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    Le visage du prêtre se ferma, tandis que sa voix grave et nette répondit :

    Il est inutile de revenir sur ces choses. Votre mère, à présent, jouit d’un repos éternel. Elle a supporté ses épreuves terrestres avec courage. Ce qu’elle vous demande, c’est de l’imiter, car elle fut une âme pure et droite et elle a su pardonner.

    Elle a su pardonner ? Vous rendez-vous compte que ces quatre mots plein de sous entendu que vous venez de me dire ! Ils sont plus éloquents que vos propres aveux spontanés ! Vous venez de me donner une indication qui me conforte dans l’idée que ma mère à souffert à cause de cette harpie. Ce qui signifie, pour moi, que ma mère se doutait d’un rapprochement certain entre mon père et cette femme ! Maman avait comprit ce qu’il se passait entre eux. Le simple fait de me dire qu’elle a su pardonner, est donc qu’elle a souffert par la faute de cette femme diabolique !

    Isabelle ! Calmez-vous et ne me faites pas dire ce que je ne vous ais pas dit ! Si cette phrase m’a échappée, je ne l’ai pas fais sciemment.

    Mais vous l’avez dite et c’est ce qui compte pour moi ! Déduction ou pas, j’ai raison de ce que j’avance, et que mes soupçons sont fondés. Je ne peux pardonner à cette femme ! C’est elle qui a fait en sorte de manipuler adroitement mon père de façon que mon éloignement soit inéluctable ! Elle m’éloigne avec l’accord de mon père pour soi-disant terminer mon éducation ! Mon père a beaucoup changé envers moi : il ne m’accorde plus d'attentions depuis mes six ans depuis le décès de ma chère mère. Après son remariage avec cette femme, Tout son temps, son amour, son attention et l’affection qu'il accorde à sa belle-fille remplissent toute sa vie. Qu’elle en ait la raison ?  A votre avis, mon père ? Je suis sa fille ! N’aurais-je pas droit aux mêmes attentions du fait que je sois sa seule enfant de sa lignée ?

    Ma chère petite Isabelle ! Il faut vous calmez ! La colère est mauvaise conseillère et vous n’apportera rien de bon !

    Me calmer ? Pourquoi est-ce que je me calmerais ? J’en ai assez de me taire ! C’est cela la religion ! Tout supporter sans chercher à répliquer ?! Désolée mon père, mais je ne suis pas aussi prête que je le croyais pour ce genre de soumission ! Ma belle-mère a compris que je me doute de quelque chose et que je lui en veux pour les raisons que vous connaissez ! Mais il y a bien d’autres secrets importants qu’elle craint que je découvre. Je n’ai que seize ans, mais à mon âge, on peut comprendre bien des choses ! De m’éloigner de Monteuroux me fait très mal. Je n’ai que des soupçons accompagnés de preuves dont vous n’avez même pas idée, mon père, et je ne peux même pas vous les confier : Vous refuseriez de comprendre ! L’abbé Forges, surprit par tant de véhémences dans ce qu’elle avançait, resta silencieux quelques instants, puis il renouvela son approbation concernant son départ pour son bien. La jeune fille, rebelle à tous conseils de la part de l’abbé, ne se calmait pas.

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