• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -88-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Ne pourrait-il y avoir d’autres solutions vous permettant de terminer vos études et votre éducation sans quitter la Normandie.

    Évidemment qu’il y aurait d’autres moyens ! Mais qui donc se soucie que je sois plus ou moins loin ? Je suis une très désagréable paraît-il. Personne, selon les dires de ma belle-mère et de la fiancée de votre frère, ne me supporte.Vous ne devez pas l’ignorer André ? l’on m’exile tout simplement parce que je suis indésirable. L’ironie perçait à travers les mots de la jeune comtesse. Pendant un moment, André la considéra en silence, pensif, Puis il demanda :

    Ainsi, vous ne serez pas là pour le mariage de Ludivine et de William ?

    Les lèvres d’Isabelle frémirent un peu avant de s’entrouvrir pour répondre froidement :

    Sans doute n’a-t-on aucun désir de me voir présente à ce mariage puisque l’on me fait partir avant. Et cela s’accorde fort bien avec mes sentiments. Il m’est impossible de me réjouir de voir mon cousin unir son destin à celui de la fille de ma belle-mère.

    Vous n’aimez pas Ludivine ?

    Non, et d’ailleurs, elle et sa mère me le rendent bien. Comme mon père qui est, d’ailleurs, à leur dévotion. Il consent lui-même à ce que je ne sois pas auprès d’eux pour la cérémonie de peur que je leurs fasse honte… de plus, il faudrait une toilette en rapport avec la cérémonie. Ce n’est pas dans leur intentions.

    La brusque franchise d'isabelle ne parut pas choquer André. Ses paupières mi-closes, il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Isabelle considérait avec sympathie ce mince visage qui ne lui était pas hostile. Bien qu’elle ne le connût que très peu, il lui semblait qu’une vie intérieure l’habitait, et qu’il était dénué de méchanceté. Elle rencontra tout à coup ses yeux bleus qui ne se cachaient plus derrière ses paupières. Ce fut un jeune homme très direct qui lui posa la question brûlant ses lèvres depuis quelques minutes.

    Je suis au courant que vous ne vivez pas près de votre père. Pourquoi ?

    Cette fois Isabelle ne répondit pas et s’enferma dans son mutisme coutumier lorsque quelque chose la dérangeait. André n’insista pas sur le sujet qui, clairement, embarrassait la jeune fille.

    Se parlant à lui-même, André fit un constat qui ne surprit pas Isabelle :

    Je me demande si William sera heureux dans ce mariage.

    Perdu dans cette vie toute intérieur, ses maigres doigts tapotaient les accoudoirs de son fauteuil. Ses yeux paraissaient perdus dans le vague. Une note d’angoisse perlait dans sa voix.

    Je ne sais quoi, chez elle... oui, quelque chose ne va pas... Quelque chose en elle sonne faux... A mon avis, elle n’est pas une femme pour mon frère...

    88

    sceau copyright

      

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -87-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -89- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :