu de son cher Monteuroux afin de, soi-disant, parfaire son éducation, et maintenant, les apparitions de sa mère, cela faisait beaucoup pour Adélie qui pourrait penser que sa jeune protégée était en train de perdre la tête ! Voilà ce qu’Adélaïde penserait, et elle n’aurait pas tout à fait tort ! Qui voudrait croire à de telles choses ? Isabelle était très préoccupée par ce qu’elle venait de vivre. Était-ce parce qu’elle avait pleuré devant le portrait de sa chère mère, et que tout son être l’avait appelé si ardemment, que celle-ci lui était apparu ? Isabelle se remémora l’après-midi où elle était partie dessiner près du pavillon, sur les berges de l’étang, et où elle avait entendu Ludivine roucouler au bras de William. Elle se souvint également du caquetage incessant de cette pimbêche qui, appuyée sur le bras de son fiancé, sa jolie tête posée sur son épaule, avait critiqué sans vergogne sa pauvre mère disparue dans de tragiques circonstances. Elle se rappelait sa révolte qui grondait au fond d’elle après qu’ils se soient tous deux éloignés de son confort d’écoute. C’est à ce moment précis qu’elle avait entendu murmurer son prénom. Ce jour-là, elle n’avait pas vu grand-chose, à part ce qui ressemblait à un visage dans l’eau bleue marine de l’étang. Elle n’avait pas voulu prendre en compte cette vision parce que, pour elle, c’était une chose impossible, et que de petites vaguelettes, ridant l’eau, l’avaient empêché de distinguer clairement l’image spectrale qu’elle avait imputé à une divagation de sa part. Que d’événements étranges, très troublants, se révélaient à elle juste avant son départ... Isabelle se souvint, quand même, de s’être penchée plus en avant vers l’eau sombre afin de mieux distinguer ce visage qui s’était peu à peu diluée dans cette nappe bleue marine plus qu’inquiétante. Sur le chemin du retour, Isabelle s’était posée mille questions au sujet de William et de Ludivine.

     

    97

    sceau copyright

      

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -96-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -98- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :