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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Isabelle, vous allez trop loin !

    Vraiment, vous pensez que je vais trop loin ? Ni le docteur, ni vous, n’avez été témoin de ce que j’ai vu et entendu près du lit de mort de ma grand-mère si non, vous ne me diriez pas ces choses ! Vous êtes arrivé un peu trop tard pour administrer l’extrême onction, alors que le docteur était déjà à son chevet, mais vous n’avez pas assisté à la pire vision que j’ai eu de ma belle-mère envers ma grand-mère ! Je voulais lui dire un dernier adieu, mais mon père était déjà à son chevet. Il ne se doutait pas que, n’osant pas entrer, j’étais dans l’antichambre derrière une petite porte entrouverte. J’ai tout entendu de ce qui se disait : Mon père suppliait sa mère de lui révéler la cachette d’un supposé trésor qu’elle aurait dissimuler dans un endroit secret de sa chambre, comme dans son secrétaire, par exemple... Mais ma grand-mère ne desserrait pas les dents.

    Je crois qu’elle ne pouvait déjà plus parler. Ma belle-mère entra à son tour et, avant même que ma grand-mère n’ait rendu son dernier soupir, elle demanda à mon père s’il avait obtenu de sa mère quelques indications sur ce fameux trésor. Lui répondant par la négative, elle exigea, sur le champ, qu’Angèle lui remette les clefs en sa possession pour pouvoir fouiller à son aise afin de voir s’il n’y aurait pas un double du testament et quelques bijoux précieux dissimulés à l’intérieur du fameux secrétaire ou bien souvent, dans ces meuble ancien, on découvre, justement, ce genre de cachette secrète. Vous trouvez que c’est un comportement normal devant une mourante ?!

    L’abée, fort embarrassé devant la colère de la jeune fille, ne sut que répondre.

    Isabelle se leva d’un seul bon pour appuyer ses mains au bord de la table en penchant vers le prêtre son visage animé par une puissante émotion.

    Ah ! Je la sens tellement, cette malveillance, cette haine qui rôde, qui me guette ! Elle m’a pris mon père qui ne voit plus que par elle ! Elle a détourné de moi ma tante et mon cousin germain... Et je suis certaine qu’elle est pour quelque chose concernant la noyade de mère !

    L’abbé Forges tressaillit légèrement :

    Vous imaginez-vous cela mon enfant ?

    J’en suis sûr ! L’accident de ma mère n’en est pas un. Je finirais bien par découvrir le fin mot de l’histoire lorsque je serai de retour à Monteuroux !

    Mais c’est très grave ce que vous me dites ! Vous accusez, sur de simples doutes, votre belle-mère d’assassinat sur votre mère !

     Oui ! Mon instinct me dit qu’elle est, d’une manière ou d’une autre, la cause de l’accident de ma mère. D’ailleurs, pourquoi la vicomtesse d'Argenson, avant de devenir la comtesse de Rubens, n’aurait-elle pas détestée ma chère mère sous des dehors aimables et doucereux qui lui barrait le chemin pour atteindre son but ? Ma mère était belle, douce et bonne ? Trop bonne ! Vous devez le savoir, vous, monsieur le curé, ce que maman a souffert du temps de son vivant ? Elle vous a certainement confié beaucoup de chose sous le secret de la confession... n’est-ce pas ?

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