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    Elle est mesquine, fausse, coquette et très intéressée pour le peu que j’ai pu en juger. Je ne la connais pas bien, mais je ne vois pas mon frère heureux avec cette personne… Autrement dit : il n’y a que vous qui pensez et qui jugez juste ?

    Je t’interdis de revenir sur ce que j’ai décidé ! Le mariage de ton frère se fera parce qu’il le faut !

    Alors, vous avez tout dis, mère… peu importe le bonheur de William qui, j’en suis sûr, ne touchera pas à la dote de cette jeune fille. Réfléchissez maman. Croyez-vous que mon frère l’aime ? Je ne le croie pas.

    Ce soir-là, lorsque qu’Isabelle, eut souhaité le bonsoir à Adélaïde et qu’elle fut dans sa chambre, elle demeura un long moment devant le portrait de sa mère : Un pastelliste l’avait représentée en blanche toilette de soirée, avec, accrochée à son corsage et dans ses longs cheveux blonds, une fleur de nénuphar. Il avait su rendre la finesse de ses traits et la délicatesse de son teint agréablement assortit à la rêveuse douceur de ses yeux bruns.

    Son doux regard semblait suivre Isabelle chaque fois qu’elle se déplaçait dans la pièce, ce qui lui faisait dire :

    Oh ! Mère, vous avez l’air de me plaindre ! Vous me manquez tant, maman ! Je vais vous quitter pour un très long séjour. Je vais en pension chez votre frère. Je ne suis pas en odeur de sainteté auprès de sa nouvelle femme et de sa fille, pas plus que du côté de mon père. Je dérange dans la façon de me comporter que je juge tout à fait pertinente, ayant percé à jour le machiavélisme de ma marâtre. Vu ce que j’ai découvert concernant ses manigances afin de m’évincer du cœur de père. Je dois vous avouer que je n’approuve pas son remariage avec la d’Argenson, et que je ne supporte pas plus sa fille. J’ai eu largement le temps, depuis toutes ces années passées seule aupré d’Adélie, de me faire ma propre opinion sur elles deux. Pour accéder aux moindres désir de Mme d’Argenson qui ne m’aime pas et je le lui rend bien, père a décidé que je devais partir de Monteuroux finir mes étude en Angleterre chez votre frère. J’ai beaucoup de peine de vous quitter maman.

    Isabelle avait les larmes au yeux en pensant que dans quelques jours, elle connaîtrait le reste de sa famille : Le frère aîné de Daphné, Sir de Montégu-Meldwin, homme froid d’apparence, mais juste et bon, d’après Adélaïde. Ses cousins germains, un garçon et une fille, devraient devenir ses nouveaux compagnons d’études, d’éducation et de jeux, si tant est qu’ils arrivent à s’entendre. Dans quelques jours, elle serait à Verte-court, le domaine où Daphné avait passé une grande partie de son enfance et sa jeunesse. Par Adélaïde qui le connaissait déjà très bien, peut-être y retrouverait-elle mieux le souvenir de sa douce et tendre mère ? Un désir subit lui fit décrocher le portrait de Daphné qu'elle décida de cacher dans sa valise. Elle ne pouvait rester six ans sans l'avoir aupré d'elle.

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