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    Chapitre VI

    William est un jeune homme de valeur, et ses qualités morales compensent son peu de fortune. Ludivine sera très heureuse avec lui puisqu'elle-même à hérité de son père. elle lui apporte une très grosse dot et je crois. qu'ils seront très heureux une fois mariés. William s'occupe fort bien de son domaine qui commence à donner des résultat, et c’est un très bon homme d’affaire ! De plus, nous porterons toutes deux le même patronyme que celui de vos ancêtres que vous m’avez si amoureusement offert en m’épousant, mon aimé !

     Touché par cette attention, Rudolph entoura sa femme de ses bras, et tout en lui caressant la joue, il prit ses lèvres dans un baiser tendre et doux qu’elle lui rendit avec une passion quelque peu exagérée. Chez la d’Argenson, rien n’était fait sans une raison calculée avec laquelle son esprit tortueux aimait jouer.

    Au lendemain de son entretien avec son père, vers sept heure du matin, Isabelle descendit au village. En quelque minutes, avec la légèreté d’une chevrette bondissante, elle dévala sentiers et petits talus qui menaient jusqu’à la route puis, franchit le vieux pont de pierre enjambant la rivière. Le long de celle-ci, un petit chemin ombragé de hêtres menait à l’église où elle allait prier journellement. Isabelle croisa quelques paysans, reçut le bonjour de femmes debout sur le seuil de leur logis. Elles étaient presque toutes âgées. Leur petite maisonnette se trouvaient être toujours agrémentées de ces petits jardinets de légumes avoisinant des fleurs se mariant très bien avec les potagers où poussaient aussi des plantes aromatiques, ce qui rendait sa promenade très agréable. Elle répondait très aimablement, avec un sourire amical, toute différente de la jeune fille rétive et sans grâce que d’autres voyaient seulement en elle. On l’aimait, dans le village, on ignorait le jugement que portait sur elle sa belle-mère et la malveillance avec laquelle elle s’ingéniait à imprimer, dans l’esprit de ses relations, le côté indiscipliné de sa belle-fille. Si quelques échos leurs étaient parvenus, les villageois n’y prêtaient aucune attention : Isabelle ayant hérité de la sympathie que les gens du pays accordaient à Daphné, se défiant de la nouvelle Mme de Rubens qu'ils n'appréciaient pas en dépit des sourires et de la générosité forcée qu’elle s’appliquait à prodiguer autour d’elle pour se faire accepter.

    A la fenêtre d’une petite maison presque recouverte de vigne vierge, une femme aux cheveux blanc battait un tapis. Elle salua Isabelle qui s’arrêta et la salua :

    — Bonjour, Émilie.

    Un sourire illumina le visage poupin d’Émilie Granchette, l’ancienne femme de chambre de Monteuroux, du temps où Daphné en était la seule châtelaine.

    — Toujours matinale, mademoiselle Isabelle !

    — Pas tellement, car la messe est certainement commencée. Je me sauve ma bonne Émilie !

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