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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Sans se départir de son aplomb dissimulé derrière un grand sourire, Isabelle surenchérit à l’attention de la comtesse Catherine :

    Vous pouvez le craindre et ne pas vous faire d’illusion, chère cousine, car je n’aime pas l’hypocrisie, les médisances, et tous les défauts qui vont avec… Si c’est ce que vous appelez se conduire avec bienséance et courtoisie ! Alors, j’ai bien peur que vous ne soyez encore une fois déçue, ma cousine.

    Elles se séparèrent sur ces mots lourds de sens. André, le regard pensif, suivit Isabelle qui sortit du salon, pressée de s’en aller de ce lieu ou l’atmosphère, tout à coup, était devenu irrespirable pour Isabelle. Quand les deux femmes se furent suffisamment éloignées, Catherine de Rubens dit avec dédain :

    Quelle nature peu intéressante ! Je crains qu’il ne soit bien trop tard pour redresser une jeune fille aussi rétive aux convenances.

    Vous trouvez, maman ? Pourquoi ? Parce qu’elle à de la répartie ? Qu’elle ose dire ce qu’elle pense ? Vous dites qu’elle est peut intéressante ? Elle me semble, au contraire, singulièrement intelligente, très clairvoyante, instinctive, très adroite de ses mains. L’on sent, chez elle une loyauté, une droiture peu commune... C’est une chose si terrible que la fausseté ! Il n’y a pas que les convenances qui comptent aux yeux de cette jeune fille si c’est uniquement les défauts de ses dames dissimulés derrière une apparente et fausse amabilité. Cette jeune fille est foncièrement honnête dans ses propos, et elle ne montre d’elle que ce qu’elle à envie que l’on voit. Je peux vous dire qu’elle va nous réserver bien des surprises lorsqu’elle sera de retour d’Angleterre… vous avez une fausse opinion d’elle, mère, et comme vous avez une fausse opinion sur votre future belle-fille et sa mère.

     

    Frappée par le ton de son fils, la comtesse le regarda avec surprise. Que celui-ci ne soit pas de son avis la choquait. Elle perçut dans les yeux graves d’André de l’angoisse, mais il n’était pas dans sa nature d’approfondir les pensées d’autrui, fût-ce celles de son fils. En se dirigeant de nouveau vers son bureau pour reprendre l’occupation qu’elle avait interrompue à l’arrivée des visiteuses, elle dit seulement :

    Que peux-tu connaître d’elle, mon cher André ?

    J’en ai suffisamment perçu pour me rendre compte de certaines de ses qualités qui apparemment vous dérange et dérange pas mal de personnes autour de vous

    Il est vrai que tu n’as que cela à faire : Observer les gens…

    Ce que vous dites là, maman, est blessant. Au moins, je ne me laisse guère influencer par Mme de Rubens et encore moins pas sa fille qui me semble aucunement faite pour William.

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