• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -83-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-  

    Ces femmes étaient presque toutes âgées. Leur petite maisonnette se trouvaient être toujours agrémentées de ces petits jardinets ou les légumes avoisinaient les fleurs qui se mariaient très bien avec les plantes aromatiques, ce qui rendait sa promenade très agréable.

    l'adolescente répondait aux personnes très aimablement, un sourire gracieux éclairant son beau visage. Isabelle était bien différente de la jeune fille rétive et sans grâce que d’autres voulaient bien voir en elle. Dans le village, on aimait sa fraîcheur et son amabilité ! On ignorait sciemment le jugement que portait sur elle sa belle-mère. La malveillance avec laquelle elle s’ingéniait à imprimer dans l’esprit de ses relations le côté indiscipliné de sa belle-fille, ne plaisait pas aux gens du village qui connaissaient la jeune comtesse depuis sa naissance. Si quelques échos leurs parvenaient, les villageois n’y prêtaient aucune attention. Très naturelle, elle ne faisait naître que sympathie autour d’elle. Les paysans avaient gardé à la comtesse Daphné de Rubens tout leur respect et leur affection, se défiant de la nouvelle châtelaine qu'ils n'appréciaient pas du tout, en dépit de ses sourires et d'une générosité forcée qu’elle se forçait à appliquer autour d’elle pour se faire accepter.

    A la fenêtre d’une petite maison presque recouverte de vigne vierge, une femme aux cheveux blanc battait un tapis.

    Elle salua Isabelle qui s’arrêta et la salua à son tour :

    Bonjour Émilie.

    Un sourire illumina le visage poupin d’Émilie Granchette, l’ancienne femme de chambre de la comtesse Daphné, du temps où sa maîtresse était la seule châtelaine de Monteuroux.

    Toujours matinale, mademoiselle Isabelle !

    Pas tellement, car la messe est certainement commencée. Je me sauve ma bonne Émilie ! A bientôt !

    Ne pouvant plus être dans le déni de son départ précipité de Monteuroux, Isabelle revînt sur ses pas et fit part de sa tristesse à la vieille servante de sa mère :

    Émilie, je vais quitter Monteuroux. Mon père m’envoie en Angleterre chez mon oncle.

    Ah ! Mademoiselle… comme vous devez être peinée de ce départ, vous qui aimez tant Monteuroux !

    J'ai, en effet, beaucoup de peine, ma chère Emilie. Priez pour moi, ma bonne Emilie. Je vais en avoir grand besoin là ou l'on m'envoie...

    Je le fais tous les jours, mademoiselle. Vous êtes tout le temps dans mes prières...

    Les petits yeux bleus d’Émilie avec leurs paupières un peu gonflées par l’âge, pourtant si vifs autrefois, suivirent la mince forme vêtue de noir qui commençait de monter le chemin étroit conduisant à la petite église. Celle-ci était bâtie sur une plate-forme rocheuse où, dans les temps anciens, s’élevait à cet endroit un prieuré cisterciens. De cette époque, il ne restait que cette bâtisse et un logis voisin qui servait de presbytère. Construite au début du 12 ème siècle, elle dressait encore fièrement au-dessus du village, ses belles lignes gothiques et la grâce de son clocher en flèche. Lorsque la jeune comtesse eut poussé l'un des lourds battants de bois, elle se retrouva dans la pénombre tiède et rassurante où chuchotait le célébrant debout devant l’autel. Isabelle s’agenouilla sur un des prie-dieu libre, mis son visage entre ses mains et se recueillit un instant, autant que le lui permettait cette agitation intérieure qui, cette nuit, l’avait empêché de trouver le sommeil.

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 21 Mai à 10:18




    Hello


    petit passage de ce jour pour un salut amical

    et pour continuer la saga que je lis avec plaisir chaque semaine



    Bon weekend de l'Ascension
    De toi prends bien soin
    Respecte bien la distanciation
    Pour protéger ceux qui ne sont pas loin

      • Samedi 23 Mai à 11:28

        Bonjour Philippe,

        Merci pour ta visite hebdomadaire.

        Je suis heureuse que le roman te plaise toujours autant.

        Je ne sort pas parce que j'ai du mal à marcher en dehors de ma maison.

        J'ai beaucoup de douleurs qui m'handicapent à la marche.

        Chez moi, ça va, mais au dehors, avec les bosses et les nids de poule,

        j'ai du mal. Tu sais je ne suis plus de première jeunesse.

        Mon esprit est jeune, mais le corps ne suis pas.

        Aussi, mon seul plaisir es d'écrire...

        Je voyage beaucoup dans ma tête. La solitude es mon amie.

        Et puis je dois m'occuper de mon homme

        qui doit se faire opérer de la hanche droite le premier juillet

        s'il ne leurs prend pas la fantaisie de reculer encore l'opération...

        Je te souhaite la bonne santé et un très bon week-end !

        Amitié, Ghis.

         

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