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    A ce moment, Catherine, souriante, un paquet à la main, vint vers la voiture ou se trouvaient les jeunes gens. Isabelle salua Catherine, échangea quelques mots avec elle. André dont les yeux bleus si lumineux dans la pâleur maladive de son visage, la considérait avec intérêt. Isabelle le remarqua et lui sourit, tout en mettant fin poliment aux banalités qui l’embarrassaient, elle salua la jeune fille ainsi que son frère, sans omettre son cousin, puis elle s’en alla vers le presbytère, soulagée de ne plus être en présence de son cousin, ce qui la gênait, puis elle se dirigea vers le presbytère. La vieille maison, en cette mi-septembre, disparaissait à demi sous la vigne vierge. Isabelle poussa la porte entrouverte, entra dans le vestibule à la forme voûtée. Au seuil d’une porte parut la mère de l’abbé Forges, la soixantaine encore bien énergique avec un paisible et souriant visage :

    Bonjour, Isabelle ! Vous voulez voir Mr le curé ? Il déjeune. Attendez-le ici quelques minutes, je vous prie.

    Isabelle la suivit dans une pièce qui était le bureau du curé. Une grande table de chêne et quelques sièges en composait le mobilier. Le plafond à poutrelles, la cheminée de pierres sculptée, dataient de l’époque où avait été construit ce logis qui était la demeure du prieur. Une porte vitrée, ouverte, laissait voir le jardin encadré de charmilles. Quelques roses, aux effluves enivrantes, des dahlias aux chaudes nuances et autres couvres sol, fleurissaient les étroits parterres entre les rangées de poiriers en espaliers. La fraîche brume matinale commençait à laisser entrevoir le soleil. Isabelle, appuyée au chambranle de la porte fenêtre, respirait à plein poumons l’air très embaumé de cette campagne qu’elle aimait tant et qui apportait jusqu’à ses narines le parfum subtile de toutes ces fleurs qui s’accordaient, entre elles, pour lui prodiguer un bien être dont elle ne pourrait bientôt plus profiter. En entendant la porte du bureau s’ouvrir, Isabelle se retourna sur le visage de l’abbé Forges qui entrait. Il était grand, maigre avec une figure émaciée sous des cheveux gris.

    Vous m’apportez déjà votre version latine, Isabelle ?

    Non, elle n’est pas finie et d’ailleurs, je n’en ai que faire. C’est pour autre chose que je suis venue. J’avais besoin de votre avis.

    Les yeux observateurs du prêtre scrutèrent Isabelle, la physionomie un peu altérée par ce qui semblait la préoccuper. L’abbé pris le temps de s’asseoir à son bureau pour mieux écouter la jeune fille. Isabelle prit place en face de lui, et sans préambule, elle entra dans le vif du sujet avec une voix légèrement frémissante :

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